Le Syndrome du Charlatan

Synthèse :

Face au foisonnement d’informations dont nous sommes bombardés, et sous la pression permanente de devoir être toujours « dans le coup » et de « performer »… il peut parfois nous arriver d’aller chercher des solutions toutes faites auprès de pseudo-experts.

Du « prêt à penser » pour avoir une opinion sur un sujet… des produits miracles pour obtenir sans effort des résultats spectaculaires… nous sommes parfois prêts à croire le premier venu et à acheter un peu n’importe quoi… surtout quand ça nous est présenté comme une « offre irrésistible » !!!

Dans cet article, je vous propose de découvrir ce que j’appelle le « syndrome du charlatan ». Pour en comprendre les ressorts et apprendre à vous en protéger.

 

Ce que vous devez retenir de cet article :

Quand vous êtes face à quelqu’un qui prétend être un expert et propose de vous vendre « sa » solution à vos problèmes, posez-vous ces questions :

  • Maîtrise-t-il aussi bien l’application pratique, que la théorie de son domaine d’expertise supposée ?
  • Cette maîtrise pratique est-elle validée par des résultats positifs concrets, obtenus régulièrement pendant une certaine durée ?
  • Les solutions proposées sont-elles adaptées à ma situation, et ont-elles été appliquées avec succès par des personnes dans ma situation ?
  • S’agit-il d’un pratiquant chevronné qui a une expérience pratique de mes problèmes ? ou seulement d’un théoricien beau parleur ?

Bref : Avez-vous affaire à un véritable expert ou à un charlatan plus ou moins bien intentionné ?

 


Vous êtes curieux et voulez découvrir les expériences qui m’ont amenée à ces conclusions ? Découvrez tout ça dans l’article complet :

 

Audio – 10 minutes : 

 

Article : Autopsie d’un échec – Le Syndrome du Charlatan

 

FG.

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Le Principe de Rafflin

Synthèse :

Ainsi nommé en hommage à un personnage qui m’a marqué par sa singularité autant que par sa sagesse empreinte de bon sens, le « Principe de Rafflin » énonce et illustre la formule magique du succès :

« trouve une solution qui marche et applique-la jusqu’à obtention du résultat attendu »…

Diaboliquement efficace… simplicité enfantine… mais beaucoup plus compliqué à mettre en oeuvre… et tout à fait inenvisageable pour un caractère comme le mien !…

 

Ce que vous devez retenir de cet article :

Je partage ici les leçons que j’ai tirées de mes nombreuses confrontations avec le « Principe de Rafflin ».

  • 1ère leçon : savoir, dans un projet, ce qui me motive vraiment. Est-ce le résultat final ? ou le chemin pour y arriver ?

J’ai réalisé bien tard à quel point je me sentais déconnecté des objectifs strictement concrets liés au business. Par exemple, en lançant le projet Vivalavi, je ne me représentais pas vraiment ce que signifiait la construction d’un vaste complexe hôtelier. En fait, même si je poursuivais cet objectif et que j’avais l’impression de tout mettre en œuvre pour l’atteindre, je n’étais pas vraiment attaché à ce résultat. Ce que je savais, et ce qui me motivait, c’est qu’à travers ce projet, je pouvais mobiliser des tas de ressources et créer une dynamique par laquelle, à coup sûr, de belles choses allaient pouvoir être réalisées… D’un point de vue humain, c’est très riche… mais on voit bien que c’est très dangereux du point de vue du business… Et je n’ai jamais été vraiment conscient de cette déconnexion.

 

  • 2nde leçon : Si je suis vraiment motivé par un résultat, alors je dois appliquer le principe de Rafflin ; et si je suis d’avantage motivé par le chemin que par le résultat à atteindre, alors je ne dois prendre aucun engagement par rapport à ce résultat.

Indiscutablement, pour parvenir à un résultat, il n’y a pas de meilleur chemin que l’application disciplinée de ce principe et il faut apprendre à le mettre en oeuvre quand c’est nécessaire… même si c’est dur.

En revanche, il faut aussi savoir, pour un caractère comme le mien, que la plupart du temps, la mission se révélera trop difficile et, surtout, trop déconnectée de mes réelles motivations. Dans ce cas, il est préférable de ne prendre aucun engagement, surtout vis-à-vis de tiers, concernant le résultat attendu et de se lancer dans la seule idée de faire au mieux et de s’enrichir de l’expérience, quel que soit le résultat.

 


Vous êtes curieux et voulez découvrir les expériences qui m’ont amenée à ces conclusions ? Découvrez tout ça dans l’article complet :

 

Audio – 10 minutes : 

 

Article : Autopsie d’un échec – « Le Principe de Rafflin ».

 

FG

Bio – 1-02 – Vente et MLM – Franck Girardot

Je suis arrivé à Paris un peu plus d’un mois avant ma prise de fonction dans mon nouveau job. J’en ai profité pour explorer quelques opportunités professionnelles… juste pour voir… Je me souviens avoir répondu à une annonce pour un emploi d’opérateur back office sur le MATIF. J’avais lu un article dans le Figaro Magazine sur les golden boys qui « tradaient » sur le MATIF (c’était encore l’époque de la corbeille) et gagnaient jusqu’à 400.000 FF par mois… ca m’avait fait fantasmer… mais je n’avais pas eu le job… Et j’avais aussi répondu à une annonce pour un poste de commercial… et là, j’avais été pris.

C’était pour l’Alsacienne-Vie, une petite agence de courtage, filiale du groupe Azur, « sévissant » sur la région parisienne. Une dizaine d’inspecteurs, 150 collaborateurs… J’y ai fait mes premiers pas dans la vente, dans le dur… en porte à porte. Inoubliable !

L’ambiance était très « Glengarry Glen Ross ». Les deux patrons étaient des commerciaux à l’ancienne. 30 ans de métier… Cravate et vouvoiement de rigueur, briefings hebdomadaires au bureau, rue Lantiez, dans le 17eme, et rassemblements quotidiens « sur zone », par petite équipe d’une dizaine de gars, dans un café, au cœur des quartiers populaires que nous prospections. Les journées commençaient vers 15h et se finissaient tard le soir. Entre deux tournées, on se retrouvait pour se détendre autour du baby-foot, on révisait nos « argus » et nos réponses aux objections, les plus expérimentés martyrisaient les bizuths et on se séparait en se disant « bonne pêche »… Il y avait quelques stars, des anciennes gloires un peu lessivées, et une armée de jeunes aux dents longues… Les prolétaires de la vente… Beaucoup d’appelés et très peu d’élus… Ça ne volait pas très haut, mais il y avait du bagout et de la testostérone… Et sur le terrain, c’était l’école de la guerre, l’apprentissage dans les tranchées… Ecumer les rues et les ruelles… chaque immeuble… chaque cage d’escalier… A chaque fois, trouver les mots pour entrer chez les gens, sans rendez-vous, et conclure des ventes… apprendre à rentrer par la fenêtre si on ne pouvait pas le faire par la porte…Le Métier !

J’ai eu juste le temps de faire ma formation initiale et de gagner le concours du meilleur débutant pour mon premier mois de production. J’apprenais vite. Je me sentais à l’aise. J’épatais tout le monde par ma facilité à entrer chez les gens. J’adorais dénicher les endroits où personne n’allait, dans les petites impasses et les arrières cours… des endroits improbables… J’avais fait 39kF de production en solo, une dizaine de contrats et une place dans le top 10 sur 150 vendeurs. Cela s’était traduit par un chèque de 13kF et les félicitations du directeur, Mr Etienne… On me promettait un bel avenir… Mais un autre job m’attendait… et d’autres aventures.

Je n’avais pas pris ce job de nuit dans le but d’y faire de vieux os, mais juste pour profiter des conditions de mobilité très avantageuses offertes par l’entreprise. Les 6 mois (a salaire double) que j’y ai passé ont été marqués par mon exploration de la nuit et des after-hours parisiennes et par ma première plongée dans l’univers fantastique du marketing de réseau (ou Multi-Level Marketing – MLM).

Je ne m’étendrai pas trop sur le premier volet… Je commençais à 22h et le travail était souvent fini vers 3 ou 4h… Alors avec quelques collègues, nous passions le reste de la nuit (qui débordait souvent sur le début de matinée…) à Saint Germain des près, dans des pubs ou des bars… Il nous arrivait aussi de commencer les festivités avant le boulot… du cote de Bastille, rue de Lappe… il faut bien que jeunesse se passe…

Je partageais alors un appartement avec mon frère Eric et sa compagne. Ils travaillaient tous les deux à la BNP. Comme moi, il avait envie d’autre chose… Des rêves et des envies plein la tête… Nous cherchions l’opportunité qui nous permettrait de décoller. Cette opportunité ne tarda pas à se présenter. Elle tenait en trois lettres : NSA.

Entreprise américaine distribuant des systèmes de filtration d’eau pour la maison, NSA avait choisi le marketing relationnel (MLM) pour booster son chiffre d’affaire. Apres avoir connu une formidable croissance aux États-Unis, elle venait d’ouvrir avec succès le marché Suisse et s’apprêtait à conquérir le marché français. Il y avait des places à prendre pour profiter de ce lancement imminent…

Après avoir étudié les informations disponibles sur l’entreprise et ses dirigeants, testé les produits et digéré le plan de rémunération, Eric et moi étions convaincus de tenir notre première véritable opportunité d’aller jouer dans la cour des grands. Nous étions au mois de juin 1993, c’était le début de notre première grande aventure…

Dans les mois qui suivirent, nous nous sommes de plus en plus investis dans cette activité. Nous avons pris une domiciliation en Belgique (pays dans lequel NSA opérait déjà) pour entrer dans le réseau et obtenir des produits et nous avons commencé à inviter des connaissances aux réunions de présentation qui étaient régulièrement organisées à Paris. Très rapidement, devant notre dynamisme, les « leaders » du réseau présents en France nous repérèrent et nous sollicitèrent de plus en plus pour animer nous-même les présentations et les formations.

A 20 ans, je me retrouvais à animer des présentations commerciales devant des dizaines de personnes dans toute la France. Une nouvelle fois, je pouvais exprimer pleinement mes principales qualités : comprendre vite et pouvoir présenter avec clarté et enthousiasme ce que j’avais compris. Et j’étais aussi à l’aise pour le faire en tête à tête que devant une salle de 100 personnes. C’était la confirmation de ma première expérience dans la vente, mais on ne parlait plus de prolétariat… Je travaillais pour moi, le business était juteux, les gains possibles étaient très substantiels et les meilleurs brassaient des millions. Et le meilleur des meilleurs, j’avais eu la chance de le voir et de le rencontrer : Jeff Roberti.

30 ans à l’époque, sourire carnassier, mâchoire carrée et charisme de star de la TV, avec ses 25 millions de $ de gains cumulés il était de loin le « top earner » de NSA et l’une des superstars du MLM, toutes marques confondues. Avant lui je n’avais jamais « admiré » personne. Quand je l’ai vu sur scène pour la première fois lors d’un grand rassemblement NSA à Mainz en Allemagne, ça a été un choc. Pour la première fois, je me suis dit : c’est ça que je veux faire ! C’est « ça » que je veux ETRE !!

Et c’est ce que je me suis employé à devenir. En y mettant toute mon énergie et toute ma passion… Mais malgré (ou peut-être à cause de) mon enthousiasme, j’ai vite été rattrapé par un de mes traits de caractère dominant. Je considère cela comme une qualité mais dans certains contextes ça devient un défaut : Je ne peux pas m’empêcher de réinventer la roue. Quand j’aborde un système, je l’assimile vite, et immédiatement après je commence à relever ce qui me semble être des imperfections du système. Et au lieu d’appliquer le système, je commence à le réinventer… J’anticipe un peu, mais je peux déjà dire que c’est ce qui a fait que je n’ai jamais vraiment réussi en marketing de réseau, et même dans la vente en général. J’ai obtenu quelques bons résultats mais pas à la hauteur de ceux auxquels j’aurai pu prétendre. Je ne sais pas refaire 100 fois la même chose sans essayer de changer, d’améliorer ou, en tous cas, de faire différemment.

A ce sujet, je me souviens de Laurent Rafflin, mon entraineur de squash qui me disait, très pragmatique : « en squash, tu trouves un truc qui marche pour marquer un point contre ton adversaire, après ca tu le fais 27 fois et tu as gagné le match… » Il avait évidemment raison, et la mise en pratique de ce principe lui avait valu, a lui, de nombreux succès… mais c’est une approche tout à fait inenvisageable pour moi. Si je fais ça, je vais peut-être réussir à l’appliquer 7, 8… allez, peut-être même 10 fois… mais après je vais me lasser, et je vais essayer autre chose… plus beau, plus stylé et en tous cas plus nouveau… mais très souvent, aussi, moins efficace… et du coup, je vais perdre le fil et, très probablement, perdre le match que j’aurai pu et dû gagner… ca résume assez bien ma « carrière » de joueur de squash… et sans doute, aussi, ma carrière d’entrepreneur… mais nous y reviendrons.

Retour en 93… je viens de voir Jeff Roberti, je suis « chaud bouillant » et je me lance à cœur perdu dans le développement de NSA en France… Mon job de 6 mois se termine, je m’y mets à temps plein. Mon frère aussi. Il quitte la BNP pour mieux se lancer. Nous sommes une dizaine, avec ma sœur Isabelle (c’est d’ailleurs Philippe, son petit ami de l’époque qui nous a fait découvrir NSA), Marc, un ami d’enfance, et quelques autres. Il y des français, des suisses, des québécois, quelques américains… Tous animés de la même ambition : développer nos équipes, atteindre le titre très convoité de NMD (national marketing director) et prendre une place parmi les « top earners » de NSA en France…

Manque de chance, l’ouverture du marché français (initialement annoncée pour Septembre 93) va prendre du retard, rendant le développement de notre business beaucoup plus compliqué. Et pour couronner le tout, pour des raisons administratives liées a notre domiciliation belge nous allons être temporairement suspendus par NSA (pas seulement moi, tout notre groupe, une quarantaine de personne à ce moment-là)… Plus possible d’inscrire de nouveaux distributeurs et plus possible de commander de nouveaux produits…

Malgré ces déconvenues, nous continuions à y croire. Pendant encore 6 mois, nous avons sillonné la France et les pays limitrophes, nous sommes allé au Canada, aux Etats-Unis… ne ménageant pas nos efforts et réussissant tant bien que mal à créer une belle dynamique… A un certain point, au cœur de l’hiver 93/94, nous animions des réunions tous les jours, nous rencontrions des centaines de personnes très enthousiastes et nous avions plusieurs groupes prêts à démarrer aux quatre coins de la France et même à l’étranger… Il n’aurait fallu qu’un feu vert administratif pour que nous générions immédiatement plusieurs millions de francs de commande… Mais le feu vert n’arriva pas… ou bien trop tard… a un moment où nous étions déjà arrivés au bout de nos ressources personnelles, au bout de la patience de nos équipes… bref, au bout de notre aventure…

Le lancement de NSA en France fut un flop général… pas seulement pour nous… Dans l’année suivante, le siège de NSA en France fut définitivement fermé et, au niveau mondial, NSA abandonna les filtres à eaux pour se consacrer à la distribution d’un complément alimentaire : Juice Plus… Presque tous les leaders que j’avais rencontrés à l’époque sont passés à autre chose. Tous, sauf Jeff Roberti qui, lui, a continué à engranger les commissions avec Juice Plus, totalisant aujourd’hui plus de 85M$ !!!

Pendant les derniers mois de notre aventure en MLM, nous avons tenté de dépasser les limitations dues à la société NSA en essayant d’emmener nos équipes vers d’autres lignes de produits… Nous avons alors découvert tout un monde haut en couleur : Herbalife, Sunrider, GEPM, Cuorum, Petrol Booster, les détachants magiques, les anti-calcaires, les stylos-tampons, les bijoux fantaisies et même des équipements industriels… il y en avait pour tous les gouts… Mais pour nous le charme était rompu et, surtout, nous devions tous retrouver une activité moins dépensière et immédiatement lucrative.

Au début de l’été 94, je pris un job de night audit dans un hôtel et Eric, mon frère alla livrer les journaux dans Paris… et contre toute attente, c’est ce job à 2000FF par mois qui allait nous permettre de rebondir rapidement et au-delà de nos espérances…

Bio – 2-102 – Avertissement – Franck Girardot

Avant d’aller plus loin, une mise au point s’impose : Je ne cherche pas d’excuse.

Je n’ai écrit ces pages ni pour me disculper, ni pour me justifier, mais uniquement pour essayer de comprendre.

Comprendre comment, animé des meilleures intentions du monde, j’ai pu entrainer 190 de mes clients, mes employés, mes fournisseurs, ma famille et certains de mes amis … dans une histoire ou des millions d’euros ont été dilapidés, des vies ont été chamboulées et ou, plus grave encore, de beaux rêves et de réels espoirs se sont brisés.

Comprendre comment une aventure qui promettait d’être passionnante. Un projet qui devait créer de la valeur aussi bien sur les plans économiques et financiers que sur les plans humain, social et même environnemental… comment tout cela a pu se transformer en une déroute chargée de colère, de déception et de frustration.

A travers ce récit, que j’ai voulu le plus objectif et le plus neutre possible, j’ai voulu poser les faits, expliquer les enchainements de cause à effet qui peuvent amener des individus à perdre la tête au point de laisser la machine qu’ils ont conçue s’emballer et se retourner contre eux.

Parmi les clients, les amis, les proches et toutes les personnes qui ont été, de près ou de loin, touchées par cette affaire, je sais qu’il y en a qui, comme moi, veulent vraiment savoir et comprendre.

Comprendre pour apprendre. Pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Pour tirer les leçons  et transformer cette expérience douloureuse en une étape de croissance.

J’ai été l’un des principaux protagonistes d’une affaire qui a mal tourné. J’en ai été l’initiateur. J’ai été à la source de la plupart des décisions qui ont amené à l’échec de ce projet. Et quand ça n’était pas le cas, j’ai ignoré et laissé faire. Par négligence, par aveuglement ou par lâcheté.

 

Personnellement, le bilan de ces 10 années n’a rien de brillant.

Sur les plans économique et financier, tout ce que j’avais travaillé à construire a été détruit. J’ai trahi la confiance de mes meilleurs clients, j’ai perdu le respect de la plupart de mes collaborateurs, j’ai fait souffrir mes amis, mes proches, et ma famille ; j’ai sali ma réputation, je me suis grillé professionnellement, j’ai révélé au grand jour mes incompétences de manager et de chef d’entreprise, je suis rentré en Europe a l’âge de 42 ans, sans un sou, couvert de dettes, sans diplôme et sans emploi…

Triste constat !

 

Inlassablement, depuis l’annonce de notre faillite, j’ai reconnu mes fautes. J’ai accueilli les demandes d’explication, entendu les plaintes et encaisse les injures. En plusieurs occasions, j’ai demandé pardon à celles et ceux que j’avais pu blesser.

Aujourd’hui, dans ce chaos, au milieu des décombres laissés par l’effondrement de mes rêves de fortune et de gloire, je pense avoir trouvé un sens et une direction à ma vie. J’ai choisi d’aller chercher dans l’extrême difficulté de cette situation, la source d’un renouveau. J’ai choisi d’aller regarder dans le miroir pour voir qui j’étais vraiment. J’ai choisi de ne rien laisser enfoui, de tout examiner et d’accepter les constats les plus inconfortables pour sortir de l’illusion et retrouver la voie de l’authenticité.

Au bout de ce chemin, j’ai choisi de me pardonner, de m’aimer et de me faire confiance pour vivre à nouveau.

Je vais faire de mon mieux, dans un combat de chaque jour, pour tirer tous les enseignements de cette expérience et continuer à vivre.

Et de cela, je n’ai pas l’intention de m’excuser.

 

A l’heure où j’écris ces lignes, il est encore beaucoup trop tôt pour savoir, précisément, la forme que prendra la fin de cette affaire. Un processus de sauvetage est en cours, visant à permettre à nos clients de récupérer une partie de leur investissement. Des procédures judiciaires ont été initiées par certains d’entre eux. Le temps nous dira ce qui ressortira de tout cela mais j’ai une conviction : l’essentiel est ailleurs.

Apres un accident de la vie, qu’elle qu’en soit la nature, et qu’elle qu’en soient les causes, il appartient à chacun de faire le travail nécessaire pour se reconstruire.

A travers cette série d’articles, je souhaite permettre à celles et ceux qui veulent entreprendre ce travail de reconstruction, de disposer d’éléments concrets pour ne pas avoir à attendre qu’une vente ou une décision de justice ne leur dise ce qu’ils doivent tirer de cette expérience.

Que vous soyez ou non, directement touché par cette affaire, je vous remercie par avance de prendre de votre temps pour lire ces articles.

Au-delà de cette affaire, j’espère que vous y trouverez matière à vous enrichir de cette expérience. Pour comprendre un peu mieux ce qui peut mener un très beau projet a l’échec. Et pour voir aussi que l’on peut ressortir grandi d’une expérience où l’on a tout perdu…

Bio – 1-01 – Mon premier job – Franck Girardot

C’était le 1er octobre 1990. Je me souviens de cette date parce que c’était un mois avant mon 18eme anniversaire. A l’époque j’aimais beaucoup tout ce qui soulignait ma précocité. Le fait de faire des choses avant l’âge auquel on est supposé les faire. Comme parler de sujet très sérieux quand j’avais a peine 10 ans… passer mes nuits en boite pendant mes années de lycée… avoir eu mon bac a 17 ans et 8 mois. Ça me donnait l’impression d’être « en avance »… d’avoir quelque chose que les autres n’avaient pas… Alors j’étais plutôt fier d’être libre et de commencer à gagner ma vie à un âge ou la plupart de mes copains étaient encore au lycée ou entreprenaient des études assez rébarbatives…

Ma ville de naissance avait été choisie par une filiale du Crédit Lyonnais, la Sligos, pour implanter son siège et son principal centre d’appel. C’étaient les débuts de la Carte Bleue. Cette période que certains lecteurs ont connues pendant laquelle les commerçants devaient systématiquement appeler un centre d’appel pour avoir un numéro d’autorisation leur garantissant le paiement de la transaction. Et c’était moi (et quelques centaines d’autres jeunes gens) qui leur donnait ce numéro d’autorisation.

Le job était simple comme bonjour. Il suffisait de répondre au téléphone, de saisir quelque chiffre sur un clavier d’ordinateur et de donner le code d’autorisation à 4 ou 6 chiffres qui s’affichait à l’écran. Rien de bien sorcier… Les choses se compliquaient un peu en cas de refus, ou en cas de demande d’autorisation à la banque… il fallait alors transférer le dossier a un service dédié pour suivre l’affaire jusqu’à son dénouement. Il m’est arrivé, plus tard, d’évoluer au sein de l’entreprise et d’en découvrir plusieurs facettes, mais au début, pendant les premiers mois, ma mission s’arrêtait au premier niveau : répondre au téléphone, donner un numéro d’autorisation et transférer l’appel en cas de « complication ».

Avec l’habitude, aux heures de pointe, il m’arrivait de prendre jusqu’à 140 appels en une heure…

  • Carte Bleue bonjour…

  • Numéro de commerçant

  • Numéro de Carte

  • Date d’expiration

  • Montant

  • Numéro d’autorisation : 123456

  • Je vous en prie. Au revoir.

 

20 secondes chrono !! C’était devenu un jeu. Et j’aimais bien me tester. Faire des concours avec les autres. Aller plus vite… traiter plus d’appels… On pouvait vérifier les résultats sur les relevés de statistiques… Ça passait le temps et ça flattait mon ego… il suffit parfois de peu de chose…

Quand l’activité était plus calme, j’avais appris à lire en répondant au téléphone… J’ai lu comme ça pas mal de romans : Lobsang Rampa, Asimov, Van Vogt, Lovecraft… j’étais assez branché ésotérisme et science-fiction… C’est aussi à cette époque que j’ai découvert Kerouac, Burroughs, Ginsberg… Je lisais aussi pas mal de magazines. Principalement Muscle & Fitness, Rock & Folk et les Cahiers du Cinéma… le tout entrecoupé de numéros de carte bleue et de numéros d’autorisation…

C’est sans doute pendant ces premières années que j’ai acquis une aisance au téléphone qui m’a servi plusieurs fois à rebondir professionnellement.

Pour un job d’étudiant, le boulot payait bien. Entre les horaires à rallonges, les heures supplémentaires, les dimanches payés doubles et les primes de repas j’arrivais régulièrement à gagner 7000F par mois (1100 euros) voir plus… A titre de comparaison, mon père qui bossait depuis 20 ans pour une grosse boite du coin n’en gagnait que 6000 et le smic de l’époque se situait autour de 5500… C’étaient mes premières payes… l’argent me brulait les doigts… mais jamais très longtemps puisque je l’avais souvent dépensé avant même de l’avoir gagné…

En écrivant ces lignes, je suis frappé par deux choses. La première c’est la profonde injustice de cette situation. Mon père bossait pour gagner 6000F avec lesquels il devait faire vivre sa famille (dont moi). Alors que moi, a 18 ans, ne sachant rien faire de mes dix doigts (à part taper des chiffres sur un clavier), j’en gagnais 7000 qui constituait, grosso modo, mon argent de poche… Mes parents ne m’ont jamais rien demandé quand je travaillais en vivant toujours chez eux. Ils trouvaient ça normal… et moi aussi. Mais au-delà de ce déséquilibre qui était le résultat d’un choix familial, ce qui est plus injuste c’est qu’après 15 ans de bons et loyaux services dans une des plus grosses entreprises de la région, mon père ne touchait que 10% de plus que le salaire minimum légal et 15% de moins que moi avec mes 6 mois d’ancienneté… Révoltant !

La deuxième chose qui me frappe c’est qu’il n’est jamais venu à l’idée de personne que mon père aurait pu, tout comme moi, répondre au téléphone et gagner 7000F au lieu de 6000… Mais à ses yeux (et aux yeux de la société) ça aurait été considéré comme un « déclassement »… Ce n’était même pas lié à son attachement à l’entreprise ni à un quelconque « amour » de son travail. Mon père détestait son métier et il haïssait ses patrons… Mais il avait un « vrai travail »… Alors que moi je n’avais qu’un job d’étudiant… Consternant !

Mais je n’étais ni révolté, ni consterné… a 18 ans j’étais seulement pressé. Pressé de « réussir ». Pressé de gagner de l’argent. Dans mon esprit je devais devenir millionnaire avant d’avoir 25 ans… c’était écrit… c’était comme si c’était déjà fait… sauf que tout restait à faire…

J’ai travaillé un peu plus de 2 ans au « Centre Carte Bleue » de la Sligos. Je dépensais mon salaire à pas mal de futilités très au-dessus de mes moyens. Je suivais vaguement une formation de comptabilité par correspondance. Je lisais beaucoup. Je voyageais un peu. Je m’étais mis sérieusement à la musculation, prenant 15 kilos et changeant de morphologie au point d’être qualifié de « plutôt costaud » pour la première fois de ma vie… moi, l’ancien gringalet grassouillet…

Donc globalement je ne peux pas dire que je perdais complètement mon temps mais je végétais un peu, tout en rêvassant et en attendant mon heure…

En mars 1993, le monde de la carte bleue étant en pleine évolution, j’ai profité d’une opportunité de reclassement au sein du groupe Sligos pour prendre un job à Paris. Ce job était encore mieux payé puisqu’à la faveur d’un plan de mobilité, je gagnais double salaire pendant les 6 premiers mois… Une véritable aubaine ! J’avais donc pris ce job avec l’intention de le garder 6 mois… et de profiter de la liberté offerte par les horaires de nuit, pour explorer toutes les nouvelles opportunités qu’offraient la Capitale ; convaincu d’y trouver celle qui me permettrait de « faire » mon premier million.

Le 1er février 1993, à 20 ans et 3 mois… j’arrivais à Paris en conquérant…

Bio – 2-101 – Être ou ne pas être… un escroc ?

Escroc !

Un mot chargé de sens… chargé de haine et de colère.

Un mot qui veut dire menteur, qui veut dire voleur, qui veut dire salaud…

Un mot qui veut aussi dire tromperie, trahison, souffrance…

Depuis un peu plus de deux ans, ces mots-là, je les ai beaucoup entendu, utilisés pour me designer.

Escroc, voleur, salaud… Dans la presse, dans la bouche de quelques clients et aussi venant de personnes qui n’avaient rien à voir avec cette affaire…

Je ne m’en plains pas. Ce serait mal venu, ce n’est pas dans mon caractère et ce n’est de toutes façons pas l’objet de mon propos.

Mais ce mot m’interroge. Ou, plus précisément, il m’a interrogé.

Face au triste constat de la faillite du groupe que j’avais cofondé… face aux 18 millions d’euros dilapidés… face aux pertes sèches essuyées par mes clients… face aux travaux inachevés… face aux dizaines de salariés laissés sur le carreau… face aux dettes restées impayées… face aux injures, à la colère et à la rancœur… face aux espoirs déçus et aux rêves écroulés…

Face à tout cela et, surtout, face au miroir que la vie me tendait, j’en suis venu, évidemment, à me le demander :

Suis-je vraiment un escroc ?

La question était franche et brutale. Mais je ne l’ai pas esquivée. Je l’ai même examinée sous toutes les coutures. Pour être sûr.

Voilà ma conclusion.

Je ne parlerai pas ici du volet judiciaire de cette affaire. Il appartiendra, le moment venu, à un tribunal d’apprécier si mes actions relèvent ou nom de cette qualification pénale. Personnellement, je ne le pense pas. Je pense même être fondé à être absolument convaincu du contraire, mais je n’en suis pas juge. Pas plus que vous qui lisez ces lignes. Donc, revenons à ce qui nous appartient : l’appréciation humaine et morale.

A ma charge, je présente plusieurs des qualités qui font les bons escrocs. Les apparences plaident donc plutôt en ma défaveur…

Assez « beau parleur », j’ai du bagout, de l’assurance et de l’ambition. Plutôt malin et débrouillard, j’ai de l’astuce et j’arrive, en général, à retomber sur mes pieds même quand mes affaires semblent mal engagées. Je suis à l’aise avec les chiffres, les gros montants ne m’impressionnent pas… il en faut, en fait, beaucoup pour m’impressionner… je n’ai, comme on dit, «pas froid aux yeux »… un peu casse-cou sur les bords…

Autre caractéristique commune avec les escrocs les plus « flamboyants », je suis passionné, limite mégalo… un peu la folie des grandeurs… je suis pressé, j’ai une « revanche à prendre »… J’en veux trop… trop à la fois… et trop vite.

Et puis, je suis touche-à-tout et parfois brouillon. Je suis impatient et un peu jouisseur… Souvent, dans ma vie, je suis allé vers l’argent facile… J’ai été attiré par le luxe… pas très bon tout ça…

Et, surtout, il y a cette affaire : Vivalavi Bali !

190 à 200 clients, on ne sait plus très bien… plus de 18 millions d’euros…

Disparus. Envolés. Evaporés… ???

Non. Dépensés. Dilapidés. Gaspillés.

Incroyable. Incompréhensible. Inexcusable. Et, pour certains, impardonnable !

 

Au fil du temps je me suis rendu compte que deux choses paraissaient complètement incroyables à tous ceux qui découvraient cette affaire. Qu’il s’agisse du grand public, de certains de mes clients, mes avocats, mes amis, certains membres de ma famille, les fonctionnaires chargés de l’enquête préliminaire, la juge d’instruction en charge du dossier, le procureur, le juge des libertés, la cour d’appel et même mes codétenus à la maison d’arrêt de Fresnes… Tous, sans exception !…

Pour tout le monde, à première vue il y avait deux choses qui paraissaient complètement inconcevables :

1 – que je n’ai pas « planqué » de l’argent. Sur les 18 millions aujourd’hui « disparus », personne ne pouvait croire que je n’en avais pas détourné une bonne partie pour le cacher quelque part…

2 – que mes clients aient pu me faire confiance sans que j’aie à user de manœuvre frauduleuses telles que produire des faux en écriture, mentir ou monter de « gros bateaux » pour les convaincre de « signer »…

Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître : NON… deux fois NON.

NON – Je n’ai pas détourné d’argent à mon profit. Je n’ai pas caché d’argent quelque part. Chaque euro investi par mes clients a été investi dans le Groupe Vivalavi et a été utilisé pour développer les projets qui leur avaient été présentés. Mal utilisé ? C’est désormais une certitude. Mais je peux affirmer que rien n’a été détourné pour alimenter je ne sais quelle caisse noire. Et il n’existe d’ailleurs aucune preuve du contraire.

NON – Je n’ai jamais menti à mes clients. Ni à mes clients, ni à mes employés, ni à mes partenaires, ni à mes fournisseurs, ni à ma famille… en fait, à personne et en aucune circonstance. De nombreuses fois, j’ai dû présenter des vérités compliquées à expliquer et des situations délicates. Mais je l’ai toujours fait avec sincérité et sans user de subterfuges ou de manœuvres frauduleuses de quelque sorte que ce soit. Et il n’existe d’ailleurs aucune preuve du contraire.

Pour le moment, ce ne sont que mes paroles. Vous êtes libre d’en douter et même de ne pas les croire. Mais il ne fait absolument aucun doute que l’instruction en cours viendra, avec le temps, les confirmer. Simplement parce que c’est la vérité. C’est comme ça que les choses se sont passées. Et cette réalité apparaîtra tôt ou tard.

Pour revenir à la question initiale : être ou ne pas être un escroc, je constate qu’il me manque deux traits de caractère essentiels pour pouvoir être un véritable escroc.

1 – Je ne sais pas mentir.

Je ne sais pas, je ne peux pas, je ne veux pas… Je suis comme ça. Tant que je suis dans la vérité, je peux faire preuve d’une énorme assurance, même dans des situations très compliquées… mais si je commence à m’aventurer dans une vague tentative de mensonge, je perds tous mes moyens et ça se voit instantanément. Je pense même être un peu psychorigide sur ce point… un peu moralisateur même. Je ne supporte pas le mensonge. Il me révolte. Même les petits… ce que certaines femmes appellent les « white lies »… Pour autant, je ne suis pas plus saint qu’un autre, et dans certaines circonstances, si je peux m’en sortir en évitant un sujet ou en restant dans le flou, je le fais… mais si on me pose une question précise, on peut s’attendre à recevoir une réponse précise et sincère. Par exemple, à toute personne qui demandait si Vivalavi Holding Group offrait des garanties financières notre réponse a toujours été claire, ferme et sans détour : « NON ! ». Et ça n’a pas empêché nos clients de s’engager avec nous…

2- Je n’aime pas assez l’argent.

Je n’aime pas spécialement en avoir. Je ne prends pas de plaisir particulier à en gagner. Et je suis parfaitement incapable d’en accumuler. En fait l’argent ne m’intéresse que pour ce qu’il permet de faire et, au fil des années, mes intérêts se sont de plus en plus déplacés vers des choses que l’argent n’achète pas. Il y a eu, notamment en 2008 et 2009, une période un peu folle où l’argent à semblé couler à flot dans l’entreprise Vivalavi… c’était la première fois et j’ai un peu « pêté les plombs » à ce moment-là. Je me suis lancé dans des tas de projets farfelus, ça a duré quelques mois, peut être une année, ça n’a pas été très loin et puis ça s’est vite calmé. A part cette parenthèse, le reste du temps, de 2006 à 2013, j’ai gagné ma vie en travaillant d’arrache-pied dans l’entreprise. J’ai bénéficié d’un train de vie très confortable mais qui n’avait franchement rien d’extravagant. J’ai profité de l’environnement que j’avais créé autour de moi pour vivre des expériences fabuleuses et c’est la seule, vraie, grande richesse que j’ai tirée de mes 8 années à la tête du Groupe. Je n’ai pas épargné un sou sur l’argent que j’ai gagné et je n’ai jamais rien détourné pour le cacher quelque part. Je ne fonctionne pas comme ça.

 

Alors ? Être ou ne pas être un escroc ?

Ma réponse est non. Je ne suis pas un escroc. Ni dans l’exécution, ni dans l’intention. Si j’en avais été un, ce n’est pas 18 millions que nous aurions pu lever mais beaucoup plus. Et il n’y aurait eu ni coaching, ni fitness, ni salariés, ni vrais clients… Rien… juste de l’esbroufe et de la poudre aux yeux… Ma vie, pendant ces 8 années, aurait été beaucoup plus facile et je ne serais pas là aujourd’hui, fauché comme les blés, séparé de ma famille et répondant à mes obligations judiciaires… je serais loin, quelque part, au soleil, profitant de mes millions… Mais je ne suis pas cette personne là. C’est comme ça… et c’est très bien comme ça.

 

Lire la suite : Bio – 2-102 – Avertissement – Franck Girardot

 

FG.

Franck Girardot – FG Coach – Présentation

Je m’appelle Franck Girardot,  je mesure 1.83m, je pèse 75kg et je chausse du 42 et demi.

Ça vous pose le personnage !…

Tout au long de ma vie j’ai testé mes limites. Je les ai touchées très souvent ; parfois même dépassées. A chaque fois ça a été violent et douloureux… mais j’ai eu aussi de très bons moments… j’ai même eu SURTOUT de très bons moments

Et j’arrive à presque 44 ans fort de cette richesse. Plus que tout, je sais aujourd’hui ce que je sais faire et ce que je ne sais pas faire. Je sais aussi ce que je veux faire et ce que je ne veux pas faire.

Au fond de moi, depuis toujours, je suis coach. J’observe, je ressens, j’analyse, j’échange, je partage… avec enthousiasme, avec passion… Tout le temps… J’aime voir ce qu’il y a de meilleur dans une personne… Et j’aime aider ce meilleur à sortir… C’est comme ça, je ne peux pas m’en empêcher.

J’étais déjà comme ça bien avant de faire du coaching. Puis je me suis fait coacher, j’ai appris à coacher, et j’ai pratiqué le coaching professionnellement pendant plus de 15 ans… C’est mon métier, c’est aussi une passion et, je dirai même, une façon d’aborder la vie en général.

Mais je suis aussi un anti-coach ! Ça veut dire que je ne crois pas au pouvoir magique de la pensée positive. Je ne crois pas que l’univers soit là pour prévoir votre vie à votre place. Et je crois surtout que 90% de ce que j’ai à partager avec vous ne vaut pas 1 euros. Ça ne veut pas dire que ça ne vaut rien. Au contraire, ça vaut beaucoup. Mais j’ai la conviction que si on tente de donner a tout ça une valeur monétaire, si on commence à essayer de le vendre sur un marché, on en perd la nature et ça ne sert plus à grand-chose (à part à remplir les poches de celui qui le vend et à vider celles de celui qui l’achète).

C’est pour ça que la plupart de ce que je propose aujourd’hui en matière de coaching… en fait presque tout… je le partage gratuitement. Et je me sens beaucoup mieux comme ça.

Sur ce site, je propose de la méthode, des techniques et des outils pratiques pour mettre en place et accompagner des changements dans votre vie. Changer des petites choses, remplacer de mauvaises habitudes par des meilleures, clarifier vos objectifs, organiser votre passage à l’action, gagner en efficacité, mieux gérer vos priorités… Toutes ces petites choses qui font de grosses différences avec le temps et la régularité.

Pour être plus clair, j’ai créé 3 sections, qui correspondent chacune a une approche particulière.

Papa-Coach, c’est mon coaching au quotidien pour accompagner mes enfants. Je n’ai pas la prétention de proposer des solutions universelles. Je partage seulement mon quotidien, avec mes enfants, en faisant ressortir les outils de coaching qui m’aident à être un papa présent et attentif pour mes deux ados. Donc pour tous ceux qui ont ou qui côtoient des jeunes ados, ça peut donner quelques pistes et quelques idées pour améliorer la relation.

Booster de Performance, c’est la partie dans laquelle je présente les outils pour passer plus facilement de la réflexion a l’action, pour tirer un maximum d’enseignements de vos expériences, et pour mettre à profit ces enseignements pour devenir de plus en plus efficace dans ce que vous entreprenez. En fait c’est le fruit de 25 ans d’apprentissages. Je n’ai rien inventé. J’ai juste synthétisé, reformulé, re-packagé un certain nombre de concepts et de techniques pour les adapter à la vie quotidienne.

La partie Anti-Coach, c’est là où j’expose ce qui me semble être la grosse arnaque du développement personnel. Ça aussi, c’est le fruit de 25 ans d’expérience… J’affirme que 90% de ce que l’on trouve sur le marché du développement personnel, que ce soit en France ou à l’étranger, est, au mieux, largement survendu. Cela veut dire que les idées sont intéressantes et les outils proposés sont efficaces, mais leur packaging les dénature complètement et les prix auxquels ils sont vendus sont scandaleusement élevés. D’autant plus que le retour (financier) sur investissement ne sera presque jamais au rendez-vous. Et dans le pire des cas (a vue de nez, 60 à 80% du marché), ce qu’on vous propose est complètement vide et creux. De la pure poudre aux yeux vide de sens dans sa théorie et dangereuse dans sa mise en pratique.

La quasi totalité de ce que je propose aux particuliers est gratuite, je propose aussi des accompagnements à des entreprises ou à des associations, que je facture en fonction des ressources financières du client et des retombées financières attendues.

Avec tout ça, vous avez largement de quoi faire. Je le partage avec vous pour que ça vous serve à avancer, à passer des caps, à poser un regard un peu différent sur les choses pour mieux les comprendre et pour mieux appréhender certaines de vos problématiques. Et vous pouvez toujours me contacter si vous avez des questions plus précises.

Voilà pour la présentation générale. Pour aller plus loin je vous invite sur mon site dédié à mon activité de coach : www.fgcoach.com

A très vite,

Franck

 

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Contactez-moi : coach@fgcoach.com

 

Je réponds à vos questions gratuitement et en toute confidentialité.

 

FG.