Réveil Matin – Confidences de Coach – Semaine 01

(Série lancée pour partager chaque jour un petit message inspirant avec mes enfants, par la suite, l’exercice s’est élargi et je partage désormais ce message avec un public plus large, mais il reste adressé à ma petite famille).

Lundi 22 Août 2016

Salut la team. La rentrée approche… on passe en mode « guerrier  » 😉

Le Mantra : « Aujourd’hui, dans un mois, dans un an ou dans dix ans, j’ai le désir de réaliser de grandes choses dans ma vie. Et je sais que pour les réaliser, j’ai besoin d’acquérir toujours plus de connaissances et de savoir-faire et d’entretenir une attitude de champion.

Alors pour faire, chaque jour, un pas de plus vers la réalisation de mes rêves et de mes objectifs, je m’engage dès maintenant à mobiliser tout mon potentiel et à donner le meilleur de moi-même dans tout ce que je fais. »

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

??? (Quelles sont vos valeurs)

Les Rêves & les Objectifs pour lesquels je suis déterminé à donner le meilleur de moi-même sont :

??? (Quels sont vos rêves)

A Court terme. Les objectifs pour lesquels je suis mobilise a 100% sont :

Fin d’année 2016??? (Quels sont vos objectifs immédiats)

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Ce n’est pas un exercice « obligatoire ». Je le partage juste avec vous. Vous en faites ce que vous voulez 😉

 


Mardi 23 Août 2016

Hier je vous parlais du Mantra. Aujourd’hui, je vous donne un exemple pour la première question.

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

Sur le Plan Physique : Energie, Vitalité, Intensité.

Sur le Plan Mental : Focus, Discipline, Patience.

Sur le Plan Emotionnel : Amour, Sérénité, Créativité.

Les valeurs, en fait, ce sont les grandes qualités qui sont particulièrement importantes pour moi. Celles que je veux installer dans ma vie. Les qualités que mes actions doivent refléter et exprimer.

Alors ? Quelles sont les vôtres ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Le mantra est efficace quand il est répété plusieurs fois, à plusieurs moments de la journée, pour se recentrer sur ce qui est essentiel et prioritaire.

 


Mercredi 24 Août 2016

Aujourd’hui j’ai envie de m’arrêter sur un point important.

A quoi ça sert de se poser toutes ces questions ? A quoi ça sert les mantras ? A quoi ça sert les valeurs, les rêves et les objectifs ? A quoi ça sert tout ça ??

En fait tout part d’une réalité : votre vie vous appartient !

C’est vous qui êtes aux commandes. Et c’est à vous de décider ce que vous voulez faire de votre vie. Tout comme c’est à vous de faire ce qu’il faut pour que les choses se passent bien pour vous.

Malheureusement, vous l’avez peut être déjà observé, la plupart des gens subissent leur vie. Ils font des choses qu’ils n’ont pas envie de faire… rêvent de choses qu’ils n’auront jamais… occupent leur temps à courir après des choses sans réelle importance… et finissent leur vie pleins de regrets et d’amertume…

Donc la question du jour c’est la plus importante de toute :

Est-ce que vous voulez prendre le contrôle de votre vie, décider de ce que vous voulez en faire et assumer la responsabilité qui va avec ?

Ou est-ce que vous voulez subir les choses, vous laisser balader par les événements et vivre comme les esclaves de forces extérieures à vous ?

Vous avez la chance de pouvoir faire ce choix ? Alors ? Vous décidez quoi ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS: Bon golf Théo. Et bon Skate Nathan. This time is yours. So have fun and make it count.

 


Jeudi 24 Août 2016

Aujourd’hui une petite réflexion de circonstance.

Pourquoi fait-on les choses ? Qu’est-ce qui nous motive ? Qu’est-ce qui nous donne envie de les faire ?

Et qu’en attendons-nous ? Résultat, récompense, autre chose ?…

Plus particulièrement, je veux souligner l’opposition entre motivation « interne » et motivation « externe ».

Dans le premier cas (interne), la motivation vient de l’intérieur de soi : on fait les choses pour obtenir une satisfaction interne et personnelle.

Et dans le second cas (externe), elle vient de l’extérieur : on fait les choses pour obtenir une récompense ou des félicitations ou un témoignage de reconnaissance de la part de quelqu’un d’autre.

Par exemple : quand je vous envoie ces petits messages tous les matins, qu’est-ce qui me motive ?

Est-ce que je le fais parce que j’ai décidé de le faire et que je sens à l’intérieur de moi que c’est bien de le faire ?

Ou est-ce que je le fais pour obtenir des mercis, des bravos ou des signes particuliers de votre part ?

En fait, il y a presque toujours un peu des deux. Mais ce qui compte c’est la motivation dominante; celle qui est la plus forte et la plus importante.

Dans mon exemple, évidemment que ça me fait plaisir si je vous vois faire les exercices, répondre aux questions et utiliser mes réflexions pour amener de petits changements positifs dans vos vies quotidiennes…

Mais ce n’est pas ma motivation principale. Je le fais essentiellement parce que j’ai décidé de le faire et parce que je sens, au fond de moi, que c’est une bonne chose à faire.

Donc je le fais, quoi qu’il arrive, jour après jour, sans attendre rien d’autre que la satisfaction intérieure de l’avoir fait sérieusement et avec amour et ça me remplit de joie.

DO WHAT YOU THINK/FEEL IS RIGHT.

Et vous ? Quand vous faites quelque chose, est-ce que vous le faites plutôt pour obtenir une satisfaction « intérieure » ou « extérieure » ?

Et d’après vous, quelle est la motivation la plus forte et la plus durable ? Celle qui vient de l’intérieur ? Ou celle qui vient de l’extérieur ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Vendredi 25 Août 2016

La vie c’est comme un morceau de musique. Ca n’est pas une seule note jouée en permanence, au même rythme et avec la même intensité.

Accélérations… Ralentissements… des temps forts… des temps faibles… du grave et de l’aiguë… de la cacophonie et du silence… Ça change tout le temps.

En fait la seule chose permanente, c’est le changement. On peut même dire que la seule chose qui ne change jamais dans la vie, c’est le fait que ça change tout le temps. On appelle ça un paradoxe.

Et comme toutes choses, pour bien vivre le changement, il faut l’accepter. L’accepter et trouver le moyen de faire avec pour continuer à avancer.

Continuer à avancer vers notre prochain objectif. Traverser les changements en gardant son cap.

En se disant que tout ce qui arrive fait partie d’un tout. Comme chacune des notes d’une partition fait partie du morceau. Il faut les jouer toutes avec la même application pour que la musique soit belle. Retire une seule note et l’harmonie est brisée.

Et toi ? T’arrive-t-il de résister au changement ? Y a-t-il des choses que tu as du mal à accepter dans ta vie ? Y a-t-il des notes que tu refuses de jouer ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Samedi 26 Août 2016

Vous n’avez pas vu arriver mon « early morning message » à 5h30 ce matin. C’est normal, nous sommes samedi. Et le samedi c’est le début du week-end, alors je me lève un peu plus tard.

Bonne occasion de développer deux sujets importants.

D’abord la variation de rythme. Hier, je vous parlais du changement. La vie ce n’est pas l’éternelle répétition d’une même journée à l’identique. Vous vous souvenez ? Accélérations, ralentissements, temps faibles, temps forts…

Donc il y a des jours où on se lève très tôt. Pour se donner le temps de faire plus de choses importantes dans une journée. Et puis il y en a d’autres où on se donne, au contraire, un peu plus de temps pour récupérer. A chacun d’apprendre à gérer ces variations de rythme en fonction de ses propres besoins.

Le tout, et c’est le deuxième sujet du jour, c’est de faire ce qu’on a décidé de faire. Pour garder le contrôle sur une vie qui nous impose de nous adapter à des changements permanents, il faut de la discipline.

Ça veut dire que les jours ou j’ai prévu de me lever à 5h, même si je me sens un peu fatigué quand le réveil sonne, je dois faire l’effort de me lever. A l’inverse, les jours ou j’ai prévu de me reposer, même si je me sens débordant d’énergie, je dois faire « l’effort » de rester tranquille et de bien récupérer… ça demande de bien se connaitre… et c’est un vrai apprentissage… la semaine prochaine, je vous donnerai quelques trucs pour mieux y arriver.

Et vous ? Quelle heure de réveil prévoyez-vous pour les différents jours de la semaine ? Et est-ce que vous arrivez à vous y tenir ?

💖💖💖💖💖💖Dad

Le « Burkini » expliqué à mes ados.

Le « Burkini » expliqué à mes ados. En 10 Questions/Réponses

(suite a une discussion ce matin avec Théo et Nathan)

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1 – C’est quoi un « burkini » ?

C’est un vêtement de bain, conçu pour couvrir le corps d’une femme qui ne souhaite pas l’exposer. Le « Burkini » a été créé par une femme australienne pour permettre aux femmes qui ne voulaient pas exposer leur corps sur la plage de pouvoir y venir et se baigner. Mais ce terme est maintenant utilisé indifféremment, pour designer toutes formes de vêtements que des femmes musulmanes utilisent pour couvrir leur corps sur la plage.

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2 – Pourquoi les femmes musulmanes veulent-elles couvrir leur corps ?

Premièrement toutes les femmes musulmanes ne sont pas dans ce cas. De très nombreuses femmes musulmanes pratiquent leur religion sans estimer nécessaire de se soumettre à cette pratique. Il existe de nombreuses façons d’interpréter et de vivre chaque religion. Et il se trouve qu’une des façons de vivre la religion musulmane consiste, notamment, pour les femmes à se couvrir le corps en public et pour les hommes à porter une barbe… entre autres choses.

Les femmes qui décident de couvrir leur corps, tout comme celles qui décident de porter un hijab (foulard) estiment donc que c’est, pour elles, la bonne façon de vivre leur religion.

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3 – Si elles veulent porter ce vêtement, pourquoi leur interdire ?

Certains Maires ont estimé que le fait que ces femmes portent un « burkini » sur la plage au milieu des autres baigneurs pouvait constituer un trouble à l’ordre public.

Ça veut dire qu’ils ont estimé que la présence de ces femmes ainsi vêtues pouvait déclencher chez les autres personnes des réactions agressives ou violentes… Certains ont aussi estimé que le fait de porter ce vêtement pouvait constituer une certaine forme de provocation…

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4 – En quoi le port du « burkini » peut-il être associé à une provocation ?

Excellente question. D’après moi, le port du « burkini » ne peut être une provocation qu’a deux conditions :

I) s’il est interdit (c’est alors une transgression manifeste, un acte de rébellion)

II) s’il déclenche des réactions hostiles chez les autres (c’est alors une bravade et un appel à la confrontation)

Si aucune de ces conditions n’est présente, alors le port du « burkini » ne peut générer que l’indifférence ou parfois la curiosité comme pour toute chose rare ou nouvelle.

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5 – En quoi le port du burkini peut-il troubler l’ordre public ?

Pour qu’il y ait trouble à l’ordre public il faudrait qu’il y ait une réaction hostile à la vue d’une personne portant ce vêtement.

D’où pourrait venir cette réaction hostile ? Principalement de personnes qui n’acceptent pas qu’une personne rende visible son appartenance à la religion musulmane.

Suite, notamment, aux attentats terroristes perpétrés par des personnes identifiées comme islamistes extrémistes, il pourrait y avoir une association d’idée que l’on peut qualifier de malheureuse, et qui pourrait créer des réactions hostiles.

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6 – Est-ce que les islamistes extrémistes qui font des attentats obligent les femmes à porter un « burkini » ?

NON. La réponse est claire et formelle. Les islamistes extrémistes interdisent aux femmes de se baigner en public. Avec ou sans « burkini ». Ils y sont donc farouchement opposés.

De là, on peut avoir deux certitudes : les femmes qui portent le « burkini » sur la plage n’y sont pas obligées par des islamistes extrémistes. Et elles ne sont pas elles-mêmes des islamistes extrémistes.

Il n’y a donc absolument aucune raison d’associer le « burkini » avec une pratique religieuse extrémiste et dangereuse.

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7 – Mais alors pourquoi des gens sont-ils dérangés quand ils voient des femmes en burkini sur la plage ?

Il y a ceux qui ont peur parce qu’ils associent le « burkini » à l’islamisme extrémiste. Ils ne savent pas que les islamistes extrémistes sont contre le « burkini » (cf question #6). A ceux-là il faut l’expliquer et ça éliminera sans doute leur peur initiale.

Il y a ceux qui ont tendance à généraliser et à se dire que TOUS les musulmans sont des terroristes potentiels. A ceux-là il faut rappeler que l’immense majorité des musulmans sont modérés dans leur pratique et tolérant dans leur philosophie et que les terroristes ne représentent qu’une infime minorité ; et ça éliminera sans doute leur peur initiale

Il y a ceux qui ont peur que l’islam prenne une place de plus en plus grande dans la société française et finisse par remettre en cause la domination de la culture à tendance chrétienne qui prévaut dans notre pays depuis des siècles. C’est une inquiétude qui peut être comprise, et on peut avoir un vrai débat sur cette question. Mais ce n’est pas en interdisant le port d’un vêtement que l’on inversera le processus ni qu’on règlera la question. Un vrai débat démocratique sur la coexistence et la relation des cultures entre elles, peut et doit avoir lieu, mais il n’a rien à voir avec la question du « burkini ».

Et puis il y a les racistes et les xénophobes qui n’aiment ni les étrangers ni les musulmans… Et pour ceux-là, il n’y a pas vraiment de solution… à part la compassion, le dialogue, la pédagogie et… la patience.

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8 – A quelle catégorie appartiennent les maires qui ont interdit le « burkini » ?

Excellente question… En fait, ce sont avant tout des êtres humains donc ils peuvent appartenir à n’importe laquelle des 4 catégories citées (cf question #7).

Mais ils peuvent aussi appartenir à une 5eme catégorie, réservée aux hommes politiques. C’est la catégorie de ceux qui utilisent un fait insignifiant pour monter un coup de communication, faire parler d’eux dans les médias et gagner des voix auprès des électeurs qui appartiennent à l’une des 4 catégories citées plus haut. On appelle ça la politique politicienne. En anglais on dit la « trash politics », politique de poubelle.

Les élus (ou candidats) qui appartiennent à cette 5eme catégorie sont très dangereux pour la démocratie et les électeurs devraient s’en méfier comme de la peste.

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9 – Mais est-ce que ces Maires ont le droit d’interdire le « burkini » ?

NON. Un Maire ne peut pas décréter arbitrairement l’interdiction du port d’un vêtement dans certains lieux publics. C’est contraire à la loi et parfaitement anti-démocratique. Le Conseil d’Etat a d’ailleurs tranché. Sa conclusion est la suivante : « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

C’est sans appel. Les arrêtés qui ont été pris sont illégaux et ils doivent immédiatement retires. Ceux qui ne se plient pas à cette décision se mettent hors la loi et s’exposent à des poursuites.

Et un Maire devrait être lourdement sanctionne s’il décide d’enfreindre la loi.

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10 – Certaines personnes disent qu’il fait faire une loi, est-ce que c’est vrai qu’il en faut une ?

Les mêmes qui souvent se plaignent que la France a déjà trop de règlements et de lois, sont les premiers à vouloir en ajouter une pour un oui pour un non…

Ce qui est sûr c’est qu’il est parfaitement inutile et certainement pas prioritaire de faire passer une loi interdisant spécifiquement le « burkini » sur les plages de France. Il y a des tas d’autres sujets beaucoup plus importants et urgents sur lesquels les députés doivent travailler et il serait ridicule de légiférer dans l’urgence sur un problème aussi marginal.

En revanche, notre pays a tout à gagner à prendre acte des crispations autour de cette question et à lancer, dans le calme, un grand débat démocratique sur la question du vivre ensemble dans un environnement multi ethnique et multiculturel. Il y sera question du respect des femmes, de la place de la religion dans la vie publique, de la coexistence entre les religions, de la liberté d’exercice de ses religions… Bref on débattra de beaucoup de sujets passionnants… mais sans doute pas du « burkini »…

Plaidoyer pour la différence… même si ça fait mal au cul !

Dans la vie, d’un côté, il y a les gens normaux, avec qui il est plutôt facile de pratiquer le « vivre ensemble » et de créer du lien social. Et puis il y a les autres… avec qui c’est plus difficile.

 

C’est qui les autres ?

Les arabes, les noirs et les chinetoques… les musulmans, les juifs, les évangélistes, les témoins de jehovah et les créationnistes… les ricains, les anglais, les allemands, les belges, les portos et les ritals… les gros beaufs, les sales fachos, les bobos et les aristos… les mecs trop machos, les filles trop gonzesses, les tarlouzes et les gouines… et puis aussi les politiciens, les avocats, les flics et les huissiers… les fainéants, les Rmistes et les chômeurs à vie… sans même parler des fonctionnaires, des patrons, des syndicalistes… des journalistes, des fils de pub, des footballeurs… J’en oublie…

Mais alors, du coup, c’est qui les gens normaux ?

Eh bien ce sont les gens comme moi. Blanc… Français… De souche… enfin pas complètement, je suis 1/8ème vietnamien, mais a partir de la 4eme génération ça se voit plus trop… Catholique… enfin pas vraiment parce que je suis plutôt agnostique… tendance athée… mais si on commence à expliquer tout ça les gens ne comprennent pas alors on va dire « plus ou moins catholique »… comme tout le monde… Éduqué… enfin pas vraiment parce que j’ai arrêté mes études au bac, mais j’aime bien discuter de trucs sérieux et compliqués alors il faut pouvoir tenir une conversation…

Normal. Avec un nom pas inquiétant. Un faciès et une couleur de peau pas inquiétants. Parlant le français sans accent. Gentil. Courtois. Passe-partout… Rassurant, quoi !

En fait c’est ça la clé. Pour bien vivre ensemble, il faut RASSURER !

Mais le problème c’est que la différence fait peur.

Et dans une société de lâche, on a honte d’avoir peur.

Alors on a honte de dire à l’autre qu’il nous fait peur parce qu’il est différent. Et on a tellement honte de le dire, qu’on a même honte de le penser. Et à force d’avoir honte de le penser, on en finit par se convaincre que c’est l’autre qui nous pose un problème. Que c’est lui le problème.

Alors on exclue l’autre de sa vie, on se replie sur soi, on s’entoure de gens « comme soi » et, ensembles, on n’a plus peur.

Sauf que moi, c’est ça qui me fait peur.

Mais, j’aime avoir peur. Je ne suis peut-être pas normal après tout. Ou peut-être que je suis normal. Peut-être que je perçois les choses normalement, comme tout le monde. Mais peut-être que c’est juste après, au moment d’interpréter ce que je perçois, que je m’y prends d’une façon un peu différente. Peut-être.

Moi, quand je vois un juif qui se comporte comme une caricature de youpin du sentier, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les juifs ne se comportent pas comme ça. Par contre si le juif qui se comporte comme une caricature de youpin du sentier commence à me reprocher de ne pas l’apprécier et qu’il me traite pour ça d’antisémite, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un arabe (en fait, plus probablement, un jeune homme d’origine maghrébine) qui se comporte comme une caricature de racaille de banlieue, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUTES les personnes d’origine maghrébine ne se comportent pas comme ça. Par contre si l’arabe qui se comporte comme une caricature de racaille de banlieue commence à m’agresser et à me traiter de sale français, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un martiniquais, qui se comporte comme une caricature de mâle black qui roule des mécaniques et pense avec sa queue, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les martiniquais ne se comportent pas comme ça. Par contre si martiniquais, qui se comporte comme une caricature de mâle black qui roule des mécaniques et pense avec sa queue commence à m’agresser et à me traiter de sale blanc, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un homosexuel qui se comporte comme une tarlouze, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les homosexuels ne se comportent pas comme ça. Par contre, si l’homosexuel qui se comporte comme une tarlouze vient m’asticoter en me faisant les yeux doux avec trop d’insistance, je vais lui demander de me foutre la paix.

Je pourrai multiplier les exemples… je pense que vous avez compris l’idée…

Et, au-delà de ça, à chaque fois que le comportement de quelqu’un m’agace ou me dérange, je me demande pourquoi. Je me demande a quoi ça me renvoie, en moi, qui me fait réagir. Et très souvent, en faisant cela, je découvre un petit quelque chose en moi qui demande à être approfondi, questionné, parfois même, soigné. Ça enrichit ma vie !

Et c’est en cela, précisément, que la différence est essentielle à l’évolution. Essentielle à la vie en société. Sans ces différences, nous aurions tous tendance à prendre notre modèle du monde pour acquis.  Sans la confrontation à l’autre, nous deviendrions inaptes au changement et à l’adaptation, reproduisant toujours les mêmes schémas, restant toujours dans notre zone de confort.

Alors, évidemment, ça demande un effort. Pas toujours facile à faire. Et, souvent, quand on a l’impression de faire cet effort sans que l’autre ne témoigne cette même curiosité en retour, ça peut être frustrant.

Alors oui, quand je vois un « autre », me toiser du haut de sa différence, et rejeter avec dédain mes efforts de mieux le comprendre et d’aller vers lui, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les « autres » ne se comportent pas comme ça.

Et puis, je me console en me disant que, de toute façon, je ne le fais pas vraiment pour lui. Je le fais surtout pour moi. Je fais ma part et ça, personne ne peut me l’enlever. Et ça m’aide à évacuer la frustration pour rester dans l’amour et la compassion. Même si je sais que ces mots vont me faire passer pour un « Bisounours »….

Mais la vie m’a appris qu’avoir des couilles ne dispense pas d’avoir un cerveau. Avoir des tripes ne dispense pas d’avoir un cœur. Le vrai courage est plus souvent du côté de l’amour que de celui de la colère. Et d’ailleurs, bien que je revendique mon côté « Bisounours », celui qui m’aborderait en pensant avoir affaire à un niais sans défense risquerait d’être surpris…

Pour conclure je suis fier de pouvoir affirmer sans honte que les autres me dérangent. Je n’ai pas honte de dire que les autres me font peur. Mais ils enrichissent ma vie et je les aime pour ça… même si ça fait mal au cul !

Papa-Leader… ou gentil dictateur ?

Je me suis pas mal questionné sur cette idée de papa-coach ou papa-leader…

Conscient d’être très loin d’être parfait, j’ai toujours considéré être plutôt un « bon père ». Bien intentionné. A l’écoute. Bienveillant, disponible et soucieux du bien-être de mes enfants, je me suis toujours efforcé de leur offrir un cadre de vie à la fois aimant, confortable et dynamisant. Et je pense pouvoir dire qu’avec ma femme Caroline, nous y avons réussi.

MAIS…

En plus d’être un papa aimant et attentionné, j’ai été, au cours des 10 dernières années, un entrepreneur ambitieux et un coach passionné. J’ai aussi été un athlète très engagé dans les défis que je me fixais et ces trois rôles ont pris une place considérable dans ma vie.

Au point que « notre » vie – et je reviens ici au « nous » – c’est à dire la mienne mais aussi, par ricochet, celle de Caro et des enfants, a été rythmée par les hauts et les bas de mes affaires ; par les nombreuses demandes de mon activité de coach et par la planification de mes défis sportifs.

Pour le meilleur, très souvent. Mais aussi pour le pire, parfois.

Le meilleur, ça a été la vie pendant 7 ans, à Bali ; les voyages ; l’immersion dans un environnement très dynamisant ; la rencontre de personnes passionnantes ; de très belles aventures vécues en famille ; l’exploration de multiples possibilités et la découverte de ce qui était vraiment le plus important pour nous.

Mais il y a aussi eu le pire. Et le pire, ça a été, le stress financier quasi permanent ; le manque de disponibilité et de présence, étant toujours accaparé par mes nombreuses activités ; une prise de risque excessive ayant abouti à une faillite retentissante ; et l’impression d’un rythme très (trop) soutenu dont je me rends compte aujourd’hui qu’il a été subi plutôt que pleinement apprécié par Caro et les enfants.

De là, il n’y a qu’un pas à faire pour affirmer qu’au cours de ces 10 années, je me suis comporté, la plupart du temps, comme un gentil dictateur.

« Gentil » parce que j’étais, très sincèrement, animé d’excellentes intentions et que je n’ai jamais, sciemment, fait de mal à qui que ce soit. Mais « Dictateur » parce que j’ai mis mes désirs, mes projets et mes ambitions au centre de notre univers et que j’ai mis toute mon énergie à les servir, imposant pour cela un rythme et des attentes que j’étais le seul (et encore) à vouloir et à pouvoir vraiment suivre.

Ayant dit cela, je ne vais pas non plus battre ma coulpe plus qu’il ne convient de le faire.

Je ne suis pas un tyran. Je n’ai jamais été violent. Je me souviens précisément de la dernière fois ou j’ai levé la main sur un de mes fils. Theo. Une claque sur une fesse, alors qu’il avait peut-être 2 ou 3 ans. C’était donc il y a presque 10 ans… Un geste rare et anodin en apparence. Sans aucune conséquence, mais qui m’avait fait beaucoup réfléchir. Au point de ne plus jamais recommencer.

Je ne pratique pas non plus la violence verbale. S’il peut m’arriver d’élever la voix, je sais me contenir et je m’excuse toujours s’il m’arrive de franchir les bornes de la colère.

Je n’abuse jamais de mon autorité ou de ma force physique pour imposer mes choix dans ma famille. Je sais défendre mes points de vue mais je sais aussi reconnaître quand j’ai tort.

Je suis loin d’être parfait mais je pense sincèrement être plutôt tendre et attentionné envers Caro et les enfants.

ET POURTANT…

Je mesure aujourd’hui à quel point mon attitude, en général, exerce une pression sur mon entourage. Je suis passionné et je sais faire partager ma passion. Je sais susciter l’enthousiasme des personnes qui m’aiment, et je sais les entraîner avec moi. C’est souvent très positif. Ça nous amène à faire plein de belles choses ensembles, et je ne vais pas renier ça. Mais je comprends aujourd’hui que cela peut être destructeur. Le mot est peut-être un peu fort. Mais en tous cas, préjudiciable. Et certainement pas neutre.

J’ai tendance à lancer une idée, à partir devant et à attendre de Caro et des enfants qu’ils me suivent. Alors, bien sûr, on en parle avant. Nous prenons le temps de valider l’adhésion et la volonté de chacun de s’impliquer dans un nouveau projet. Mais, là aussi, je vois que j’attire dans mon sillage plutôt que je ne laisse émerger une vraie volonté.

Avec le temps et en me connaissant bien, Caro a appris à se protéger contre ça. Mais j’imagine que les enfants le subissent d’avantage et cela me fait pas mal réfléchir, surtout à un moment de leur vie où ils doivent commencer à se construire en tant que jeunes adolescents…

Au final, je constate que le gros enjeu de cette nouvelle étape de notre vie va beaucoup tenir à ma capacité de m’effacer pour permettre à mes fils de prendre vraiment leur place.

J’ai partagé cette réflexion parce qu’elle pourra peut-être attirer l’attention d’autres parents sur ce que peuvent être nos déviances, en tant que « parents-leaders ».

Evidemment je souhaite inspirer mes enfants, leur donner par mes actions et mes comportements une indication sur ce qui me semble être une façon de vivre saine et enrichissante. Mais je souhaite le faire d’une façon qui les laisse libre d’adhérer ou de ne pas adhérer à mes choix. Et, surtout, je souhaite avoir la patience et le recul nécessaire pour les laisser faire leur chemin à leur rythme, plutôt que de céder a la tentation de leur imposer le mien.

J’en ai l’intention. Mais je sais que ce sera un combat. Quotidien.

En publiant ce texte, je pense aussi que je vous propose, indirectement, de m’aider dans ce combat. Et je vous invite, si vous vous êtes un peu reconnu dans mon témoignage, à mener ce combat avec moi, en partageant vos expériences et en échangeant les solutions que vous mettez en place dans votre quotidien pour rester dans l’axe malgré les inévitables tentations de rechute.

Nous pourrions même (pourquoi pas ?) créer ensemble une sorte de groupe de parole, à l’image des alcooliques anonymes…

« Bonjour, je m’appelle Franck et je suis un gentil dictateur… Et toi ? C’est quoi ton prénom ? »

Tout dire

Quand je fais lire
ce que j’écris,
on me dit :
Attention !

Il ne faut pas tout dire…
On ne PEUT pas tout dire…

Pourtant la vérité
ne peut blesser
que ceux à qui
on a trop longtemps
menti…

Et ce qui blesse alors,
ce n’est pas
la vérité révélée,
mais la réalisation,
brutale,
d’avoir, tout ce temps, vécu
dans le mensonge…

Il n’y a jamais de mensonge innocent.

Et jamais de vérité coupable.

JAMAIS.

C’est l’été… tout va bien…

 

10 Août 2016 :

L’Humanité commémore les 71 ans d’Hiroshima/Nagasaki…

La France est poursuivie pour crime contre l’humanité pour avoir effectué des essais nucléaires dans le Pacifique pendant 30 ans…

Erdogan et Poutine sont copains comme cochons…

Le meme Erdogan vient d’écraser un faux putsch, massacre ses opposants et rétablit la censure au nom de la démocratie…

Hillary Clinton et Donald Trump sont les deux pires candidats à l’election présidentielle que les USA aient connus…

Elle est menteuse, corrompue, prête à tout pour se faire élire et détestée par une majorité d’Américains…

Il est menteur, fou a lier, prêt à tout pour se faire élire et détesté par une majorité d’Américains…

Les dirigeants britanniques viennent de trahir leur peuple en les precipitant, par calcul politicien, dans un Brexit qui va secouer une Europe déjà fragilisée…

En France, la Loi Travail, toujours contestée par les syndicats, toujours rejetée par une majorité des français et toujours incapable d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale vient d’être définitivement adoptée et publiée au J.O. après deux 49.3…

La Palestine a été effacée de la carte du monde par Google…

Une armée d’athletes officiellement dopés se crêpent le chignon pour gagner des médailles au milieu des favelas…

Comme chaque année, au nom de la tradition, les habitants des Iles Féroé vont massacrer des dauphins par centaines a coup de harpons…

Malgré tout cela PLUS…

la crise, le chômage, les inégalités croissantes, les attentats, l’état d’urgence, une partie de la jeunesse en voie de radicalisation, une partie de la France profonde en voie de fascisation, la violence qui s’impose partout, la démocratie qui agonise partout, la misère qui hurle partout…

c’est le mois d’août, les Français sont en vacances… ils consomment… il fait beau… tout va bien…

« Home Made Athlete »

(Home made athlete. Traduction : Athlète fabriqué à la maison…)

Installé à la campagne depuis plus d’un an, je m’entraîne loin de toute salle de sport. Ni centre de fitness, ni box de CrossFit, ni club d’haltéro… Rien… Juste la nature et quelques équipements rudimentaires dans un coin de garage.

Une barre Decathlon (démontable !!), deux mini barres (haltères), un total de 100kgs en disques de fonte, des kettelbells de 4 à 16kgs, une paire « d’anneaux » et une barre suspendue bricolées avec les moyens du bord… Il m’est même arrivé d’être éloigné de cette base pendant longtemps et de n’avoir rien d’autre pour m’entraîner que le poids de mon corps.

Ma question ces derniers temps a été de savoir si ces conditions avaient fait de moi un athlète limité ou un meilleur athlète… Et en creusant la question le plus objectivement possible, j’en suis arrivé à la conclusion suivante…

Sachant que je n’ai jamais eu l’intention (ni le niveau) de devenir un athlète professionnel, gagnant ma vie grâce à mes performances sportives, le temps que je passe à l’entrainement n’a d’autre but que de développer mes capacités physiques pour être plus à l’aise et plus « performant » dans la vie réelle. Sur ce point, je ne pense pas me tromper de beaucoup en affirmant que mon « profil » correspond à celui de 90% des pratiquants d’activités axées sur la préparation physique générale (je ne parle pas des sports plus orientés loisirs – footbal, tennis, surf, ski… – qui sont le plus souvent pratiqués uniquement par plaisir).

Ceci étant posé, ma conclusion est que ces conditions d’entrainement apparemment limitantes et certainement contraignantes ont fait de moi un meilleur athlète. Et ce pour deux raisons essentielles : elles m’ont obligé à me recentrer sur mes objectifs en travaillant d’avantage sur mes points faibles plutôt que de surentrainer mes points forts ; et, plus encore, elles m’ont appris à me débrouiller pour atteindre mes objectifs, en toutes circonstances.

Se préparer a l’imprévu et a l’imprévisible… voilà une devise que les crossfitters connaissent bien. Mais que vaut cette devise lorsqu’on s’entraine toute l’année sur le même plateau d’haltérophilie ? Que reste-t-il de cet esprit lorsqu’on exécute toujours ses tractions sur la même barre ? Quelle maitrise de soi-même et des objets manipulés développe-t-on vraiment lorsqu’on a trop le droit à l’erreur (retomber sur un tapis, laisser tomber une barre lourde sur un mouvement raté, aucune exposition a des dangers réels…) ou lorsque les conditions d’entrainement deviennent trop confortables (utilisation systématique du rack pour les squats, température ambiante constante, sol plat, prises ergonomiques, gants et protections en tous genres…).

C’est une réflexion que l’on retrouve dans le monde du Parkour. A l’origine, cette discipline était pratiquée dans la rue, sur du béton, par tous les temps et les sauts les plus audacieux, étaient réalisés au-dessus de vides de plusieurs mètres, n’offraient aucun droit à l’erreur. Aujourd’hui, avec la multiplication des structures d’entrainement indoor disposant d’équipements sophistiqués et de conditions de sécurité accrues, on assiste à une progression spectaculaire des performances sportives pures. Les « traceurs » modernes courent de plus en vite, sautent de plus en plus loin, et multiplient les acrobaties spectaculaires… Mais que vaudraient ces athlètes, dont certains n’ont jamais connu d’autres conditions d’entrainement, s’ils devaient bouger et pratiquer dans le monde réel, dans un environnement parfois hostile, sans matelas et sans aucune protection… En plus de l’adaptation physique à des conditions différentes, l’adaptation mentale et émotionnelle face à un niveau de risque incomparablement plus élevé changerait complètement la donne. Entre la réalisation d’un double salto avec vrille en prenant son élan sur un trampoline au-dessus d’une fosse de mousse (foam pit) et celle d’un simple back flip sur un sol en béton, il y a un monde… Et on peut se demander à quoi peut bien servir, pour un individu lambda, d’apprendre à faire le premier, tant qu’on n’est pas capable d’accomplir le second…

Pour en finir avec mon petit « témoignage », je dirai qu’au final, après 18 mois de ce « régime », mes performances sur certains benchmark sont sans doute moins spectaculaires qu’elles auraient pu l’être si j’avais pu m’entrainer dans une vraie salle, avec un groupe pour m’entourer et sous le regard d’un coach… mais en dehors de cela, j’ai dû développer 3 qualités essentielles que le confort et la facilité peuvent souvent nous faire perdre :

> savoir vraiment pourquoi je m’entraine : quand l’entrainement n’est plus vraiment un divertissement, il redevient important de savoir pourquoi on y va…

> savoir quoi faire pour l’obtenir : quand les programmes tous faits et les équipements faciles à utiliser font défaut, il redevient important de trouver ses propres solutions, de se connaitre et de savoir ce qui marche pour atteindre ses objectifs.

> et être capable de le faire même quand personne ne me regarde : quand il n’y a pas d’émulation, pas d’encouragement et aucun regard extérieur, il redevient important de nourrir la motivation et la discipline pour faire le job, jour après jour…

En conclusion, je n’ai pas partagé cette expérience pour dire que tout le monde devrait s’astreindre à un entrainement « à la dure » (et je n’ai d’ailleurs de leçon ni même de conseil à donner à personne) mais plutôt pour partager ce constat qu’il est possible de continuer à progresser en se passant de tout ou presque, et que même lorsqu’on a accès a d’excellentes conditions d’entrainement, apprendre à revenir a des choses très simples permet de recoller au plus près de la philosophie qui est à la base de toutes les méthodes de PPG : se préparer à l’imprévu et à l’imprévisible.

Il était d’ailleurs intéressant de voir, aux Crossfit Games de cette année, un retour un peu plus marqué à cette philosophie (trail run, le snail, utilisation de Medicine Ball plus lourd que les standards habituels pour les wall balls, utilisation de barre de plus gros diamètre sur certains wods, création de stress avec un déplacement en avion vers une destination inconnue…). Nul doute que tous les bons coachs sont déjà dans cet esprit et souhaitons que ça inspirera tous ceux qui s’en étaient un peu éloigné…

Allez, un dernier mot pour les plus curieux ou les plus « joueurs ». Une petite série de question. Juste pour vous.

Combien de fois avez-vous renoncé à vous entrainer parce que vous estimiez ne pas avoir le bon matériel ou les bonnes conditions ?

Quelle est la dernière fois où vous êtes sorti de vos habitudes à l’entrainement ?

Quelle est la dernière fois où vous avez dépassé des peurs à l’entrainement ?

Quelle est la dernière fois où vous vous êtes demandé pourquoi vous alliez vous entrainer ?

Quelle est la dernière fois où vous avez mesuré vos progrès par rapport à vos objectifs ?

En quoi votre entrainement physique vous aide-t-il à vivre une vie plus riche ?

Les Clés du Paléo – Céréales et Légumineuses – A éviter ?

La suppression des céréales et des légumineuses est sans doute l’élément du mode de vie Paléo qui pose le plus de question et suscite le plus d’opposition – à égalité avec le fait de devoir vivre dans des cavernes vêtus de peaux de bêtes…  :-)

Pour les céréales, on entendra des commentaires du type : Comment peut-on vivre sans pain, sans pâtes ou sans pizza ? Et les céréales du matin ne sont-elles pas le « petit déjeuner du sportif » ?

Pour les légumineuses, ce sera plutôt des exclamations du genre : « Les lentilles, les pois chiches et les haricots, sont bourrés de vitamines et de minéraux et ce sont d’excellentes sources de protéines végétales !! »

La question mérite donc d’être posée : Pourquoi faut-il éviter les céréales et les légumineuses ?

Comme à notre habitude, nous commencerons par donner une réponse très synthétique et nous poursuivrons en développant quelques points clés pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin.

Si on vous pose cette question dans un ascenseur :

Outil Pratique : Réponse en 15’’

Principale raison : les céréales et les légumineuses contiennent trop de sucres et trop d’anti-nutriments ce qui les rangs inefficaces voire dangereuses. Autre raison : il existe beaucoup d’autres aliments plus nourrissants, plus simples à préparer et présentant beaucoup moins de risques pour la sante alors pourquoi se compliquer la vie ?

Si vous disposez d’un peu plus de temps pour répondre :

Outil Pratique : Réponse en 1 minute

On peut lister rapidement 4 raisons :

  • Trop riche en glucides : Bourrées de sucre, indice glycémique très élevé… C’est un apport de calories vides : facteur de surpoids, d’obésité, de désordres alimentaires (fringales, addiction au sucre…) et cause des grandes épidémies du monde modernes (maladies cardio vasculaire, diabète…)
  • Faiblesse nutritionnelle : comparé à beaucoup d’autres aliments, leur apport nutritionnel est très limité. Faible en vitamines et minéraux. Limité en protéine. Quasi nul en lipides essentiels… Aucun intérêt !!!
  • Présence d’anti nutriments : Certes la version « complète » apporte d’avantages de nutriments, MAIS elles sont aussi bourrées d’anti-nutriments : gluten, lectine, phytates… substances qui empêchent l’assimilation des nutriments par l’organisme et favorisent les inflammations.
  • Un « ami » trop envahissant : Ce sont des aliments de 3eme catégorie, et pourtant on en trouve partout, dans tout… un vrai parasite !

En résumé : trop sucré, peu nourrissant et peu digeste elles sont, au mieux, inutiles pour une alimentation saine et au pire dangereuses. Alors la vraie question n’est pas de savoir « pourquoi les éliminer » mais plutôt quelles pourraient bien être les raisons de continuer à les consommer.

Pour aller plus loin :

10 Clés pour comprendre la problématique des céréales et des légumineuses.

  1. Présentation Céréales et Légumineuses
  2. Nous ne sommes pas programmés génétiquement pour les consommer
  3. Rappel : le sucre vous rend gras (rappel sur la glycémie et l’action de l’insuline)
  4. Les céréales raffinées sont très peu nourrissantes :
  5. Les céréales complètes sont potentiellement toxiques :
  6. Les légumineuses font payer « trop cher » leur apport en protéines :
  7. Gros plan sur le Gluten :
  8. Gros plan sur les Lectines :
  9. Gros plan sur les Phytates
  10. Quelles alternatives ? Tableau comparatif.

1- Présentation Céréales et légumineuses

Céréales : Avoine, Blé (épeautre, froment, kamut…), Mais, Millet (sorgho, fonio, teff…), Orge, Riz, Seigle.

Plantes de la famille des Poacées ou Graminées. Cultivées essentiellement pour ses fruits (caryopses) communément appelés : grains, qui poussent en épi. Le grain peut être utilise complet ou séparé de son enveloppe (son). Dans l’alimentation, on le trouve le plus souvent sous forme de farine. Et il est largement utilise dans l’industrie (pas seulement agro-alimentaire) sous de multiples formes.

Cas particuliers – pseudo céréales : Amarante, Quinoa, Sarrasin, Chia.

Souvent associées à tort aux céréales elles appartiennent pourtant à d’autres familles végétales et présentent moins d’inconvénients que leurs « cousines ». A titre d’exemple, le quinoa appartient à la même famille que les épinards ou la betterave, le sarrasin partage un lien de parenté avec la rhubarbe et l’oseille tandis que le chia fait partie de la grande famille des sauges.

Légumineuses : Haricots secs, Arachide, Pois, Lentille, Lupin, Soja.

Les légumineuses jouent un rôle important dans le domaine alimentaire grâce à leur haute teneur en protéines et en acides aminés essentiels. Cependant, elles peuvent contenir des facteurs anti-nutritionnels, comme les tanins, la lectine, les facteurs anti-trypsiques, l’acide phytique, les alpha-galactosides, la vicine-convicine, et nécessitent souvent une préparation technique avant consommation (cuisson, fermentation, toastage du tourteau de soja, par exemple).

2- Nous ne sommes pas programmés génétiquement pour les consommer

Dans un article précédent – Le Paléo, qu’est-ce que c’est ? – nous évoquions le fait que notre corps, et notamment notre système digestif, s’est construit au cours de plusieurs millions d’années d’évolution depuis notre séparation de la lignée des grands primates, sous l’influence d’une très forte pression venant de conditions de vie particulièrement exigeantes. Dans un environnement ou les premiers humains devaient en permanence lutter pour leur survie et se contenter d’une alimentation rare et durement gagnée, la sélection était féroce et seuls les individus les mieux adaptés pouvaient survivre et procréer. Avec l’avènement de l’agriculture et de la sédentarisation qu’elle a rendu possible, cette pression c’est considérablement relâchée et notre patrimoine génétique est resté plus ou moins figé, tel qu’il était il y a environ 10.000 ans. Or ce patrimoine génétique n’intègre pas, et pour cause, la capacité à consommer et à digérer des aliments qui ne figuraient aucunement dans l’alimentation de nos plus lointains ancêtres : pas de pain, ni de céréales du matin au menu de l’homme du paléolithique.

Nous ne sommes donc pas programmes génétiquement pour manger des céréales. Et surtout pas pour en faire le pilier central de notre alimentation.

3- Rappel : pourquoi le sucre vous rend gras (glycémie et action de l’insuline).

Nous développons cette question dans un autre article (Aliments riches en Glucides…) que je vous invite à consulter.

Rappelons simplement ici ce que nous décrivons comme le « cycle infernal » :

  • Action : Vous mangez un aliment riche en glucide et a fort IG
  • Rapidement digéré : Extraction des glucides immédiatement transformées en glucose
  • Pic Glycémique : Votre flux sanguin regorge de glucose. Petit coup de fouet. Pic d’énergie
  • Pic d’insuline : Action de l’insuline pour stocker l’excédent de glucose sous forme de graisse.
  • Crash Glycémique : plus de glucose dans le sang. Crash d’énergie. Coup de pompe…
  • Réaction mécanique : Votre corps vous en redemande (fringales, envies de sucre) !

C’est donc principalement le sucre que vous mangez qui est la cause de vos bourrelets indésirables, pas les lipides.

Et parmi les aliments les plus riches en glucides on trouve tous les dérivés de céréales : farines, pains, pâtes, biscuits, pâtisserie, chips…

4- Les céréales raffinées sont très peu nourrissantes :

Les céréales, telles qu’elles vous sont le plus souvent vendues (raffinées et « blanchies ») sont séparées de leur son, c’est-à-dire de la fine peau qui est censée les protéger, dans la nature, contre les prédateurs et les agressions extérieures. Et c’est dans cette fine couche fibreuse que se trouve 75% des nutriments offerts par le grain complet. Autrement dit, sans le son qui l’enveloppe, la graine de céréale se retrouve… toute nue. Les céréales raffinées et tous leurs dérivés (farines et préparations en tous genres) proposent donc à l’organisme ce que nous appelons des « calories vides ». C’est-à-dire un apport calorique élevé (beaucoup de glucides) sans apport nutritionnel (minéraux, vitamines…).

5- Les céréales complètes sont potentiellement toxiques :

La partie « nourrissante » des céréales, c’est-à-dire la partie qui apporte les nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides aminés…) c’est principalement le son. La fine couche protectrice qui enveloppe l’amande (partie nue du grain).

C’est la partie qui est retirée lors du « raffinage » des grains mais qui se trouve dans leur version dite « complète ». Le seul problème c’est que cette membrane contient autant d’éléments toxiques que d’éléments nourrissants.

Principalement l’acide phytique, un élément chimique connu pour empêcher l’assimilation de nombreux minéraux (notamment fer, cuivre, zinc et calcium).

6- Les légumineuses font payer « trop cher » leur apport en protéines :

L’argument choc en faveur des légumineuses est leur « statut » de très bonnes sources de protéines végétales. Et c’est vrai. Pour une personne qui ne souhaite pas consommer de protéines animales, les légumineuses constituent la meilleure alternative possible pour combler ce vide.

MAIS, cet apport de protéines doit être payé au prix fort. Comme nous le rappelions dans la présentation des légumineuses, elles contiennent beaucoup trop d’éléments anti-nutritionnels, comme les tanins, la lectine, les facteurs anti-trypsiques, l’acide phytique, les alpha-galactosides, la vicine-convicine, et nécessitent souvent une préparation technique avant consommation (cuisson, fermentation, toastage du tourteau de soja, par exemple).

Leur consommation sans risque est donc « possible » mais elle demande de telles précautions que cela amène naturellement à questionner la pertinence de leur utilisation.

 

7- Gros plan sur le Gluten :

Wikipedia : Le gluten est la fraction protéique insoluble du grain, c’est-à-dire la substance azotée visqueuse, obtenue par lixiviation (lavage par l’eau). Ce sont ces protéines insolubles qui donnent à la farine des propriétés visco-élastiques, exploitées en boulangerie lors du pétrissage de la farine avec de l’eau et qui permettront à la pâte de lever lors de la fermentation.

Présent dans certaines céréales comme le blé ou le seigle et dans une moindre mesure l’orge, c’est un poison dont les effets négatifs sont aujourd’hui assez unanimement reconnus. Glu-ten… Cette étymologie donne une bonne indication d’une des propriétés du gluten et d’un de ses effets sur le système digestif : c’est une colle qui agglutine les éléments chimiques entre eux et perturbe la digestion.

Chez les personnes atteintes de la maladie coeliaque, l’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, qui crée une inflammation et endommage la paroi intestinale. Plus précisément, ce sont les villosités intestinales qui sont détruites. Ce sont de petites structures en forme de vague qui constituent les « replis » de l’intestin et qui permettent l’absorption de la majeure partie des nutriments, des vitamines et des minéraux.

Si l’inflammation persiste, l’intestin abîmé devient incapable d’absorber certains nutriments, vitamines et minéraux.

Un nombre croissant d’individus, sans être malades, développent une sensibilité au gluten qui les amènent a développer de nombreux symptômes : indigestion, douleurs intestinales, mais aussi fatigue chronique et même dépression.

Pour aller plus loin :

http://www.julienvenesson.fr/portfolio/gluten-comment-le-ble-moderne-nous-intoxique/

8- Gros plan sur les Lectines :

Principal Problème : endommage la paroi intestinale.

Mark Sisson : Les lectines sont des pesticides naturellement produits par la plante dans le but de protéger ses grains contre les prédateurs. Chez l’être humain, ils peuventperturber la digestion, endommager voir même perforer la paroi intestinale, perturber nos systèmes immunitaires, et plusieurs études ont récemment montré qu’ils se lient aux récepteurs de la leptine dans l’hypothalamus et donc, potentiellement déclencher une résistance à la leptine, hormone intervenant dans la régulation des réserves graisseuses.

Les lectines se trouvent principalement dans les céréales et les légumineuses, principalement le blé et le soja.

La plupart des lectines peuvent être éliminées par trempage et à la cuisson, mais les quantités restantes après ce traitement sont assez aléatoires et varient selon les plantes.

Pour aller plus loin (article en anglais)

http://www.marksdailyapple.com/lectins/#axzz3Ttew4yUe

9- Gros plan sur les Phytates

Principal Problème : empêche l’assimilation des minéraux. Source de carences.

Wikipedia : L’acide phytique ou acide myo-inositol hexaphosphorique est une biomolécule de formule brute C6H18O24P6. Elle est naturellement présente dans les graines (plutôt l’enveloppe ou le son) de nombreuses céréales et légumineuses, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. L’acide phytique inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des sels insolubles (phytates).

Pour aller plus loin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_phytique

10- Quelles alternatives ?

Au final, on peut dire que le défaut majeur des céréales et des légumineuses c’est leur omniprésence et leur rôle de pilier central dans l’alimentation humaine alors que leur qualité nutritive est très discutable et que leur toxicité est très problématique. C’est cette tendance qu’il convient d’inverser en diminuant considérablement votre consommation voire en les éliminant complètement de vos habitudes alimentaires.

Heureusement il existe de nombreuses alternatives :

Les légumes verts offrent, en plus de leur fraîcheur et de leur richesse en fibre, un excellent complément calorique et une large variété de vitamines et minéraux et devraient constituer la base de notre alimentation.

Les œufs, la viande et le poisson constituent les meilleures sources de protéines possibles.

Pour les adeptes du primal, certaines graisses animales comme le beurre de lait cru, la crème fraiche ou certains fromages apportent de bonnes graisses, de précieuses protéines et des probiotiques qui favorisent la bonne santé de votre flore intestinale.

Les fruits a IG bas offrent un excellent apport de glucide accompagne d’une grande richesse en vitamines et minéraux.

Les noix de macadamia offrent un apport calorique exceptionnel accompagné d’acides gras essentiels.

Les épices et condiments, en plus d’apporter une large palette de saveurs, apportent aussi un excellent complément de vitamines et de minéraux.

Pour la confection de gâteaux, de tartes ou de crêpes, les farines d’amande, de châtaigne ou de tapioca remplacent très bien les farines de blé.

Voir la liste complete des aliments « Paleo » et « Non Paleo » :

http://www.bmoove.com/regime-paleo-aliments-autorises-interdits/

En conclusion : Contrairement à certaines idées reçues, il est tout à fait possible de prendre beaucoup de plaisir à manger en ne consommant aucune céréale ou légumineuse.

Quant à l’aspect santé et forme physique, si vous ne l’avez jamais tente, faites le test pendant quelques jours (idéalement 21 jours) et vous serez frappé par le résultat et les améliorations que vous ressentirez tant au niveau de votre énergie, du contrôle de votre poids, que de votre bien être général.

Braver les interdits

Hier j’ai partagé avec Nathan une vidéo montrant un jeune homme contraint de braver l’interdiction d’un agent de sécurité pour réaliser une figure acrobatique, avec son BMX, au-dessus d’un escalier situé sur un campus universitaire américain.

Le lieu est connu dans le monde du skate et du BMX, le jeune homme était venu de très loin pour réaliser sa figure, il demandait juste 5 minute, l’endroit était désert, il restait très courtois bien que très déterminé… Mais l’agent de sécurité l’était tout autant. Elle avait sans doute des consignes strictes… elle faisait son job… l’idée ici n’est pas de la critiquer et encore moins de la juger… Toujours est-il que devant son refus obstiné, ignorant les menaces d’appeler la police, le jeune homme dû finalement se résoudre à effectuer son saut, alors que le véhicule de l’agent, placé volontairement au milieu du passage, réduisait considérablement sa zone de réception…

Je vous laisse visionner la séquence pour voir le saut qu’il réalisa dans ces conditions très particulières…

Lien vers la vidéo sur Youtube

Il ne s’agit pas ici de me poser en juge ni de cautionner telle ou telle action. Je laisse chacun se faire une idée en voyant la vidéo.

Je l’ai partagée avec Nathan parce que j’ai estimé qu’elle représentait bien la nécessité dans laquelle on peut parfois se trouver de devoir faire ce que l’on a décidé de faire, même s’il faut pour cela braver un interdit ou transgresser une règle. Et je voulais qu’elle provoque des questions et des interrogations de la part des enfants… ce qui n’a pas manqué…

Pour commencer, nous avons été amenés à parler de la réaction de l’agent de sécurité et de celle du jeune homme. Des deux côtés, il n’y a eu ni agressivité, ni violence. Pendant toute la scène, on voit bien que les deux protagonistes restent déterminés mais aussi calmes et courtois. C’est un point essentiel. Qui m’a permis de préciser qu’en cas d’agressivité ou de signe de violence de la part de l’agent de sécurité, la bonne réaction est de ne pas insister. Et dans l’autre sens, toute agressivité, verbale ou physique, de la part du jeune homme aurait été inacceptable**. En venant la, il sait qu’il va faire quelque chose d’interdit par le règlement intérieur de l’établissement donc il doit s’attendre à rencontrer une opposition. Et il doit reconnaître qu’en faisant cela, l’agent ne fait que son travail.

L’occasion était bonne de partager une alternative : qu’aurait pu faire l’agent de sécurité pour faire son travail sans pour autant casser le rêve de ce jeune homme venu de loin ? Et nous avons envisagé ensemble plusieurs scenarios. Par exemple, elle aurait pu rappeler au jeune homme les règles de sécurité, lui expliquer pourquoi ce type de pratique était interdite, contrôler qu’elle avait affaire à un jeune homme responsable en lui posant quelques questions, puis lui laisser 5 minutes, pas plus, sur son engagement de partir dès qu’il en aurait terminé avec son saut… Il avait cette possibilité… elle a choisi de rester inflexible… c’est comme ça et il ne nous appartient pas de la juger…

Dans ces conditions il revenait au jeune homme de trouver le moyen de contourner cette interdiction sans aller trop loin et sans manquer de respect à la personne qui lui fait face. Et c’est en cela, principalement, que je trouve cette vidéo très « éducative ».

Passes ces préambules, pour préciser ma pensée, je jugeai bon de rappeler le cadre dans lequel chacun doit exercer sa liberté :

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger.

–          Ne pas détériorer quelque chose qui ne m’appartient pas.

A partir de là, le comportement n’est plus moralement condamnable. Et avant de se décider, il ne reste plus que deux étapes essentielles :

–          Bien évaluer les risques

–          Etre prêt à les assumer

Sur le premier point, je répondais a une question de Théo, qui me disait : « et si elle appelle la police et qu’on se fait arrêter… toi tu vas devoir venir nous chercher et ça posera des problèmes… »

Voilà ma réponse : « si les choses se passent comme dans la vidéo, si tu ne mets pas en danger une autre personne, si tu ne détériores pas ce qui ne t’appartient pas et si tu ne manques pas de respect à la personne qui t’arrête, alors je n’ai aucune raison de ne pas être content… Je pense au contraire que tu as fait preuve de courage, de détermination et d’une belle maturité pour rester maître de toi dans une situation conflictuelle… Donc si je dois venir te chercher au commissariat pour une chose comme ça, je le ferai et je n’aurai aucune raison d’être fâché… En revanche, si j’apprends, sans doute possible, que tu as cassé quelque chose, que tu as insulté l’agent ou que tu as blessé quelqu’un, alors là, ce sera une autre affaire !…

C’est donc à toi d’évaluer ce que tu risques. Le plus précisément possible. Et une fois que tu les a bien évalué, c’est à toi de te demander si ce que tu as à faire en vaut la peine. Et si ça tourne mal, est-ce que tu es prêt à assumer les conséquences. Si le plus gros risque est de te faire un peu réprimander par l’agent de sécurité, ou même d’être amené au commissariat pour y passer quelques heures, tu dois évaluer si ça en vaut la peine. Tu dois savoir pourquoi tu vas le faire. Si c’est pour toi, pour grandir, pour progresser, pour gagner en confiance et en expérience… ou si c’est juste pour faire le Kéké devant tes copains… Tout est toujours une question de risques et de gains possibles… Et c’est à toi de les estimer pour prendre ta décision en toute connaissance de cause. Une fois que tu as décidé, tu fais ce que tu as à faire et tu assumes les conséquences…

Et ça vaut aussi bien pour le risque physique (tomber, se blesser…), que pour le risque lié (comme dans la vidéo) au fait d’enfreindre une règle de sécurité ou un règlement intérieur… Et c’est vrai en tout et toujours. Dans tous les domaines de la vie.

Un rappel pour finir : 5 Règles

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger à son insu

–          Ne pas détériorer le bien d’autrui à son insu

–          Evaluer tous les risques directs et indirects

–          Décider si ça en vaut la peine

–          Accepter d’assumer ces risques

Si vous suivez ces règles, vous ne ferez jamais d’erreur que vous ne serez pas capable de surmonter. Et c’est comme ça qu’on apprend et qu’on progresse dans la vie.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

** Sur ce point il est à noter que le « bitch » qu’il prononce a un moment, meme s’il ne s’adresse pas directement à l’agent de sécurité, est regrettable. Plus on veut explorer des zones « borderline » plus il faut savoir se contrôler et maîtriser son language !

Le Café Gras – L’arme secrète du paléo moderne.

Vous avez sans doute entendu parler du « BulletProof Coffee » commercialisé par Dave Asprey sur son blog très populaire dans les cercles paléo anglophones.

Comme beaucoup de produits qui arrivent sur le marché en étant proclamés innovants et révolutionnaires, ce « BulletProof Coffee » est en fait une version très snobe et très chère d’une boisson vieille comme le monde et que vous pouvez vous préparer vous-même en 2 minutes et pour quelques centimes d’euros.

Personnellement, j’adore et je recommande le café gras mais je ne vois pas l’intérêt d’y ajouter des huiles MCT qui coûtent un bras, ni d’acheter le « Upgraded Coffee» a 55$ le kg (même si c’est le meilleur des meilleurs de tous les cafés du monde. Sélectionné, grain par grain par Mr Asprey en personne). A ce prix-là, j’appelle ça du racket, et dans ma conception du paléo, vendre et faire des affaires ça devrait être un outil, pas un but en soi. Parenthèse refermée…

 

De quoi s’agit-il ?

Le café gras, c’est du bon café noir, mélangé avec une bonne matière grasse. Ni plus, ni moins.

A partir de là, il en existe plusieurs variantes, faisant intervenir plusieurs ingrédients.

Personnellement, j’en pratique trois :

  • La version primale : Café + beurre + huile de coco
  • La version paléo : Café + jaune d’œuf + huile de coco
  • La version « tibétaine » : Thé noir + ghee

Pour les addicts du gout sucré, il est toujours possible d’ajouter une petite touche de miel. Mais je ne le conseille pas. L’idée, c’est de laisser le « bon gras » s’exprimer J

 

Quels sont les bénéfices du Café Gras ?

  • Facile et rapide à préparer
  • Prix de revient de 50cts par grande tasse
  • Favorise le brûlage des graisses
  • Excellent pour accompagner le jeune intermittent
  • Très bon apport d’antioxydants (polyphénols du cafés)
  • Acides gras saturés (beurre et huile de coco)
  • Rien ne remplace un bon café pour bien démarrer la journée ??

MonCafeGras_small 

Ingrédients :

Café : il faut du très bon café. Bio. Source unique (pas de mélange). Idéalement en grain ou moulu (on en trouve du TOP à 15 euros le kg). Mais ça marche aussi si vous trouvez du bon instantané.

Beurre : Exclusivement au lait cru. Bio ou fermier. Comme pour toutes les sources animales, la qualité est primordiale. Tout ce qui vient de l’élevage conventionnel, c’est du poison !

Huile de coco : La aussi, choisissez une bonne source. Bio. C’est un must dans votre cuisine.

Jaune d’Œuf : Comme pour le beurre -> de la qualité… ou rien. Le jaune d’œuf est un des aliments les plus nutritifs qui soient… quand il est de bonne qualité. Sinon c’est vide de nutriments et rempli de poisons.

Autres variantes : Thé noir ou Thé Matcha peuvent être substitues au café. Et le beurre clarifié, en particulier le Ghee (tibétain ou indien) peut remplacer le beurre pour une version plus « Himalayenne ».

Pour les quantités, il n’y a rien de scientifique et c’est à l’appréciation de chacun. Aussi en fonction du gout du jour. Je prends en général un café plutôt léger avec une « grosse » cuillère à soupe de beurre pour une « petite » cuillère à soupe d’huile de coco… Si vous voyez ce que je veux dire…

Suggestions pour une utilisation optimale du « Café Gras ».

Dans le cadre d’un jeune intermittent, et surtout en hiver, il vous permettra de tenir sans problème jusqu’au milieu de journée si vous jeunez depuis le diner de la veille.

Par sa forte concentration en lipide pour un apport calorique assez négligeable il favorise le « brûlage des graisses » et vous donne donc de l’énergie tout en vous aidant à vous débarrasser de vos bourrelets superflus.

Quand : Le Matin en « remplacement » du petit déjeuner. Ou en « snack » dans la matinée.

Combien : J’aurai tendance à limiter la consommation régulière à 2 grandes tasses par 24h. Mais c’est très personnel et cela varie évidemment en fonction de la concentration de votre café.

Suggestions personnelles : Je n’encourage pas de le consommer avec ou après un repas. Je préfère le consommer à part. Mais j’ai reçu des témoignages de personnes qui observaient des effets bénéfiques alors qu’elles prenaient leur café gras avec un petit déjeuner complet.

De la même façon, je n’encourage pas la consommation de café dans l’après-midi ou encore moins en soirée. Mais c’est plus lié à mon expérience personnelle : si je bois du café après 16h, j’ai du mal à m’endormir le soir. D’autres sont sans doute moins sensibles aux effets de la caféine.

Contre-indications :

  • Le café, surtout à jeun, peut avoir des effets indésirables sur les personnes aux intestins fragiles.
  • Le café est bien connu pour son effet « excitant ». Il est donc déconseillé pour les personnes sujettes à des tachycardies ou autres arythmie cardiaque.
  • Le café a un effet stimulant. Il est donc contre indiqué pour les personnes souffrant déjà d’un dérèglement des glandes surrénales (responsables de la sécrétion notamment du cortisol et de la testostérone).

Note 1 : il existe des versions décaféinées de certains bons cafés. Je n’ai jamais essayé, mais pour celles et ceux auxquels l’aspect excitant de la caféine pose problème, cela peut être une alternative.

Note 2 : L’effet acidifiant du café est très discuté. Tout comme la problématique générale d’acidité du corps. Je choisis donc volontairement de ne pas rentrer dans ce débat dans le cadre de cet article.

Pour aller plus loin sur le café :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9#cite_note-42

Pour vous faire votre avis sur le « BulletProof Coffee » :

https://www.upgradedself.com/Bulletproof-Coffee-Starter-Kit-Brain-Octane-Edition

Encore !!!…

(Chronique écrite en réaction à l’attentat de Nice, survenu le 14 juillet 2016).

Encore… encore des vies interrompues… brutalement… sauvagement… encore des cœurs meurtris, des familles déchirées… encore du sang, encore des cris, encore des larmes… Encore…

Une pensée émue à toutes celles et tous ceux qui ont perdu des proches dans cette attaque.

Et un message à celles et ceux qui laissent la haine et la colère les envahir… à celles et ceux qui pensent avoir la solution… qui pensent à prendre les armes… à troquer leur liberté et leur humanité pour une panoplie de guerrier ou de justicier : Attention mes amis, la guerre, c’est ça ! Tous les jours… partout… sans fin !

Je ne prétends pas, moi, avoir LA solution. Mais j’ai une conviction : on ne triomphe pas de la guerre par la guerre. On ne fait que l’amplifier, l’intensifier, la généraliser.

Aucune arme, aucune armée, aucune police ne pourra jamais vous protéger contre la violence aveugle. Jamais.

Alors, aujourd’hui, plus que jamais, j’ai envie de savoir pourquoi je vis.

Aujourd’hui, plus que jamais j’ai envie de savoir quelles valeurs sont les miennes.

Plus que jamais je veux vivre en exprimant ma liberté et mon humanité, envers et contre tout. Ne jamais les sacrifier, à aucun prix, et surtout pas pour une illusion de sécurité.

Plus que jamais je veux jouir de tous et de tout, à chaque instant.

Plus que jamais je veux être prêt à tout perdre, à tout moment, pour prix d’avoir vécu pleinement.

Plus que jamais je veux accueillir l’autre et essayer de vivre en paix, simplement, avec lui.

Et c’est peut-être ça, en fait, MA « solution »…

Bio – 1-05 – Trading I – Franck Girardot

Comme beaucoup de jeunes ambitieux de ma génération, j’ai flashé sur « Wall Street ». Je me souviens encore de la salle ou je l’ai vu en VO, près des Champs Elysées, au moment de sa sortie en 87. Le Choc !

L’argent décomplexé… La fin justifiant les moyens… L’ascension d’un jeune gars d’origines modestes… Un concentré de Balzac, Stendhal et Tackeray à la sauce Oliver Stone… Le mythe d’Icare réactualisé et transporté au cœur de Manhattan… Rêver d’aller décrocher la lune sur un air de Sinatra…

Et Michael Douglas alias Gordon Gekko ! L’incarnation moderne d’un David qui, à coups de coudes, se fait une place au milieu des Goliath… un doigt d’honneur permanent à l’establishment… le perceur de « plafond de verre »… le barbare qui s’invite à la table des aristocrates et se permet de roter à table…  j’aurai donné un bras pour me faire cornaquer par ce mentor-là !

J’avais 15 ans. J’étais jeune et pur. Le mot cynisme n’avait pas encore de sens pour moi. Je n’avais pas encore lu Dorian Gray. Je croyais qu’on pouvait rester propre en se vautrant dans la fange… Je croyais qu’il y avait du bon dans chaque être humain et que cette partie-là finissait toujours par triompher… C’est beau l’innocence…

Après avoir vu le film, je m’étais mis à lire le journal des finances auquel je ne comprenais évidemment rien… je suivais les cours de la bourse… j’essayais d’imaginer comment j’aurai pu me lancer, sans capital ni contacts dans ce milieu… je lisais livres et magazines qui traitaient du sujet, mais ils étaient très rares à l’époque alors petit à petit, revenant à des préoccupations qui étaient plus « de mon âge »  j’étais passé à autre chose… mais j’ai longtemps gardé un intérêt et une certaine fascination pour cet univers et, surtout, j’avais mis un chiffre sur mes ambitions :

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« Je te parle pas de gagner 300 ou 400.000$ par an à Wall Street, d’être pas mal logé et de voyager en première… Non ! Je te parle de liquide !… Etre bourré de fric !… 50… ou 100 millions de $, Buddy !… Assez, pour te payer une fille comme Darian… Assez, pour profiter de TA vie… Un PRO… ou un zéro… »

 

Mon avenir était donc tout tracé. Il ne pouvait pas y avoir de demi-mesure. Je serai multimillionnaire ou clochard… Et comme je n’envisageais clairement pas de devenir clochard, il était évident que je devais devenir multimillionnaire… et j’ai passé 20 ans à poursuivre cette chimère…

Mais n’anticipons pas et revenons à notre chronologie : Septembre 96, Eric rentre de son stage « Robbins » à Hawaï avec une idée en tête !…

Les 2 demi-journées consacrées à la réussite financière l’avaient particulièrement marqué et le trading boursier y était présenté comme le plus court chemin vers cette réussite. Un stage d’approfondissement intitulé « Wealth Mastery » était programmé au mois de juin suivant, mais il avait reçu assez d’informations pour avoir envie d’approfondir le sujet sans attendre.

Son enthousiasme était partagé par un petit groupe de participants qui, comme lui, avaient été très séduits par la perspective de profiter du dynamisme des marchés financiers pour faire travailler leurs économies et accélérer leur progression vers la liberté financière. Ensemble, ils avaient pris la décision de créer un club d’investissement. Et convaincus par le dynamisme d’Éric, ils l’avaient désigné pour en être l’animateur.

Dès son retour, Éric se lança avec passion dans ce nouveau projet et se mis en tête de m’y embarquer avec lui. C’est à la fois une qualité et un défaut chez lui… Mon frère est très impatient et il ne sait pas faire les choses tout seul. Alors quand il a une idée, il faut qu’il se lance immédiatement et il a souvent besoin d’avoir quelqu’un avec lui. Et comme nous avons pas mal de sujets d’intérêt communs, il lui arrive souvent de vouloir me prendre pour acolyte… Je dois d’ailleurs reconnaître que ça n’est pas toujours pour me déplaire. Là où je suis plutôt cérébral et un peu intello, lui est plus fonceur et plus « dans l’action » alors nous nous complétons assez bien sur ce point. Le problème c’est qu’il ne m’en faut pas beaucoup, à moi non plus, pour m’enflammer pour un sujet qui m’intéresse. Alors, du coup, je ne sais pas dire non à ses sollicitations et je m’embarque avec lui sans retenue. Et une fois que je suis parti… je suis parti !

Pour le trading boursier, j’ai eu quelques hésitations. J’ai déjà expliqué qu’à ce moment de ma vie je commençais à envisager d’autres voies… L’argent et la réussite financière me séduisaient moins… je me sentais attiré par d’autres sujets, d’autres énergies… Au bout d’un moment, devant mon hésitation, il avait fini par me demander avec impatience : « Mais alors ? Qu’est-ce que tu veux faire ? »…. J’ai souvent repensé à ce que je lui avais répondu ce jour-là : « du sport et de la philo »…

Mais ma réponse ne l’avait pas convaincu… et il faut croire qu’à l’époque elle ne m’avait pas convaincu non plus… puisque quelques semaines plus tard nous étions tous les deux partis dans une nouvelle aventure :

Auctor Brothers Corporation – Traders With a Soul