Quelques Idées pour réinventer l’action citoyenne (ou le militantisme de gauche).

Je l’ai déjà exprimé dans un autre bulletin : la gauche de combat fait fausse route en axant son action sur la protection du pouvoir d’achat. Ça n’est plus le sujet.

Mais alors ? Quel est le sujet ?

Nous passons notre vie à courir, pour pouvoir dépenser de l’argent que nous n’avons pas, en achetant des choses dont nous n’avons pas besoin, pour impressionner des gens que nous ne connaissons pas…

C’est vrai à tous les niveaux de la société. De l’allocataire du RSA jusqu’au cadre gagnant 5 à 10 fois le SMIC.

Nous nous achetons une illusion de sécurité, une illusion de bien-être, une illusion de plaisir… au prix de notre liberté, de notre santé et de notre bonheur.

Nous nous plaçons sous la tyrannie du prêt à penser, du prêt à jouir et du prêt à consommer… et nous perdons notre capacité à penser par nous-mêmes, sentir par nous-mêmes et faire par nous-mêmes.

Nous nous isolons dans une bulle égocentrée et nous nous complaisons dans une réalité virtuelle faite de désirs préfabriqués et de frustrations préprogrammées. Devenus addicts au plaisir immédiat nous sommes réfractaires à l’effort d’une confrontation avec le réel.

Mais quel réel ?

> Notre corps à besoin de bouger librement, de respirer un air pur, de boire une eau pure et de se nourrir d’aliments naturels.

Au lieu de cela, nous nous entassons dans des espaces réduits où nous respirons un air vicié, buvons une eau chargée de chlore et autres toxiques et mangeons des produits industriels qui nous rendent malades à en mourir.

> Notre cerveau à besoin de calme pour se reposer, de stimulation sensorielle pour rester vif et alerte, et de temps pour apprendre et grandir.

Au lieu de cela, nous vivons dans un stress permanent, perturbés par les bruits et les lumières artificielles, sommés de répondre à des millions de stimuli dénaturés et vides de sens, entraînés dans une course sans fin vers le néant intellectuel aussi bien qu’affectif.

> Pour assurer notre sécurité et notre bien-être, nous avons besoin de coopérer entre nous, vivre ensemble en bonne intelligence, apprendre et nous enrichir de nos différences.

Au lieu de cela, nous glorifions la compétition et la victoire, nous encourageons la concurrence, apprenons à nous méfier de nos voisins et cherchons le réconfort dans l’entre-soi.

Alors ? Que faire ?

Revenir à une vie plus simple.

 

Notez bien qu’il ne s’agit pas de revenir à un quelconque « temps jadis ». Nous pouvons très bien vivre avec notre temps mais refuser de nous laisser entraîner dans une course vers de plus en plus de sophistication et de complexité.

  • Retrouver une relation simple et saine à notre corps.
  • Retrouver un rythme de vie simple et sain.
  • Retrouver une relation simple et saine avec les autres.

 

A travers tout cela, l’idée et l’objectif sont de donner un nouveau sens à la lutte sociale et à l’engagement militant. Pour, à la fois, obtenir des améliorations immédiates dans le quotidien des gens (et le notre) et donner une direction à nos luttes sociales. Afin de ne pas entrainer les gens dans des luttes qui ne font que reproduire le système qui est dénoncé.

 

D’accord, mais comment faire ?

Education, travaux pratiques et convivialité.

 

  • Transmettre des informations simples et claires permettant à chacun de mieux comprendre ses vrais besoins et de savoir comment les satisfaire de façon simple et autonome.
  • Proposer des ateliers de mise en pratique permettant à chacun d’obtenir des résultats concrets et de sentir les effets positifs de ces nouvelles pratiques.
  • Installer tout cela dans des évènements collectifs, permettant à chacun de redécouvrir ses voisins et prendre plaisir à coopérer avec eux.

 

Exemples :

  • Une matinée au jardin pour réapprendre à produire, préparer et cuisiner des aliments naturels sains…
  • Exploration du quartier (enfants, ados et adultes) : Réapprendre à bouger dans son environnement pour se maintenir en forme et prendre du plaisir…
  • Slam intergénérationnel et multi-culturel : composer, lire et interpréter des textes avec les langages usuels des participants…
  • Revue de presse sur la place publique : lecture et commentaire de l’actualité sur un mode ludique et humoristique…
  • A vous de jouer : quelles sont vos idées d’actions citoyennes?

 

Tu as des idées d’action ?

Tu souhaites participer à la mise en œuvre de certaines actions décrites plus haut ?

Super ! Alors contacte-moi : franckgteam@gmail.com

N’attendons pas. Passons tout de suite à l’action.

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Pouvoir d’Achat – Le Hors Sujet de la lutte sociale

Transportez-vous un instant à vos années de lycée ou de collège…

Vous est-il déjà arrivé de voir revenir une de vos copies, arborant une note plutôt calamiteuse et assortie de la mention « bon devoir, mais hors sujet » ?

Ça m’est arrivé… Quelle frustration !!!

On s’est donné du mal… on était plutôt content de soi… et PAF !!! la sanction… l’humiliation… et le coup fatal porté à la moyenne du trimestre…

Pourtant, par ces mots, votre correcteur voulait vous faire comprendre que votre effort était respectable, voir même que votre rédaction présentait de réelles qualités, mais que vous aviez malheureusement répondu à côté de la question.

Et rien de ces vaines louanges ne pouvait inverser le résultat »comptable » :

Nul ! Archi nul !

Aujourd’hui, alors que mes années lycéennes sont loin derrière moi, je me glisse dans la peau du correcteur et c’est sous cet angle que j’observe les efforts déployés par la gauche pour proposer une véritable alternative politique à la pensée néolibérale ultra dominante.

Les efforts sont louables. Et si l’on parle de ce qu’il convient d’appeler la « gauche de la gauche », les intentions sont sincères. Mais l’échec n’en est pas moins total… Et pire que total, il est même double.

Le premier échec, c’est la régression du vote favorable à la gauche de combat jusqu’à des scores beaucoup trop faibles pour inverser le rapport de force et faire bouger les lignes. Résultat : depuis 20 ans, le pays est gouverné à droite. Ce fut le cas sous Chirac, sous Sarkozy, sous Hollande, et ça va être encore pire avec Macron. Donc acte.

Mais le second échec est encore plus inquiétant. Et il tient au désintérêt croissant de nos concitoyens pour l’engagement collectif.

Qu’il s’agisse du syndicalisme, de la participation active à la vie politique (encartage dans un parti, militantisme…) ou même de la simple participation aux grandes élections nationales. Année après année, inexorablement, les gens se déconnectent du collectif et se replient dans l’individualisme.

Pour réaliser leurs moindres désirs quand ils sont du bon côté de la fracture sociale. Et pour préserver leurs maigres acquis quand ils se trouvent du mauvais côté.

Dans les deux cas, il devient de bon ton de désigner un bouc émissaire. L’Etat et les fonctionnaires pour la France qui gagne. « L’assisté » ou le migrant pour la France qui perd.

Au final, s’agissant des populations les plus directement concernées par la nécessité d’un rééquilibrage des forces en faveur des plus modestes, on doit faire le triste constat que non seulement ils ne votent plus à gauche mais, de fait, ils ne votent plus, tout court.

Pourquoi ?

Précisément à cause de ce « Hors Sujet ».

Depuis 35 ans, la gauche sociale, la gauche de combat, celle qui devrait leur montrer la voie et les mobiliser pour défendre leurs propres intérêts, s’évertue à leur proposer des discours dont on peut discuter des qualités, mais qui, au-delà de toute autre considération sont malheureusement « hors sujet ».

Pourquoi « hors sujet » ?

Parce qu’ils sont centrés sur le maintien ou la progression du pouvoir d’achat. Le candidat Hamon en avait même fait son thème de campagne. C’est aujourd’hui encore le leitmotiv des grandes centrales syndicales. Et le PCF a cette revendication chevillée au corps.

Or, qu’est-ce que le pouvoir d’achat ?

Le pouvoir d’acheter !

Augmenter le pouvoir d’achat, c’est donc donner la capacité d’acheter plus.

En posant le sujet de cette façon, on en mesure mieux le manque d’audace et la vacuité.

Peut-on sérieusement poser cet objectif comme l’alpha et l’oméga de la lutte des classes ?

Peut-on trouver-là matière à mobiliser les masses et à faire se lever les foules ?

En d’autres termes, peut-on vraiment attendre de nos concitoyens qu’ils risquent de perdre le peu qu’ils ont pour aller quérir un petit peu plus ?

Non. La preuve en est faite. Et ça n’a rien de surprenant.

Et pire encore, en leur proposant ce combat, et en présentant leur « manque de pouvoir d’achat » comme la grande injustice contre laquelle il faudrait lutter, on les entretient dans l’illusion que plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation, pourrait leur apporter plus de bonheur.

Se faisant, on joue le jeu des marchands qui dépensent des milliards, à coup de publicité plus ou moins déguisée, pour les persuader de la même chose.

Pis, on entretient leur désir de consommer et on en fait même une revendication. Une question existentielle. Les rendant prêts à vendre leur âme et à trahir leur classe contre l’espoir de pouvoir un jour s’acheter (à crédit) une nouvelle télé. Posant comme unique projet le fait de remplir leur caddie de produits toxiques mais habilement marketé ou de partir en vacances pour aller exploiter encore plus pauvre qu’eux…

Détournant surtout leur attention de questions beaucoup plus graves.

Ainsi peut-on dire que nos défenseurs du pouvoir d’achat sont les idiots utiles du capitalisme néolibéral. Réduisant eux aussi les masses populaires à leur rôle de consommateurs et leur laissant croire, répétons-le pour bien l’intégrer, que plus de consommation pourrait leur apporter plus de bien-être.

Voilà le drame de la vraie gauche. Nous nous trompons de combat.

Mais alors ?

Quel est le vrai combat ?

Excellente question et je vous remercie de me l’avoir posée.

Réponse : proposer à nos concitoyens des clés pour s’extraire du système qui les pressurise plutôt que d’entretenir leur chimérique espoir d’y trouver un jour leur place.

 

En d’autres termes il s’agit de leur montrer des voies alternatives, et le plus souvent déconnectées de tout système marchand pour :

  • retrouver le plaisir de vivre ensemble
  • réapprendre à satisfaire leurs besoins essentiels de manière saine et naturelle
  • se rendre utile en coopérant et en partageant leurs savoirs et leurs compétences.

 

Concrètement, cela suppose de leur montrer que l’action politique ne consiste pas seulement à négocier un bulletin de vote.

Cela suppose aussi de leur montrer qu’il n’est pas nécessaire de se placer en totale dépendance de circuits de distribution complexes pour très bien se nourrir, s’occuper de son corps, se loger ou se vêtir.

Cela suppose enfin de leur montrer qu’il existe une vie en dehors du « marché du travail » et qu’un échange n’a pas besoin d’être monétaire pour avoir une valeur.

En face de chacun de ces postulats, on pourrait aligner des dizaines d’idées concrètes de choses à faire et de projets à développer. Rien ne manque pour les mettre en œuvre.

Rien sauf peut-être le fait d’arrêter de regarder dans la mauvaise direction pour se remettre dans le sens de la marche. Si j’osais je dirais : « dans le sens de l’Histoire ».

 

Car ce n’est pas en faisant croire à tous qu’il est possible de trouver sa place dans un système fondamentalement inégalitaire qu’on en éliminera les inégalités.

C’est au contraire en apprenant à chacun de trouver sa place en marge de ce système.

En faisant cela, on fait trois choses :

1 – on donne immédiatement une voie de réalisation à des millions de personnes qui n’ont et n’auront jamais une place confortable dans le système tel qu’il est aujourd’hui.

2 – on permet à des dizaines de milliers d‘individus bien équipés pour fonctionner dans le système actuel de trouver à se réaliser en dehors de lui en s’impliquant dans la construction des alternatives nécessaires.

3 – on affaiblit progressivement le vieux système jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre choix que de laisser la place au nouveau système.

 

A l’issue d’une longue campagne électorale, la gauche sociale déconfite mais toujours vaillante propose de poursuivre dans la rue les combats perdus dans les urnes…

Au moment de nous engager dans ce nouveau combat je vous propose de réfléchir à cette question :

Pour réussir et avoir un impact concret et positif dans la vie des gens que nous entendons défendre, où devons nous placer notre énergie ? Dans un combat pour le pouvoir d’achat ? Ou dans un travail de fond pour donner vie à un modèle alternatif, permettant à tous et à chacun de se libérer progressivement de la tyrannie du monde marchand ?

La réponse n’est sans doute pas exclusive ni strictement binaire.

Peut-être pas l’un OU l’autre. Mais au minimum l’un ET l’autre.

Je propose à celles et ceux que la question intéresse d’ouvrir le débat et de traduire nos échanges par des propositions d’actions et de projets. Ce blog servira à en relater les expériences.

A très vite.

Union de la Gauche – Benoit Hamon a RV avec l’Histoire.

Après la main tendue de Jean-Luc Mélenchon, dans un esprit d’ouverture mais posant des conditions claires et sans équivoques, Benoit Hamon à rendez-vous avec l’Histoire.

Sera-t-il le courageux fossoyeur du PS et saura-t-il se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, digne représentant d’un mouvement qui compte + de 260.000 soutiens et confirme chaque jour sur le terrain sa détermination à faire gagner la gauche pour redonner le pouvoir au peuple.

Saura-t-il saborder un parti qui n’en fini plus d’agoniser, écartelé entre deux tendances irréconciliables ?

Saura-t-il écouter la voix des militants et des sympahisants, plutot que celles des cacique et des cadres accrochés à leur gagne pain électif ?

Saura-t-il libérer les énergies encore prisonnières du monstre a bout de souffle qu’est le PS ?

Saura-t-il privilégier le peuple de gauche, plutôt que la caste des nantis du système ?

Un ralliement de Hamon et Jadot à la candidature de la France Insoumise, au service d’un « Avenir en Commun », c’est l’assurance d’une formidable dynamique de gauche. Pour la présidentielle et pour les législatives.

Un raz de marée populaire, pour une société plus juste, plus humaine, plus responsable, plus respectueuse du vivant.

Un formidable élan d’espoir pour aujourd’hui et pour demain.

Un uppercut du gauche plein de punch à la droite et à l’extrème droite.

Un pas décisif vers la victoire.

A vous de jouer Monsieur Hamon.

Une chance pareil, ça n’arrive pas deux fois dans une vie.

Saisissez-là !

#jlm2017

 

Pour QUOI allez-vous voter ?

Logique et Cohérence du vote Mélenchon 1/4

Introduction à une série de 4 articles présentant la logique et la cohérence du vote Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017.

 


Trop souvent, le débat « politique » se limite à une opposition de personnalités entre de prétendus « sauveurs » ou à des jeux de partis voir, à l’ère des reality shows et de l’info-tainment généralisé, à de sinistres concours de popularité.

Surexposition médiatique, phrases chocs, slogans racoleurs, provocations, coups de com’… tout est bon pour marquer des points.

Peu importe les projets et les programmes puisque les questions qui sont posées sont plutôt : Pour QUI allez-vous voter ? Quel PARTI allez-vous soutenir ? Ou quel est votre « FAVORI » pour cette élection ?

Dans ce jeu de dupes, la meilleure stratégie consiste bien souvent à brouiller les pistes, à éviter les débats d’idées et à rester dans le superficiel.

Les mieux armés pour surnager dans ce maelstrom, ce sont les vieux briscards de la politique à l’ancienne, rompus aux jeux d’influence et aux petits échanges de faveurs entre « amis » et bien introduits dans les médias…

Et ce ne sont pas les récents arrangements électoraux sous-tendant le ralliement du parti écolo au candidat du PS ou celui du centre de Bayou à la candidature de Macron qui me démentiront sur ce point. Bref, de ce côté là, rien de nouveau sous le soleil…

Mais vous ? Pour QUOI allez-vous voter ?

Indépendamment des candidats, des partis et quoiqu’en disent les médias officiels…

Quelles sont vos attentes pour cette élection ? Qu’en espérez-vous ? Quelles sont d’après vous les principaux enjeux de cette élection ? Quelles sont vos craintes ? Quels sont vos espoirs ?

Voilà de vraies questions. Voilà de quoi nourrir un vrai débat démocratique.

Personnellement, les 3 enjeux qui me semblent essentiels à ce moment de notre histoire et compte tenu de l’évolution récente de la société humaine sont les suivants :

> Réinventer la démocratie et redonner au peuple le pouvoir et les moyens de l’exercer.
> Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de tout projet politique et/ou économique.
> Relever le grand défi écologique posé par l’aspiration d’une population croissante a un mode de vie confortable.

Première évidence : aucun de ces enjeux n’appelle une solution individualiste.

Ce n’est pas en « libérant les énergies individuelles », ni en offrant à chacun l’opportunité de « réaliser ses rêves de richesse et de gloire» que l’Humanité relèvera ces 3 grands défis.

Réinventer la démocratie et reprendre le pouvoir, cela suppose de consacrer une partie de son temps à l’exercice de cette nouvelle responsabilité. Que ce soit au niveau du quartier, de la commune, de la région ou même au niveau national, se tenir informé, participer aux débats, être actif pour faire sa part et contribuer à la bonne gestion des affaires de la « Cité », tout cela demande du temps et de l’énergie. Et laissez cette responsabilité à d’autre est justement ce qui nous a conduit a la situation déplorable de déconnexion du peuple avec la politique que nous constatons aujourd’hui.

Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de la société, cela suppose d’abandonner le modèle de réussite fondée exclusivement sur la consommation et l’accumulation de biens matériels. Cela suppose aussi de faire passer nos désirs à travers le filtre de leur impact sur le bien-être collectif. Peut-on vivre heureux dans un monde qui va mal, demandait récemment le magazine « Philosophie ». Je pense que oui, mais a la condition de ne pas obtenir ce prétendu bonheur au prix d’une participation trop active au malheur du monde. Et dans cette perspective, encourager notre jeunesse a rêver de « devenir milliardaire » apparaît comme une stupidité. Et penser que l’on pourra préserver notre confort, aux dépends des pauvres du monde entier, est une absurdité.

Relever le grand défi écologique, cela demande d’une part de revoir notre façon de vivre, de consommer et de produire et, d’autre part, de mettre en œuvre d’ambitieux projets collectifs afin d’inventer et de construire les infrastructures et les systèmes qui permettront demain à toute l’Humanité de se nourrir sainement, de se loger convenablement, de vivre en paix, de se cultiver et de s’instruire, tout en garantissant a chacun l’accès libre aux ressources vitales que sont l’énergie, l’eau potable et toute la richesse produite naturellement par un environnement à la biodiversité préservée. Il faudra pour cela beaucoup de colibris, agissant de façon conjointe et structurée, au sein d’Etats qui coopèrent entre eux.

Voilà pour QUOI je vais voter le 23 AVRIL 2017.

Dans les prochaines semaines, je développerai au fil de mes posts, les raisons qui m’amènent à penser que des réponses pertinentes et concrètes à ces grandes questions se trouvent dans le programme « L’Avenir en Commun » du mouvement citoyen « La France Insoumise ». Et je serai heureux de pouvoir en débattre avec vous.

Mais en attendant, j’aimerais savoir : Et vous ? Pour QUOI allez vous voter ?

Franck Girardot – Insoumis d’Abbeville

Affaire Fillon – L’immoralité exemplaire

Rattrapé par la patrouille, François Fillon découvre le fonctionnement de la Justice Pénale… pauvre petite chose… il tombe des nues…

« Instruction à charge » geint-il… victime de harcèlement judiciaire… tentative d’assassinat politique…

Mais sachez monsieur Fillon que c’est toujours comme ça que fonctionne la justice. En particulier dans les affaires financières

Vous avez confondu l’argent de l’Etat avec votre argent de poche… vous avez marché en dehors des clous… la justice enquête… et elle ne prend pas de gants… c’est comme ça que ça marche… avec, en prime, le lynchage mediatique qui fait des gros titres avec votre affaire avant même qu’elle ne soit instruite…

Votre situation n’a rien d’exceptionnel. Ca se passe toujours comme ça. Evidemment, on le voit mieux quand ça vous tombe dessus…

Je ne vous jette pas la pierre. Ca arrive à tout le monde de faire des erreurs. Mais quand on en fait, on les reconnait, on assume et on n’ajoute pas l’infamie à la faute initiale.

Mais vous n’avez pas à vous en faire, vous. Vous avez l’immunité parlementaire et, mieux que ça, vous semblez avoir perdu tout sens commun… la réalité de cette situation semble vous echapper… l’indécence et l’indignité de votre posture ne semblent pas vous faire douter…

Cet aveuglement vous permettra sans doute de rester « droit dans vos bottes », jusqu’à l’absurde et peut-être même… jusqu’à votre élection !!!

Car certains de vos électeurs vous ont déjà pardonné. Ils crient avec vous au complot. Ils vous suivront jusqu’en enfer, dussent-ils y emmener, par leur vote, 66 millions de français avec eux…

N’est-ce pourtant pas vous qui promettiez hier la tolérance zéro envers les delinquants… qui fustigiez la loi Taubira pour son laxisme… qui proniez l’exemplarité des elus… et qui vous étiez engagé à vous retirer en cas de mise en examen…

Mais ça c’était avant…

Aujourd’hui vous êtes bel et bien un modèle d’exemplarité. L’exemple type du leader politique qui, à force d’évoluer dans les hautes sphères de la République, à force de faire son lit dans les ors de la République, à force d’user et d’abuser, impunément et sans contrôle, des somptueux moyens mis à sa disposition par la haute administration, en arrive à se croire l’élu de Dieu et non du peuple… L’archétype du monarque républicain qui pense que sa stature de grand sauveur de la Nation lui donne le droit de considérer les richesses d’Etat comme les siennes propres. Las, nous sommes encore en République et la Justice est là pour vous rappeler à vos devoirs. Mais le mal est fait…

Désormais, grâce à vous et à celles et ceux de vos collègues aux pratiques similaires, Mme Lepen en tête, cette campagne ne sera plus une confrontation d’idées ou de programmes mais une grande mascarade qui achèvera de dégoûter une majorité de français de la vie démocratique.

Dans cette confusion et sur un énième tour de passe-passe, vous avez encore toutes vos chances…

A moins d’un sursaut… à moins que le peuple ne se réveille… mais je n’ose y croire…

Ou plutôt si.. je veux y croire… incorrigible optimiste… je veux y croire.

#jlm2017 #franceinsoumise

 

Sur le candidat Fillon, voir aussi : « Merci Monsieur Fillon »

 

Benoit Hamon – RV avec l’Histoire

Après la main tendue de Jean-Luc Mélenchon, dans un esprit d’ouverture mais posant des conditions claires et sans équivoques, Benoit Hamon à rendez-vous avec l’Histoire.

Sera-t-il le courageux fossoyeur du PS et saura-t-il se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, digne représentant d’un mouvement qui compte + de 250.000 soutiens et confirme chaque jour sur le terrain sa détermination à faire gagner la gauche pour redonner le pouvoir au peuple.

Saura-t-il saborder un parti qui n’en fini plus d’agoniser, écartelé entre deux tendances irréconciliables ?

Saura-t-il écouter la voix des militants et des sympathisants, plutôt que celles des cacique et des cadres accrochés à leur gagne pain électif ?

Saura-t-il libérer les énergies encore prisonnières du monstre a bout de souffle qu’est le PS ?

Saura-t-il privilégier le peuple de gauche, plutôt que la caste des nantis du système ?

Un ralliement de Hamon et Jadot à la candidature de la France Insoumise, au service d’un « Avenir en Commun », c’est l’assurance d’une formidable dynamique de gauche. Pour la présidentielle et pour les législatives.

Un raz de marée populaire, pour une société plus juste, plus humaine, plus responsable, plus respectueuse du vivant.

Un formidable élan d’espoir pour aujourd’hui et pour demain.

Un uppercut du gauche plein de punch à la droite et à l’extrême-droite.

Un pas décisif vers la victoire.

A vous de jouer Monsieur Hamon.

Une chance pareil, ça n’arrive pas deux fois dans une vie.

Saisissez-là !

Pas de crise pour les milliardaires

En ce début 2017, il y a 1.810 milliardaires dans le monde. Et leur fortune cumulée se monte à 6.480.000.000.000$

Six mille quatre cent quatre-vingt milliards de dollars.

Si on « internationalisait » leur fortune en laissant a chacun d’entre eux 1 milliards… UN MILLIARDS !!! Ils resteraient donc milliardaires, mais cette opération offrirait à la communauté internationale la somme de 4.670.000.000.000$

Quatre mille six-cent-soixante-dix milliards de dollars.

En allouant cette somme aux Etats, contre un intérêt perpétuel de 1% par an (mais sans remboursement de capital), proportionnellement à leur population, pour financer leurs projets prioritaires de lutte contre la pauvreté, les seuls intérêts généreraient 46 milliards par an !

NEUF FOIS le budget annuel du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Et la somme initialement investie permettrait de financer 46 millions de projets à hauteur de 100.000$ chacun.

46 MILLIONS DE PROJETS !!!

Pour un pays comme la France, cela représenterait 460.000 projets !

460.000 PROJETS !!!

Maintenant, imaginez que ces 460.000 projets soient axés exclusivement sur l’autonomie alimentaire, l’autonomie énergétique, l’éducation et le bien vivre ensemble.

Imaginez que ces projets soient gérés à seule fin de pérennité, dans une logique coopérative et selon une gouvernance démocratique,

IMAGINEZ…

Et cela revient à poser une question : Dans quelle société pourrions-nous vivre si les richesses accaparées par 1.810 individus étaient équitablement et efficacement réparties ?

Et en allant plus loin, dans quelle société pourrions nous vivre si le patrimoine individuel était limité à 10 Millions de dollars et l’écart maximum de revenu limité à un rapport de 1 à 20. Les excédents étant systématiquement réinjectés dans des projets collectifs, solidaires et durables ?

Dernière question en forme de proposition :
Dans quelle ssociété vivrions nous si la cupidité et la soif de pouvoir étaient déclarées crime contre l’humanité ?

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’une telle richesse soit accumulée dans les mains de quelques-uns.

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’un personne possède plus que la somme d’un million de ses semblables.

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’une personne, quel que soit son talent, son mérite et son courage, gagne 100 fois plus qu’une autre qui travaille elle aussi.

En cherchant les solutions aux grands maux de notre société dans une compétition accrue des pauvres entre eux, et en faisant croire aux classes moyennes qu’elles peuvent sortir de ce marasme en sacrifiant leur vie pour gagner leur place au sein de la classe dominante, on passe à côté du vrai problème.

Tant que la richesse créée par le travail et l’innovation sera accaparée par quelques oligarques et par la caste qui les sert, les inégalités ne pourront que s’accroitre et la tension sociale ne pourra que s’intensifier… jusqu’à l’explosion !