Réécrire l’Histoire ! – Merci monsieur Fillon

Merci monsieur Fillon,
 
A l’écoute de votre discours de Sablé dans la Sarthe, je n’ai pas pu résister à l’envie de me saisir de ma plume afin de vous exprimer ma plus profonde gratitude.
 
Vos mots si bien choisis ont résonné en moi et m’ont remis dans le droit chemin en m’apportant des réponses simples et pratiques à des questions essentielles.
 
En premier lieu, j’ai compris comment faire de mes enfants de bons petits français, au moins aussi bien éduqués et aussi patriotes que les petits chinois que vous citez en modèles.
 
Jusque-là, bêtement, je les avais éduqué dans une espèce de sotte ouverture d’esprit, je leur avais transmis, j’en reconnais la faute, une vision du monde très « Bisounours » (c’est comme ça qu’il faut dire je crois) faite de tolérance et de respect de l’autre et, pire de mes crimes, j’avais tâché de stimuler leur esprit critique, notamment en leur présentant l’Histoire comme un jeu de nuances plutôt que comme une représentation binaire et partisane…
 
Je mesure aujourd’hui, grâce à votre vibrant discours, à quel point je me suis fourvoyé et le danger que mes erreurs ont fait courir à la République.
 
Votre recadrage sur l’aspect culturel de la colonisation m’a été salutaire. En revoyant mon Histoire à travers ce filtre, j’ai pu mieux comprendre le partage de culture dont avaient pu bénéficier les indiens d’Amérique et les aborigènes australiens au même titre que les nombreux peuples qui ont vu, grâce à nous, leur niveau culturel s’élever à mesure que leur population était décimée… Où en seraient-ils aujourd’hui, ces peuples d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique, sans notre apport culturel ? Je n’ose même pas l’imaginer… Et je m’étonne encore qu’ils ne nous en soient pas plus reconnaissants…
 
Par ailleurs, le lien évident que vous établissez entre la connaissance d’une vérité et la honte que cette vérité pourrait générer m’amène, tout comme vous, a préférer taire cette vérité, à la renier et à l’enfouir au plus profond, afin qu’elle ne m’empêche pas de développer la fierté dont j’ai besoin pour prendre pleinement ma place en ce monde… Et pour vous montrer que j’ai bien retenu la leçon, je vais la mettre immédiatement en application dans ma vie personnelle. Se faisant, grâce à vous, je vais pouvoir régler définitivement plusieurs questions liées à mon passé et qui risquaient de compromettre mon autorité parentale. Je les cacherai à mes enfants, j’en nierai l’existence s’ils devaient resurgir, et j’aurai ainsi réglé le problème sans créer de complications inutiles. Merci monsieur Fillon.
 
Enfin, et c’est sans doute le plus beau, moi qui suis amateur de belles lettres et de grands auteurs, l’idée de réécrire les livres d’Histoire pour en faire les écrins d’un grand « récit national » ne peut que me séduire. Et qui mieux que nos éminents Académiciens pourrait se charger de cette tâche. Il est vrai que dans un pays qui peut s’enorgueillir de tant de grands écrivains, pourquoi s’encombrer de tous ces historiens qui ne sont jamais d’accord entre eux. Voilà bien un des beaux projets qui devraient redonner à notre pays l’unité dont il a tant besoin : réécrire notre Histoire. Et en l’associant à votre idée de commencer l’endoctrinement… pardon, l’apprentissage, à 5 ans plutôt que 6, votre initiative courageuse devrait permettre de fabriquer… pardon d’instruire, une belle génération de têtes bien faites… Encore une fois, merci monsieur Fillon.
 
Pourtant, sur ce point, je me demande si vous n’êtes pas un peu timoré… Pourquoi 5 ans ? Ne devrions-nous pas aller un peu plus loin en démarrant le processus encore plus tôt. En effet, soyons modernes, grâce à la technologie, il devrait être possible d’accoler des écouteurs au ventre des futurs mamans et ainsi distiller ce « récit national », par voie auditive, au profit de l’embryon en formation… Autant de temps de gagner, et je suis sûr que même les chinois n’y ont pas encore pensé… Ah ! Ce génie français… Vous voyez, à vous écouter évoquer les paysans et les ingénieurs qui ont fait la grandeur de notre pays, je me prends d’audace et je me sens pousser des ailes pour porter au firmament, l’étendard de la fierté nationale… Un grand merci monsieur Fillon.
 
Je conclurai en vous remerciant, aussi, d’avoir évoqué votre passé de scout. J’ai été scout, moi aussi. Mais je me demande si vous avez fait un lapsus, ou si vous avez bien mentionné les « Scouts de France »… J’ai eu pour ma part le grand honneur de faire partie des Scouts Unitaires de France. N’ayant pas eu la chance d’avoir près de chez moi de troupe de Scouts d’Europe, encore plus traditionalistes, souvent encadrés par des prêtres intégristes portant leur soutane noire par dessus leurs rangers. Mais chez les « S.U.F. » nous étions quand même des puristes, fidèles à l’héritage de Baden Powel (un homme qui a lui aussi beaucoup œuvré pour le « partage de la culture » britannique avec les peuples africains)… En revanche les Scouts de France étaient bien connus pour être des gauchistes débraillés… Voilà peut être une part de votre histoire qu’il serait préférable de cacher… il y a de quoi avoir honte… il conviendrait, de réécrire votre « récit personnel » pour en effacer cet épisode peu glorieux… Une petite astuce pour le faire discrètement : ne mentionnez que le mot « scout », sans entrer dans le détail, cela vous évitera de ternir votre image…
 
Finalement, avec tout ça, j’en arrive vraiment à regretter que vous ne soyez jamais président…
 
Parce qu’il faut bien le reconnaître, vous n’avez aucune chance…
 
Votre premier handicap, c’est que vous êtes moins populaire que Sarkozy. D’ailleurs, je voulais vous dire que vous l’avez oublié dans votre liste des grands hommes qui ont fait la France, juste après Giscard, Mitterand et Chirac… il en manquait deux : les deux plus récents… à force de parler d’Histoire Millénaire on en vient à oublier les faits les plus récents… ça m’arrive aussi… ou peut-être que c’est déjà une façon de commencer à réécrire le récit national… en enlevant les noms qui gênent… vous êtes vraiment très fort…
 
Et votre deuxième handicap c’est que sur la réécriture d’histoire vous êtes dépassé par le Front National. C’est dans leur ADN, donc on peut penser qu’ils sont plus forts que vous sur le sujet… Marine et Marion, depuis toutes petites, elles se nourrissent de ce lait-là… donc en arrivant dessus un peu tard dans votre carrière, ça risque de ne pas passer… vous allez commettre des petites bourdes (comme le coup des Scouts de France, rédhibitoire chez les électeurs du FN qui sont sensibles à ce sujet, chez eux c’est Scouts d’Europe sinon rien !)…
 
Alors voilà, monsieur Fillon, merci de m’avoir donné l’occasion de clarifier mes idées. Par les temps qui courent, il est préférable de les avoir bien claires…
 
Bien à vous,
 
Votre dévoué,
 
FG – Lain – 160904

 

 

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La Démocratie expliquée à mes ados

Après le débat national sur le burkini, et alors que la presse se fait l’écho des lancements de campagnes électorales des uns et des autres, un petit recadrage sur la notion de démocratie me parait d’actualité.

Note : évidemment, de nombreux points demandent à être développés. Et ce texte n’est ni un manifeste, ni une thèse exhaustive sur le sujet. C’est un jeu de question réponse tel que je pourrais en avoir un avec mes enfants de 12 et 14 ans. Son but est d’éveiller et d’alerter en suscitant des questions et des débats. Pas de formuler une vérité absolue et définitive.

 


1 – C’est quoi la démocratie ?

C’est un régime politique (on pourrait dire une façon de gouverner) dans lequel le peuple exerce le pouvoir.

Etymologiquement, « demos » désigne le peuple et kratos, désigne le pouvoir.

On distingue la démocratie d’autres régimes politique :

  • Aristocratie : c’est une élite qui exerce le pouvoir. Les nobles, les notables, les intellectuels, une classe ou une caste supérieure…

Exemples : la monarchie, avec un roi ou une reine et une classe nobiliaire ; Les émirats arabes…

Cas particulier : on parle d’oligarchie quand un petit groupe de personnes exerce le pouvoir.

 

  • Théocratie : ce sont les représentants de Dieu, donc les prêtres, qui exercent le pouvoir…

Exemples : Le Vatican ou le pape est le chef de l’État, L’Iran ou l’ayatollah est le chef de l’État.

 

  • Autocratie : c’est une personne auto-désignée qui exerce le pouvoir.

Exemples : dictatures établies suite à des coups d’états (prise du pouvoir par la violence), ou usurpation progressive du pouvoir par des personnes qui avaient été élues démocratiquement (Hitler, Mussolini…)

On voit dans la dernière définition qu’il existe des exemples historiques de glissement de régimes démocratiques vers des régimes autocratiques. Rien n’est jamais figé définitivement et dans une démocratie, le peuple doit rester vigilant s’il veut conserver son pouvoir.

 

 

2 – Le peuple exerce le pouvoir… concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?

A partir du moment où plusieurs personnes doivent coexister dans un même espace, la question se pose de savoir, comment on s’organise pour vivre ensemble. Qui fait quoi ? Qui décide quoi ? Et qui commande qui ?

C’est la politique qui doit répondre à ses questions.

Dans une démocratie, on estime que c’est le peuple qui doit, collectivement, aborder ces questions et prendre les décisions. Donc on gère ensemble, on décide ensemble, on gouverne ensemble.

 

 

3 – Comment fait-on pour prendre des décisions « collectivement » ?

C’est très compliqué… et c’est ce qui faisait dire à Winston Churchill que la démocratie était le pire des régimes politiques… à l’exception de tous les autres !…

Il voulait dire par là, que c’est le plus souhaitable pour la liberté et le bien-être de tous, mais que ce n’est pas simple pour autant. C’est même souvent très compliqué. Et en tous cas plus compliqué que d’avoir une seule personne qui décide et impose ses choix a tout le monde… Comme toujours, être libre, ça donne des responsabilités et ça complique un peu la vie… mais c’est le prix a payer pour qu’elle puisse être plus belle… on n’a jamais rien sans aucun effort.

Alors concrètement, pour décider collectivement, on organise des votes. On pose des questions et les gens y répondent en votant. Et on prend des décisions en fonction du résultat des votes. Soit à la majorité absolue (plus de 50% des voix), soit à la majorité relative (ce qui emporte le plus de voix)… entre autres.

 

 

4- Comment fait-on pour faire voter tout le monde ?

Ça aussi c’est un peu compliqué, et plus la base est grande, plus c’est compliqué. Voter dans un groupe de 10 personnes qui sont réunies en un même lieu, c’est évidemment plus facile que faire voter une nation de 66 millions de personnes comme en France, ou même 320 millions comme aux Etats-Unis…

Mais on s’organise pour le faire… ce qui demande de la logistique et du contrôle pour s’assurer que les résultats des votes sont correctement comptabilisés.

Là encore, on voit bien que dans une démocratie, le peuple doit être attentif et vigilant pour ne pas laisser s’installer des fraudes électorales (falsification des résultats du vote) qui pourrait favoriser telle ou telle personne et fausser les résultats.

 

 

5- Mais concrètement, les gens votent pour quoi ?

Ca dépend des systèmes, mais en France par exemple, les gens (on dit les citoyens) ne votent pas directement pour traiter les questions (sauf dans le cas de referendum, on y reviendra). Ils votent pour élire des représentants. C’est pour ça qu’on appelle le régime politique français une démocratie représentative.

  • Au niveau local, les citoyens élisent des conseillers municipaux qui désignent le Maire.
  • Au niveau départemental, les citoyens élisent des députés.
  • Au niveau départemental, les citoyens élisent aussi des « conseillers départementaux ».
  • Au niveau régional, ils élisent des conseillers régionaux qui désignent un Président de Région.
  • Et au niveau national, ils élisent un Président de la République.

Donc ils élisent des gens pour gérer et gouverner en leur nom. C’est important : EN LEUR NOM… pas « à leur place ». C’est une petite nuance, mais qui fait une énorme différence.

 

 

6- Députés, Maires, Présidents… C’est quoi la différence entre tous ces gens ?

Le Maire et les conseillers municipaux sont chargés de gérer les communes. Ils s’occupent de la vie quotidienne des gens : les rues, les jardins, le ramassage des déchets, l’organisation de la vie collective, les écoles, les équipements communs… C’est la base de la vie démocratique d’un pays.

Les conseillers départementaux et régionaux font la même chose mais au niveau départemental et régional.

Arrondissement, Commune, agglomération de communes, départements, région… Il est souvent reproché au système français de créer des couches et des sous-couches et d’arriver à un « mille feuille » administratif difficile à comprendre et impossible à gérer…

Les Députés représentent leur « circonscription » au niveau national. Ils siègent à l’Assemblée Nationale, ils peuvent proposer des lois et ils sont chargés de les voter. Ils organisent aussi des commissions parlementaires pour surveiller le bon fonctionnement de la démocratie dans le pays.

Le Président de la République a charge de gouverner le pays. Pour l’y aider, il désigne un Premier Ministre qui nomme un gouvernement (des ministres qui sont charges de s’occuper des différentes parties : l’armée, la justice, l’école, les hôpitaux, les impôts, la solidarité…). Le gouvernement propose des lois, qui sont ensuite votées par les députés à l’Assemblée Nationale.

 

 

7- Qu’est-ce qu’il faut faire pour être député, ou maire ou président ?

Sur le principe, rien de spécial. Toi, quand tu seras majeur, tu pourras l’être si tu veux. Il faudra juste te présenter à une élection (on dit « être candidat ») et expliquer aux gens qui vont voter ce que tu vas faire quand tu seras élu (ça s’appelle « faire campagne »). Après ça, les gens votent et si tu es élu, tu y vas !

Par définition, être élu ne demande pas de compétence particulière parce que tu es là pour représenter les citoyens. Donc tu t’exprimes en leur nom. Tu décides en leur nom… Et pour faire ça il ne faut pas sortir de polytechnique ni de l’ENA… il faut juste savoir lire, écrire, parler en public et avoir à cœur de servir les autres.

C’est différent du poste de ministre par exemple. Là, il faut des compétences parce que tu traites de sujet très pointus et tu dois diriger des équipes pour obtenir des résultats… c’est un poste de manager de haut niveau. Mais ça n’a rien à voir avec les fonctions d’élus. Les élus représentent les gens qui les ont élus, et les fonctionnaires (du haut en bas de la hiérarchie) font fonctionner.

En France, on a souvent tendance à confondre les deux…

 

 

8- Pourquoi les gens qui font de la politique ils, se disputent souvent ?

Deux raisons majeures :

Première raison : Les idées. Chaque personne, élue ou pas, a une certaine vision de la vie en collectivité. Et tout le monde n’est pas d’accord sur tout. Parfois même, sur certains sujets, les désaccords peuvent être important et ça peut créer des tensions voir des disputes. Mais ça fait partie des règles du jeu et une démocratie saine et dynamique se nourrit de débats animés. Et parfois, à force de s’animer, on en arrive à se mettre un peu en colère et à sortir quelques noms d’oiseaux… mais ça n’est pas grave tant qu’on en reste aux mots et qu’on sait respecter les autres et leurs opinions, même quand elles sont différentes. Les hommes politiques sont souvent des gens qui ont des opinions très affirmées et qui sont très passionnés pour les défendre. Donc forcément, quand ils ne sont pas d’accord, le débat s’anime…

Deuxième raison : L’Ambition. Tout le monde aime avoir au moins un peu de pouvoir. C’est humain. Mais il y a des gens qui aiment beaucoup ça. Et même certains pour lesquels c’est une obsession. Ils ont envie d’être chef, grand-chef et même super-chef… Et comme ils sont plusieurs à vouloir être chef, forcément, ils se bagarrent pour avoir la place. C’est moins noble que les batailles idéologiques mais ça fait aussi partie de la nature humaine…

Et c’est à nous, citoyens de savoir distinguer l’un et l’autre. Pour cela, quand un homme politique essaie de nous convaincre il faut se poser cette question : est qu’il est animé par l’intérêt collectif ou par son intérêt a lui ? Est-ce qu’il sert des idées ou sa seule ambition ?

 

 

9) Comment le savoir ?

Pas toujours facile. Mais il y a une façon de se tromper le moins souvent possible : ne jamais se contenter d’écouter ce qu’ils disent, mais plutôt regarder ce qu’ils font.

En gardant à l’esprit ce dicton populaire : si tu me trompes une fois, tu es un bonimenteur, si tu me trompes deux fois, je suis un idiot.

En politique comme dans la vie en général, on se trompe rarement en jugeant les gens sur leurs actes, mais on peut se faire berner souvent si on se contente de les croire sur parole.

Et surtout, la meilleure façon de ne pas se laisser avoir par les beaux discours des hommes politiques c’est de s’intéresser de près a ce qu’ils font et à la vie politique au quotidien, sur le terrain, pas seulement dans les journaux ou sur les plateaux de télévision.

 

 

10) Comment faire ça ? Comment s’intéresser a la vie politique au quotidien ?

Au-delà même de la politique, la démocratie est en tout et partout. Dès que plusieurs personnes sont réunies pour faire quelque chose ensemble il y a une notion de politique et de « gouvernance ». Comme on le disait au début : comment on s’organise ? Qui fait quoi ? Qui décide quoi ? Qui commande qui ?

Groupements de quartier, associations, clubs, ONG, entreprises, syndicats, délégués de classe… et même dans la famille… Dans tous les domaines de la vie en société on peut s’en remettre à des systèmes « dirigistes » ou certains dirigent A LA PLACE des autres… ou aller vers des systèmes plus participatifs, ou chacun est partie prenante de l’organisation.

Donc j’ai envie de dire que pour s’intéresser à la politique, on peut commencer par s’informer le plus possible sur les actions quotidiennes de nos élus (dans le cadre de leur mandat, pas dans leur vie privée), pour pouvoir les juger sur leurs actions et pas sur leurs paroles.

Et pour s’entrainer à la vie démocratique il faut pratiquer la démocratie, partout. Etre acteur. Etre responsable. Se tenir informe des questions qui touchent à la vie quotidienne. Prendre part au débat. Se former un avis. Participer aux actions. En famille, à l’école, au travail, dans les clubs et les associations

Ça demande de sortir un peu de son petit monde, a passer moins de temps devant la télé, à s’intéresser a autre chose qu’a son petit nombril et se consacrer à autre chose qu’à se faire sa petite place au soleil… mais c’est sans doute la clé de l’avenir de la démocratie en tant que garante des libertés individuelles et du bien vivre ensemble.

 

Une question pour finir, mais celle-là, c’est moi qui la pose : Et toi ? Comment décides-tu de participer à la vie démocratique ? Aujourd’hui… Maintenant…