Pouvoir d’Achat – Le Hors Sujet de la lutte sociale

Transportez-vous un instant à vos années de lycée ou de collège…

Vous est-il déjà arrivé de voir revenir une de vos copies, arborant une note plutôt calamiteuse et assortie de la mention « bon devoir, mais hors sujet » ?

Ça m’est arrivé… Quelle frustration !!!

On s’est donné du mal… on était plutôt content de soi… et PAF !!! la sanction… l’humiliation… et le coup fatal porté à la moyenne du trimestre…

Pourtant, par ces mots, votre correcteur voulait vous faire comprendre que votre effort était respectable, voir même que votre rédaction présentait de réelles qualités, mais que vous aviez malheureusement répondu à côté de la question.

Et rien de ces vaines louanges ne pouvait inverser le résultat »comptable » :

Nul ! Archi nul !

Aujourd’hui, alors que mes années lycéennes sont loin derrière moi, je me glisse dans la peau du correcteur et c’est sous cet angle que j’observe les efforts déployés par la gauche pour proposer une véritable alternative politique à la pensée néolibérale ultra dominante.

Les efforts sont louables. Et si l’on parle de ce qu’il convient d’appeler la « gauche de la gauche », les intentions sont sincères. Mais l’échec n’en est pas moins total… Et pire que total, il est même double.

Le premier échec, c’est la régression du vote favorable à la gauche de combat jusqu’à des scores beaucoup trop faibles pour inverser le rapport de force et faire bouger les lignes. Résultat : depuis 20 ans, le pays est gouverné à droite. Ce fut le cas sous Chirac, sous Sarkozy, sous Hollande, et ça va être encore pire avec Macron. Donc acte.

Mais le second échec est encore plus inquiétant. Et il tient au désintérêt croissant de nos concitoyens pour l’engagement collectif.

Qu’il s’agisse du syndicalisme, de la participation active à la vie politique (encartage dans un parti, militantisme…) ou même de la simple participation aux grandes élections nationales. Année après année, inexorablement, les gens se déconnectent du collectif et se replient dans l’individualisme.

Pour réaliser leurs moindres désirs quand ils sont du bon côté de la fracture sociale. Et pour préserver leurs maigres acquis quand ils se trouvent du mauvais côté.

Dans les deux cas, il devient de bon ton de désigner un bouc émissaire. L’Etat et les fonctionnaires pour la France qui gagne. « L’assisté » ou le migrant pour la France qui perd.

Au final, s’agissant des populations les plus directement concernées par la nécessité d’un rééquilibrage des forces en faveur des plus modestes, on doit faire le triste constat que non seulement ils ne votent plus à gauche mais, de fait, ils ne votent plus, tout court.

Pourquoi ?

Précisément à cause de ce « Hors Sujet ».

Depuis 35 ans, la gauche sociale, la gauche de combat, celle qui devrait leur montrer la voie et les mobiliser pour défendre leurs propres intérêts, s’évertue à leur proposer des discours dont on peut discuter des qualités, mais qui, au-delà de toute autre considération sont malheureusement « hors sujet ».

Pourquoi « hors sujet » ?

Parce qu’ils sont centrés sur le maintien ou la progression du pouvoir d’achat. Le candidat Hamon en avait même fait son thème de campagne. C’est aujourd’hui encore le leitmotiv des grandes centrales syndicales. Et le PCF a cette revendication chevillée au corps.

Or, qu’est-ce que le pouvoir d’achat ?

Le pouvoir d’acheter !

Augmenter le pouvoir d’achat, c’est donc donner la capacité d’acheter plus.

En posant le sujet de cette façon, on en mesure mieux le manque d’audace et la vacuité.

Peut-on sérieusement poser cet objectif comme l’alpha et l’oméga de la lutte des classes ?

Peut-on trouver-là matière à mobiliser les masses et à faire se lever les foules ?

En d’autres termes, peut-on vraiment attendre de nos concitoyens qu’ils risquent de perdre le peu qu’ils ont pour aller quérir un petit peu plus ?

Non. La preuve en est faite. Et ça n’a rien de surprenant.

Et pire encore, en leur proposant ce combat, et en présentant leur « manque de pouvoir d’achat » comme la grande injustice contre laquelle il faudrait lutter, on les entretient dans l’illusion que plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation, pourrait leur apporter plus de bonheur.

Se faisant, on joue le jeu des marchands qui dépensent des milliards, à coup de publicité plus ou moins déguisée, pour les persuader de la même chose.

Pis, on entretient leur désir de consommer et on en fait même une revendication. Une question existentielle. Les rendant prêts à vendre leur âme et à trahir leur classe contre l’espoir de pouvoir un jour s’acheter (à crédit) une nouvelle télé. Posant comme unique projet le fait de remplir leur caddie de produits toxiques mais habilement marketé ou de partir en vacances pour aller exploiter encore plus pauvre qu’eux…

Détournant surtout leur attention de questions beaucoup plus graves.

Ainsi peut-on dire que nos défenseurs du pouvoir d’achat sont les idiots utiles du capitalisme néolibéral. Réduisant eux aussi les masses populaires à leur rôle de consommateurs et leur laissant croire, répétons-le pour bien l’intégrer, que plus de consommation pourrait leur apporter plus de bien-être.

Voilà le drame de la vraie gauche. Nous nous trompons de combat.

Mais alors ?

Quel est le vrai combat ?

Excellente question et je vous remercie de me l’avoir posée.

Réponse : proposer à nos concitoyens des clés pour s’extraire du système qui les pressurise plutôt que d’entretenir leur chimérique espoir d’y trouver un jour leur place.

 

En d’autres termes il s’agit de leur montrer des voies alternatives, et le plus souvent déconnectées de tout système marchand pour :

  • retrouver le plaisir de vivre ensemble
  • réapprendre à satisfaire leurs besoins essentiels de manière saine et naturelle
  • se rendre utile en coopérant et en partageant leurs savoirs et leurs compétences.

 

Concrètement, cela suppose de leur montrer que l’action politique ne consiste pas seulement à négocier un bulletin de vote.

Cela suppose aussi de leur montrer qu’il n’est pas nécessaire de se placer en totale dépendance de circuits de distribution complexes pour très bien se nourrir, s’occuper de son corps, se loger ou se vêtir.

Cela suppose enfin de leur montrer qu’il existe une vie en dehors du « marché du travail » et qu’un échange n’a pas besoin d’être monétaire pour avoir une valeur.

En face de chacun de ces postulats, on pourrait aligner des dizaines d’idées concrètes de choses à faire et de projets à développer. Rien ne manque pour les mettre en œuvre.

Rien sauf peut-être le fait d’arrêter de regarder dans la mauvaise direction pour se remettre dans le sens de la marche. Si j’osais je dirais : « dans le sens de l’Histoire ».

 

Car ce n’est pas en faisant croire à tous qu’il est possible de trouver sa place dans un système fondamentalement inégalitaire qu’on en éliminera les inégalités.

C’est au contraire en apprenant à chacun de trouver sa place en marge de ce système.

En faisant cela, on fait trois choses :

1 – on donne immédiatement une voie de réalisation à des millions de personnes qui n’ont et n’auront jamais une place confortable dans le système tel qu’il est aujourd’hui.

2 – on permet à des dizaines de milliers d‘individus bien équipés pour fonctionner dans le système actuel de trouver à se réaliser en dehors de lui en s’impliquant dans la construction des alternatives nécessaires.

3 – on affaiblit progressivement le vieux système jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre choix que de laisser la place au nouveau système.

 

A l’issue d’une longue campagne électorale, la gauche sociale déconfite mais toujours vaillante propose de poursuivre dans la rue les combats perdus dans les urnes…

Au moment de nous engager dans ce nouveau combat je vous propose de réfléchir à cette question :

Pour réussir et avoir un impact concret et positif dans la vie des gens que nous entendons défendre, où devons nous placer notre énergie ? Dans un combat pour le pouvoir d’achat ? Ou dans un travail de fond pour donner vie à un modèle alternatif, permettant à tous et à chacun de se libérer progressivement de la tyrannie du monde marchand ?

La réponse n’est sans doute pas exclusive ni strictement binaire.

Peut-être pas l’un OU l’autre. Mais au minimum l’un ET l’autre.

Je propose à celles et ceux que la question intéresse d’ouvrir le débat et de traduire nos échanges par des propositions d’actions et de projets. Ce blog servira à en relater les expériences.

A très vite.

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Pour QUOI allez-vous voter ?

Logique et Cohérence du vote Mélenchon 1/4

Introduction à une série de 4 articles présentant la logique et la cohérence du vote Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017.

 


Trop souvent, le débat « politique » se limite à une opposition de personnalités entre de prétendus « sauveurs » ou à des jeux de partis voir, à l’ère des reality shows et de l’info-tainment généralisé, à de sinistres concours de popularité.

Surexposition médiatique, phrases chocs, slogans racoleurs, provocations, coups de com’… tout est bon pour marquer des points.

Peu importe les projets et les programmes puisque les questions qui sont posées sont plutôt : Pour QUI allez-vous voter ? Quel PARTI allez-vous soutenir ? Ou quel est votre « FAVORI » pour cette élection ?

Dans ce jeu de dupes, la meilleure stratégie consiste bien souvent à brouiller les pistes, à éviter les débats d’idées et à rester dans le superficiel.

Les mieux armés pour surnager dans ce maelstrom, ce sont les vieux briscards de la politique à l’ancienne, rompus aux jeux d’influence et aux petits échanges de faveurs entre « amis » et bien introduits dans les médias…

Et ce ne sont pas les récents arrangements électoraux sous-tendant le ralliement du parti écolo au candidat du PS ou celui du centre de Bayou à la candidature de Macron qui me démentiront sur ce point. Bref, de ce côté là, rien de nouveau sous le soleil…

Mais vous ? Pour QUOI allez-vous voter ?

Indépendamment des candidats, des partis et quoiqu’en disent les médias officiels…

Quelles sont vos attentes pour cette élection ? Qu’en espérez-vous ? Quelles sont d’après vous les principaux enjeux de cette élection ? Quelles sont vos craintes ? Quels sont vos espoirs ?

Voilà de vraies questions. Voilà de quoi nourrir un vrai débat démocratique.

Personnellement, les 3 enjeux qui me semblent essentiels à ce moment de notre histoire et compte tenu de l’évolution récente de la société humaine sont les suivants :

> Réinventer la démocratie et redonner au peuple le pouvoir et les moyens de l’exercer.
> Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de tout projet politique et/ou économique.
> Relever le grand défi écologique posé par l’aspiration d’une population croissante a un mode de vie confortable.

Première évidence : aucun de ces enjeux n’appelle une solution individualiste.

Ce n’est pas en « libérant les énergies individuelles », ni en offrant à chacun l’opportunité de « réaliser ses rêves de richesse et de gloire» que l’Humanité relèvera ces 3 grands défis.

Réinventer la démocratie et reprendre le pouvoir, cela suppose de consacrer une partie de son temps à l’exercice de cette nouvelle responsabilité. Que ce soit au niveau du quartier, de la commune, de la région ou même au niveau national, se tenir informé, participer aux débats, être actif pour faire sa part et contribuer à la bonne gestion des affaires de la « Cité », tout cela demande du temps et de l’énergie. Et laissez cette responsabilité à d’autre est justement ce qui nous a conduit a la situation déplorable de déconnexion du peuple avec la politique que nous constatons aujourd’hui.

Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de la société, cela suppose d’abandonner le modèle de réussite fondée exclusivement sur la consommation et l’accumulation de biens matériels. Cela suppose aussi de faire passer nos désirs à travers le filtre de leur impact sur le bien-être collectif. Peut-on vivre heureux dans un monde qui va mal, demandait récemment le magazine « Philosophie ». Je pense que oui, mais a la condition de ne pas obtenir ce prétendu bonheur au prix d’une participation trop active au malheur du monde. Et dans cette perspective, encourager notre jeunesse a rêver de « devenir milliardaire » apparaît comme une stupidité. Et penser que l’on pourra préserver notre confort, aux dépends des pauvres du monde entier, est une absurdité.

Relever le grand défi écologique, cela demande d’une part de revoir notre façon de vivre, de consommer et de produire et, d’autre part, de mettre en œuvre d’ambitieux projets collectifs afin d’inventer et de construire les infrastructures et les systèmes qui permettront demain à toute l’Humanité de se nourrir sainement, de se loger convenablement, de vivre en paix, de se cultiver et de s’instruire, tout en garantissant a chacun l’accès libre aux ressources vitales que sont l’énergie, l’eau potable et toute la richesse produite naturellement par un environnement à la biodiversité préservée. Il faudra pour cela beaucoup de colibris, agissant de façon conjointe et structurée, au sein d’Etats qui coopèrent entre eux.

Voilà pour QUOI je vais voter le 23 AVRIL 2017.

Dans les prochaines semaines, je développerai au fil de mes posts, les raisons qui m’amènent à penser que des réponses pertinentes et concrètes à ces grandes questions se trouvent dans le programme « L’Avenir en Commun » du mouvement citoyen « La France Insoumise ». Et je serai heureux de pouvoir en débattre avec vous.

Mais en attendant, j’aimerais savoir : Et vous ? Pour QUOI allez vous voter ?

Franck Girardot – Insoumis d’Abbeville

L’Heure est grave… réveillons-nous !

Comme l’a souligné Plantu dans son brillant dessin, pendant l’été, on a repéré 5 burkinis sur les plages, des maires ont réagi, le conseil d’état a été saisi, toute la France en a été émue et tous les médias en ont parlé.

Et pendant ce même été, 5 infirmières se sont suicidées suite à un burn-out attribuable à leurs conditions de travail…

Pendant l’été 2016, 80 personnes ont perdu la vie dans un attentat terroriste… C’est tragique… je m’en étais ému dans un précédent article… toute la France en a été bouleversée… tout le monde en a parlé…

Et pendant ce même été, 160 enfants sont morts des maltraitances infligées par leurs parents (chiffre moyen pour 90 jours sur une base de 600 décès par an)…

Pendant l’été, les guerres se sont intensifiées, les famines se sont aggravés, les virus mortels ont continués de proliférer…

Pendant l’été, les chômeurs ont continué à chômer, les travailleurs pauvres ont continué à trimer, les inégalités ont continué de se creuser, une partie de notre jeunesse, à la dérive, à continué de se « radicaliser »…

Mais pendant l’été, les affaires ont continué, le dumping social s’est organisé, les dividendes ont été versés, les milliards ont été engrangés, l’optimisation fiscale a été encouragée, les parachutes dorés ont bien fonctionné…

Et pendant l’été, la couleur a été annoncée : à l’image de ce qui se déroule depuis plusieurs mois aux Etats-Unis, plus grande démocratie mondiale, pays de la Liberté, et qui donne l’affligeant spectacle de la pire campagne électorale que ce pays ait connu… la campagne pour la présidentielle de 2017 en France s’annonce du même tonneau… ça va voler très bas !

Qu’il s’agisse du burkini ou des attentats terroristes, les prétendants au trône ont donné de la voix et sont montés aux créneaux, entonnant le refrain du YAKAFAUKON !… Négligeant le fond au profit de la forme, cristallisant le débat autour d’épiphénomènes, certains grotesques et d’autres absolument tragiques, mais quelle qu’en soit la nature, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Et l’émotion ne doit pas anéantir la raison.

Le vrai problème est ailleurs.

Si j’avais le talent de dessinateur de Plantu, je referais cet excellent dessin pour étendre la même idée à l’ensemble de l’année qui va de mai 2016 à mai 2017.

Sur la partie gauche du dessin, je remplacerais la femme en Burkini par une caricature de Sarkozy, Hollande et Marine Le Pen en train de se crêper le chignon… sous les yeux des caméras, captivant  l’attention des médias et, donc, de la grande majorité des Français…

Et à droite, je mettrais un dessin représentant la France en souffrance, avec en bas un quotidien fait de chômage, de stress, de précarité et d’exclusions et en haut, séparé par un épais plafond de verre, la France qui se goinfre : finance, marchands d’arme, patrons du CAC, pubards, médias, footeux… dans l’indifférence générale.

A gauche les faux enjeux de 2017, au centre de toutes les attentions…

Et à droite, les vrais enjeux de 2017 et des 30 prochaines années, dans l’indifférence générale…

 

Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ?

Combien de temps le peuple de France va-t-il encore se laisser berner ?

Que faudra-t-il pour qu’il se réveille enfin ?

 

On me dira : Tout ça, ce sont des mots ! C’est bien beau de vider son sac dans un article à publier sur les réseaux sociaux, mais concrètement ? Tu proposes quoi ?

Je saisis au vol cette invitation.

Et si j’avais quelque chose à proposer ? Qu’en feriez-vous ?

Si je vous proposais 5 décisions, pour changer la société, et changer nos vies, entre aujourd’hui et la fin 2017… les entendriez-vous ?

Seriez-vous prêts à tenter l’expérience ?

 

Je relève le défi. Si cet article est partagé plus de 100 fois, je publierai mes 5 décisions.

Rassurez-vous, je n’ai rien à vendre. Ce n’est pas un coup de marketing fumeux.

Et c’est très sérieux. Ce sont 5 vraies idées. 5 vraies décisions que n’importe qui peut prendre sans avoir besoin de personne. Avec un plan réaliste pour les mettre en œuvre.

Alors ? On va les avoir ces 100 partages ?

Je vous aide… je l’ai déjà partagé sur 2 pages, 1 profil et 2 groupes… ça fait 5… plus que 95… a vous de jouer !

 

FG – 160915

Le Principe de Rafflin

Synthèse :

Ainsi nommé en hommage à un personnage qui m’a marqué par sa singularité autant que par sa sagesse empreinte de bon sens, le « Principe de Rafflin » énonce et illustre la formule magique du succès :

« trouve une solution qui marche et applique-la jusqu’à obtention du résultat attendu »…

Diaboliquement efficace… simplicité enfantine… mais beaucoup plus compliqué à mettre en oeuvre… et tout à fait inenvisageable pour un caractère comme le mien !…

 

Ce que vous devez retenir de cet article :

Je partage ici les leçons que j’ai tirées de mes nombreuses confrontations avec le « Principe de Rafflin ».

  • 1ère leçon : savoir, dans un projet, ce qui me motive vraiment. Est-ce le résultat final ? ou le chemin pour y arriver ?

J’ai réalisé bien tard à quel point je me sentais déconnecté des objectifs strictement concrets liés au business. Par exemple, en lançant le projet Vivalavi, je ne me représentais pas vraiment ce que signifiait la construction d’un vaste complexe hôtelier. En fait, même si je poursuivais cet objectif et que j’avais l’impression de tout mettre en œuvre pour l’atteindre, je n’étais pas vraiment attaché à ce résultat. Ce que je savais, et ce qui me motivait, c’est qu’à travers ce projet, je pouvais mobiliser des tas de ressources et créer une dynamique par laquelle, à coup sûr, de belles choses allaient pouvoir être réalisées… D’un point de vue humain, c’est très riche… mais on voit bien que c’est très dangereux du point de vue du business… Et je n’ai jamais été vraiment conscient de cette déconnexion.

 

  • 2nde leçon : Si je suis vraiment motivé par un résultat, alors je dois appliquer le principe de Rafflin ; et si je suis d’avantage motivé par le chemin que par le résultat à atteindre, alors je ne dois prendre aucun engagement par rapport à ce résultat.

Indiscutablement, pour parvenir à un résultat, il n’y a pas de meilleur chemin que l’application disciplinée de ce principe et il faut apprendre à le mettre en oeuvre quand c’est nécessaire… même si c’est dur.

En revanche, il faut aussi savoir, pour un caractère comme le mien, que la plupart du temps, la mission se révélera trop difficile et, surtout, trop déconnectée de mes réelles motivations. Dans ce cas, il est préférable de ne prendre aucun engagement, surtout vis-à-vis de tiers, concernant le résultat attendu et de se lancer dans la seule idée de faire au mieux et de s’enrichir de l’expérience, quel que soit le résultat.

 


Vous êtes curieux et voulez découvrir les expériences qui m’ont amenée à ces conclusions ? Découvrez tout ça dans l’article complet :

 

Audio – 10 minutes : 

 

Article : Autopsie d’un échec – « Le Principe de Rafflin ».

 

FG

Journal Entrainement – Semaine du 160912

J’essaie cette semaine un suivi sous forme de journal. On verra comment ça fonctionne. Je pars du planning prévu, et je check au fur et à mesure en ajoutant un commentaire ici et là.

Double objectif : engagement préalable + suivi des « perfs » pour mesurer l’évolution

 


Lundi 12/09

6h : RRM (Mise en mouvement du corps + 10′ de deep squat + 5′ de trampoline + 5′ de corde à sauter + 3 tours de « all body holds »)

11h30 : Pompes : échauffement – planche : 3 x 15″ en haut + 15″ en bas // pompes strictes 3 x 15 // pompes upper chest 3 x 10 // pompes diamant 3 x 6 // finisher : max rep pompes strictes (1′ de récup entre les series de pompes).

14h30 : longue marche lestée

19h30 : WOD : échauffement : 5 x (12 burpees + 12 standups) // 16′ EMOM : 1 – 12 Deadlifts / 2 – 8 power clean / 3 – 12 front squats / 4 – 8 push press

!!! Ajout 10′ Deep Squat avant le coucher.

 


Mardi 13/09

6h : RRM (Mise en mouvement du corps + 10′ de deep squat + 5′ de trampoline + 5′ de corde à sauter + 3 tours de « all body holds »)

11h30 : Ring Rows : échauffement – 3 x 15 rétractations scapulaires (front lever soutenu) // Ring Rows 45° 3 x 15 // Ring Rows Horizontal  3 x 6 // Strict Pull Ups 3 x 3 // finisher : max rep Ring Rows 45°(1′ de récup entre les series).

14h30 : Air Squats 6 x 25 reps (lest 20kg – 1′ recup)

19h30 : WOD : échauffement : Burpees Tabata – Power Snatch : progression vers 3 x 3RM

10′ Deep Squat avant le coucher.

 


Mercredi 14/09

6h : RRM (Mise en mouvement du corps + 10′ de deep squat + 5′ de trampoline + 5′ de corde à sauter + 3 tours de « all body holds »)

14h30 : longue marche pieds nus

10′ Deep Squat avant le coucher.

 


Jeudi 15/09

6h : RRM (Mise en mouvement du corps + 10′ de deep squat + 5′ de trampoline + 5′ de corde à sauter + 3 tours de « all body holds »)

11h30 : Pompes : échauffement – planche croix : 3 x 15″ en haut + 15″ en bas // pompes prise large 3 x 15 // Pike push ups 3 x 10 // pompes archer 3 x 6 chaque coté // finisher : max rep pompes prise large (1′ de récup entre les series de pompes).

14h30 : footing 1h

19h30 : WOD : échauffement : 10 x 10 burpees lent (20″ récup) // 4 rounds : 20 KB swings + 10 T2B + 20 KB C&Press + 10 1-Leg Stand Up (5D/5G)

!!! Ajout 10′ Deep Squat avant le coucher.

 


Vendredi 16/09

6h : RRM (Mise en mouvement du corps + 10′ de deep squat + 5′ de trampoline + 5′ de corde à sauter + 3 tours de « all body holds »)

11h30 : Ring Rows : échauffement – 3 x 15 rétractations scapulaires (front lever soutenu) // Ring Rows 45° 3 x 15 // Ring Rows Horizontal  3 x 6 // Strict Chin Ups 3 x 3 // finisher : max rep Ring Rows 45°(1′ de récup entre les series).

14h30 : Sprints Courts UpHill : 4 Tours x 4Sets x 60m (20/20/20) + retour jogging (1’30 » entre les tours)

19h30 : WOD : échauffement : 10′ jeu de baton – Strict Shoulder Press : progression vers 3 x 6RM

10′ Deep Squat avant le coucher.

 


Samedi / Dimanche : repos

Coup de cœur pour les coups de gueules

Aujourd’hui, j’inaugure cette rubrique avec un coup de cœur un peu paradoxal. Comme la vie… La vie qui est la condition sine qua non de la mort… Suprême et sublime paradoxe !

Dès lors, partant d’une telle base, comment peut on imaginer une seule seconde que la vie puisse avoir un sens simple à comprendre… une logique limpide, binaire, tranchée : Noir ou Blanc, Bien ou Mal… Tout ça n’existe pas ! Tout n’est que nuance et subtilité… jeu d’apparences et de contradictions… et c’est la vie même qui nous le dit, dans un beau pied de nez : « mon p’tit pote (ça marche aussi bien pour les hommes que pour les femmes) tu n’existes que pour mieux disparaître, et ta mort, pour avoir lieu, à besoin de ta vie, qui l’aura précédée… ». Allez y comprendre quelque chose !!!

Mais je digresse…

Coup de cœur pour les coups de gueule. Et oui ! Mon coup de cœur du jour, c’est pour cette possibilité qui nous est offerte, à nous, citoyens du monde libre, de pouvoir nous exprimer sur tout et n’importe quoi et, surtout, de pouvoir râler !

Râler à tort et a raison, de front et de travers, par devant et par derrière… bref : jaser, vociférer, palabrer, débattre, argumenter, encenser, dénoncer, vilipender, conciliabuler, caricaturer, discuter le bout de gras, chercher la petite bête, empêcher le petit commerce de tourner en rond, mettre les points sur les i et les barres aux t, tailler des costards, charliser, pamphlétiser, dépiédestaliser… on a même le droit d’inventer des mots pour le faire… c’est vous dire si on est libre !

D’ailleurs de ça aussi on peut se plaindre. Pas d’être libre… mais de ne plus l’être assez.

Alors oui… c’est un peu vrai… le politiquement correct, pour favoriser les petites affaires de ceux qui comptent et savent compter, empêche de plus en plus d’appeler les chats des chats… ou alors le moindre mot qui sort du cadre posé par le brief des censeurs de la com’ est aussitôt récupéré en une polémique stérile, inutile pour faire avancer le schmilblick, mais très utile pour faire le buzz et augmenter le nombre de click et, donc, le chiffre d’affaire… parce que tout fini toujours par être une histoire de gros sous.

Et de ça aussi on a le droit de se plaindre. L’argent est partout ! Certes il est bien utile… mais quand même… pas au point d’en faire l’unique étalon de valeur dans un monde qui regorge de richesses inestimables en monnaie sonnante et trébuchante… et encore moins en monnaie virtuelle… car tout cela est virtuel, vous l’avez bien compris… enfin, j’espère que vous l’avez bien compris… depuis le temps que ça dure…

Mais je digresse encore…

Coup de cœur pour les coups de gueule. Exercice ô combien français ! Je dirai même franco-français. Un art que le monde entier nous envie, sans vraiment le comprendre. Je me souviens de cette remarque spontanée d’une touriste américaine, interrogée à Paris pendant les manifestations de juin 2016 (non, pas celles la, les autres… juste avant les suivantes… et juste après les précédentes… bref des manifs quoi !)… Eh bien cette touriste américaine, charmante au demeurant, à qui l’on demandait si elle n’était pas un peu dérangée dans son tourisme bobo par la manifestation de ces vrais gens, répondait avec un sourire mutin et un léger accent : « Mais non, ça c’est la France !… » et ça avait l’air de drôlement lui plaire.

Alors oui, cette habitude de râler et de descendre dans la rue pour le faire, nous coûte sans doute quelques points de PIB chaque année… Oui, elle agace les financiers et fait enrager le MEDEF… Oui, elle fait lever les yeux et hausser les épaules des chantres de la pensée positive qui affirment que se plaindre c’est du mauvais stress et des ondes négatives… Et oui, elle fait perdre leur temps à celles et ceux qui ont du mal à en sortir et s’y complaisent 24/7 (comme on dit dans la nouvelle économie)…

Mais qu’est-ce que c’est bon !!!

Dans un monde gouverné par les diktats de la Grande Finance Internationale, imposant son cahier des charges aux marchands et aux publicitaires, à grand renfort de médias, pour façonner des masses de consommateurs courant docilement après une illusion de bonheur qui s’achète ; attendant, pour tous les problèmes, des solutions qui sortent de pochettes surprises qu’on leur vend à prix d’or… contre argent comptant ou a crédit… c’est encore mieux a crédit !… dans ce contexte formaté, standardisé, aseptisé… Oui, ça fait du bien de penser à rebours. Et de penser tout court d’ailleurs.

Car dans un monde où tout ne va pas bien, il est impossible et même malsain de ne pas s’indigner au moins 1 fois par jour. Au moins pour s’entraîner. Pour garder la capacité de le faire et de bien le faire. Comme nos grands anciens. Juste une fois. Mais une belle fois. Avant de reprendre le cours de sa vie.

Parce que, oui ! Il faut savoir en sortir. Il faut savoir utiliser cette capacité innée d’indignation, cette ADN de contestataire, cette hérédité de guillotineurs de roi pour porter un regard critique, exigeant et parfois même sévère sur soi-même, sur le monde et sur la vie. Et cela peut très bien s’intégrer dans une démarche positive et constructive. Pour avancer, progresser et évoluer.

Car il n’y a pas incompatibilité, je dirai même au contraire, entre avoir des coups de gueule et avoir une attitude positive. Il n’y a pas de contradiction, et je dirai encore au contraire, entre nourrir un esprit critique, voir très critique, et souhaiter aussi voir le meilleur en toutes choses.

Je pense même, et c’est une intime conviction, que l’un nourrit l’autre et réciproquement. La pensée positive, si elle ne veut pas être pas creuse et factice, a besoin du regard critique pour se renforcer et s’ancrer dans le réel. Et l’esprit critique a besoin de l’optimisme pour rester constructif et ne pas sombrer dans le cynisme et l’aigreur.

Jamais l’un sans l’autre. L’équilibre des forces. Et tout est dans la mesure.

Voilà chers lecteurs.

C’est le défi que je me fixe en m’adressant à vous : Garder cet équilibre.

Mettre souvent le doigt là où ça peut faire mal. Mais aussi, très souvent, caresser là où ça fait du bien. Et dans les deux cas, le faire pour avancer, le faire avec passion, avec amour et avec respect.

Avec un grand sourire. Un grand cœur. Et une grande gueule.

 

FG – 160907

Lundi 5 Septembre 2016

Toutes les bonnes choses ont un début…

C’est aujourd’hui que ça commence.

Pourquoi pas hier ?
Pourquoi pas demain ?

Nourrir le regret,
de n’être pas
parti plus tôt.

Pour être déjà arrivé ?

Mais l’horizon fuyant,
Ne s’atteint jamais.

Ou attendre encore ?

Pour une perfection
Qui n’existe pas ?

J’aurai pu être ailleurs,
Mais je n’y suis pas.

Ici et maintenant,
On en revient à ça.

Hier n’est plus.
Demain n’est pas encore là.

Si j’avais été ailleurs,
J’aurai fait autre chose.

Mais je suis là,
Alors je fais ça.

Et ça me va bien.

C’est ce qui est
Et c’est parfait.

Alors ça commence aujourd’hui.

Lundi 5 Septembre 2016
Mise en ligne de mon nouveau blog
http://www.franckgirardot.net

Venez y faire un tour…

 

FG – Lain – 160903