Réveil Matin – Confidences de Coach – Semaine 03

(Série lancée pour partager chaque jour un petit message inspirant avec mes enfants, par la suite, l’exercice s’est élargi et je partage désormais ce message avec un public plus large, mais il reste adressé à ma petite famille).

Lundi 5 Septembre 2016

Salut la team.

Aujourd’hui je vais vous parler des priorités. En fait c’est le thème qui va un peu servir de fil rouge cette semaine. On va en reparler souvent.

Et pour commencer je veux partager avec vous un petit outil pour booster vos journées.

Souvent quand on commence à s’ouvrir a toutes les belles possibilités de la vie. A ouvrir ses yeux, ses oreilles, son cerveau et son cœur… pour voir que la vie regorge de belles opportunités… pour grandir et pour s’enrichir… à tous les sens du terme… après l’euphorie du début, on peut être pris par une certaine forme de découragement… comme débordé par l’ampleur de la tâche…

Et c’est encore un paradoxe.

Vous avez déjà connu ça… Vous êtes devant toutes ces choses que vous avez envie de faire mais vous ne savez pas trop par où commencer… et du coup vous vous retrouvez à tourner en rond en ne faisant rien… ou au contraire à vous agiter en brassant de l’air sans être, pour autant, très efficace.

C’est là que l’outil dont je veux vous parler aujourd’hui intervient.

C’est la « Top Priorité du Jour ».

Il fonctionne en toutes circonstances mais il est particulièrement utile si vous avez besoin de vous lancer et de vous mettre sur les rails pour sortir de ce flottement et de cette frustration.

C’est très simple, parmi toutes les choses importantes qui se trouvent sur votre liste et que vous voudriez faire dans la journée. Vous allez en choisir UNE.

De préférence celle qui vous semble la plus importante, la plus symbolique. Celle qui va le plus contribuer à votre progression générale… on reviendra sur ce choix… mais l’important c’est d’en choisir une… et d’en faire votre Top Priorité du Jour.

Ça ne veut pas dire que vous n’allez faire que ça de la journée… mais ça veut dire que quoi qu’il arrive, vous allez faire AU MOINS ça. Et à la fin de la journée, quels que soient les autres résultats obtenus, si vous avez fait ça vous pourrez vous dire que vous avez passé une bonne journée.

Vous avez compris le principe. C’est hyper simple.

Parmi toutes les choses que vous voulez faire mais que vous avez parfois tendance à ne pas faire, vous en choisissez UNE. Une seule. Pas deux. Pas trois. UNE.

Et vous vous engagez à la faire aujourd’hui.

C’est bon ? Alors YAPUKA !!

Exercice du jour : Parmi toutes les choses que vous voulez faire mais que vous avez parfois tendance à ne pas faire, choisissez-en une. Faites-en votre Top Priorité du Jour. Engagez vous à ce que la journée ne puisse pas se terminer sans que vous ayez fait au moins cette chose là.

Alors ? Vous choisissez quoi pour aujourd’hui ? Quelle va être votre Top Priorité du Jour ?

C’est à vous de jouer. Amusez vous bien.

💖💖💖💖💖💖Dad

 

AUDIO : 

 


Mardi 6 Septembre 2016

Hier nous avons parlé de la Top Priorité du Jour et aujourd’hui je vais enfoncer le clou en soulignant un point essentiel pour être heureux dans la vie.

C’est même un des grands principes de la Vie. Aussi bien au niveau individuel que collectif.

C’est une des grandes règles, un des grands principes qui fondent notre identité et qui rendent possible le « vivre ensemble ».

Cette règle c’est :
Quand on dit quelque chose. On le fait.

Ça s’applique à tout le monde. Hommes, femmes, grands, petits… riches, pauvres… noirs, blancs, jaunes…

Et ça se conjugue a toutes les personnes :
Quand je dis quelque chose. Je le fais.
Quand tu dis quelque chose. Tu le fais.
Quand il ou elle dit quelque chose. Il ou elle le fait.
Quand nous disons quelque chose. Nous le faisons.
Quand vous dites quelque chose. Vous le faites.
Quand ils disent quelque chose. Ils le font.

C’est la base.

Sans ça, tu ne peux pas construire la confiance en toi et l’estime de toi qui sont indispensables pour avoir une vie riche et heureuse. Sans ça, tu ne peux pas t’aimer vraiment.

Si tu dis des choses et que tu ne les fais pas. Même si tu te dis que ce n’est pas grave. Même si tu arrives à te raconter des histoires. Au fond de toi il te manquera quelque chose. Tu auras peut-être l’air fort. Mais tu seras fragile. Tu auras peut-être l’air confiant. Mais tu vivras dans la peur.

Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui ne fait pas ce qu’il dit.

Si tu dis quelque chose et que tu ne le fais pas, tu casses le contrat. Tu casses la confiance. Tu casses le respect.

Avec toi-même. Et avec les autres.

Mais la bonne nouvelle. C’est que ça marche aussi dans l’autre sens.

Tu veux plus de confiance en toi ?
Fais ce que tu as dis que tu allais faire.

Tu veux plus d’estime de toi ?
Fais ce que tu as dis que tu allais faire.
Tu veux plus de respect et d’amour de toi ?
Fais ce que tu as dis que tu allais faire.
Tu veux que les autres t’aiment, te respectent et te fassent confiance ?
Fais ce que tu as dis que tu allais faire.

C’est à la fois très simple et extrêmement puissant. Presque magique. Comme un super pouvoir.

Si tu fais toujours ce que tu dis tu n’auras plus jamais de problème dont tu ne trouveras pas la solution. Plus jamais.

Alors comme hier. Pour aujourd’hui : identifie ta Top Priorité du Jour. Et fais-le !

Et sens le plaisir et la fierté que ca te procure. Savoure-les. C’est que du bonheur…

Décide ce que tu veux faire aujourd’hui.  Ta Top Priorité du Jour. Et fais-le !

A toi de jouer.

💖💖💖💖💖💖Dad

 

Audio : 

 


Mercredi 7 Septembre 2016

Cette semaine on est centré sur la notion de priorité et en matière de priorité je vous parlerai bientôt d’un expert incontournable : Stephen Covey. Il a beaucoup écrit sur le sujet. Et c’est un auteur, un professeur et un coach qui m’a énormément inspire.

Aujourd’hui je veux mettre en application un concept qu’il a mis en avant à savoir différencier l’urgent de l’important. Je reviendrai souvent sur cette idée. Mais pour aujourd’hui, je veux insister sur une chose qui est extrêmement importante. Jamais urgente… Mais toujours importante.

Cette chose c’est : prendre le temps de sentir.

Nous avons 5 sens… peut être même 6… et dans le tourbillon de la vie quotidienne on oublie très souvent de s’en servir. Ou en tout cas de s’en servir avec toute l’attention et toute l’intensité possibles.

Voir. Entendre. Humer. Gouter. Toucher… c’est de là que tout part. C’est là où tout commence. Et s’il y a bien UNE HABITUDE qui peut radicalement améliorer ta vie, c’est celle de te servir pleinement de tes 5 sens. Tous les jours. Le plus possible…

Je vais te dire un secret : La richesse de ta vie dépendra en grande partie de ta capacité à utiliser pleinement tes 5 sens.

Pour te connecter au monde. Te connecter aux autres. Te connecter à la vie… c’est la cle !

Alors pour aujourd’hui je te propose ce petit exercice : mets de la couleur dans ta vie !

Toute la journée, a différents moments, intéresse-toi aux couleurs, prête leur attention… prends quelques minutes pour regarder des palettes de couleur… découvre leurs nom : magenta, pourpre, violine, turquoise… ressens ce que chaque couleur t’évoque… perçois les impressions et les émotions que ces couleurs déclenchent… tu verras au début on ne sent pas grand chose mais rapidement, en se concentrant un peu, on perçoit de mieux en mieux les nuances, toutes les subtilités… on affine et on aiguise son regard… comme un outil de précision…

Regarde autour de toi, cherche les couleurs… apprend à les repérer, à les reconnaitre… Demande-toi aussi quels sont tes couleurs préférées… apprends à mieux te connaitre, à mieux connaitre le monde et à mieux connaitre la vie à travers les couleurs.

Aujourd’hui, on s’intéresse à l’important… au plus important : Les 5 Sens. Et on commence par la vue… avec les couleurs.

Alors a toi de jouer. Mets de la couleur dans ta vie… Amuse-toi bien !

💖💖💖💖💖💖Dad

 

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Jeudi 8 Septembre 2016

Hier j’ai évoqué Stephen Covey, dont tu connais peut être la formule : priorité aux priorités… Faire passer les choses prioritaires en premier. Ça parait évident, pourtant, si ça l’était ou si ça le devenait vraiment, la vie serait 100 fois plus simple et plus belle.

Alors ? Pourquoi ça cloche ? Pourquoi les journées passent-elles si vite, sans nous laisser le temps de faire ce qu’on a de plus important à faire ?

Il y a à cela plusieurs raisons que nous verrons d’ici la fin de cette semaine mais je veux m’arrêter aujourd’hui sur la plus importante. Commencer par le plus important… Donner la priorité à la priorité c’est exactement ce que nous allons faire ! Tout de suite.

La principale raison pour laquelle les gens se sentent débordés. Et la principale raison pour laquelle toi aussi, tu n’arrives que rarement à faire ce que tu as prévu de faire dans une journée, c’est une confusion entre l’important et l’urgent.

Stephen Covey nous apprend à distinguer 4 catégories d’actions :

  • Urgent mais pas important.
  • Important et Urgent.
  • Important et pas urgent.
  • Pas urgent et pas important.

 

Je reviendrai demain sur ces 4 catégories. Mais aujourd’hui je veux insister sur la différence entre important et urgent.

L’IMPORTANT, c’est tout ce qui participe à poser les fondations solides de la vie que tu as choisi. Tout ce qui construit et renforce les aspects les plus essentiels de ta vie. Ce qui te donne le plus de joie et de bonheur… une satisfaction réelle et profonde. Tout ce qui te rend meilleur tout en contribuant à rendre le monde meilleur.

L’URGENT, c’est tout ce qui doit être fait immédiatement parce qu’il y a une échéance, une réponse à donner immédiatement… Ce sont toutes les demandes extérieures… les exigences soudaines et immédiates de la vie quotidienne… En fait tout ce qui te donne du stress et accélère le rythme de ta vie.

On voit tout de suite que la vie moderne, avec sa technologie, ses applications invasives, son bourdonnement permanent, sa pression omniprésente est une société de l’urgence.

Et pour reprendre le contrôle de ta vie il est impératif d’apprendre à sortir de ce tourbillon. Mais commençons par un diagnostic. Pour mesurer à quel point tu es atteint par ce syndrome de l’urgence.

C’est la question du jour : dans une journée, combien de temps passes-tu à répondre a des sollicitations extérieures ? Et combien de temps passes-tu à t’occuper vraiment de toi ?

Attention ! Le temps passe a te « détendre » en regardant les dernières vidéos virales ou en chattant avec des semi-inconnus sur les réseaux sociaux est à mettre dans la 1ere catégories.

Alors ? Combien de temps absorbe par le tourbillon de la vie moderne ? Et combien de temps consacre a la construction de toi même et de la vie que tu rêves d’avoir ?

Observes toi aujourd’hui ? Amuses toi a regarder a quoi tu passes ton temps ? Ne te juge pas. Observe seulement. Et note.

Et n’oublies pas de t’intéresser encore un peu aux couleurs.

A toi de jouer.

 

💖💖💖💖💖💖Dad

 

Audio : 


Vendredi 9 Septembre 2016

Aujourd’hui je voudrais faire un petit détour par rapport à notre ligne habituelle. Prendre le temps de m’arrêter sur un sujet qui est trop souvent négligé voire même oublié quand on est concentré sur l’amélioration de soi et la réalisation de ses rêves.

Ce sujet c’est le don. Pas seulement le don d’objets ou le don d’argent. Je veux surtout parler du don de soi. Donner de son temps, de son énergie et, c’est le plus important, donner de son attention.

Etre attentif aux autres. Tout part de là.

Ça demande de sortit un peu de sa bulle. Arrêter deux minutes de se regarder le nombril. Oublier un instant ses problèmes et ses grandes ambitions pour être entièrement concentré sur l’autre.

L’autre, ça peut être un ami ou un proche. Mais il peut aussi s’agir de n’importe qui. Un inconnu dans la rue. Un commerçant. Un passager dans le bus… n’importe qui.

Et il n’est même pas nécessaire de faire quoi que ce soit. Dans un premier temps, il s’agit seulement de se connecter. Par l’intention. Voir quelqu’un… l’observer attentivement (mais discrètement) et essayer de pénétrer son univers, imaginer ses émotions, imaginer son histoire. Etre attentif. Etre entièrement avec la personne. Et lui adresser une intention de bienveillance et de compassion.

« Vous êtes la. Je ne vous connais pas. Vous avez votre vie. Vos rêves. Vos petits soucis. Nous sommes sans doute différents mais au fond nous sommes pareils. Vous et moi nous voulons le meilleur pour nous même et pour le reste de l’humanité. Je ne vous connais pas mais je vous aime et je vous respecte. Et je vous souhaite une très belle journée. »

C’est l’exercice du jour. Au moins une fois aujourd’hui, fais-le. Observe attentivement une personne. Entre dans son univers. Connecte-toi à elle. Et envoie-lui cette intention.

« Vous êtes là. Nous sommes sans doute différents mais au fond nous sommes pareils. Vous et moi nous voulons le meilleur pour nous même et pour le reste de l’humanité. Je ne vous connais pas mais je vous aime et je vous respecte. Et je vous souhaite une très belle journée. »

Tu vas voir. Donner son attention aux autres c’est une très belle façon d’enrichir ta vie. Fais-en une habitude.

Même si ça peut sembler bête et inutile. Fais-le. Donne-toi a vivre cette expérience. Fais-le et tu me diras comment ca s’est passe.

A toi de jouer

💖💖💖💖💖💖Dad

 

Audio : 


Samedi 10 Septembre 2016

Ce matin je veux vous parler des « jours sans »…

On dit qu’il y a « des jours avec et des jours sans », pour dire qu’il y a des jours où ça va super bien, et des jours où ça va moins bien… des jours où on a la pêche et des jours où on ressens moins d’énergie… des jours où tout a l’air d’aller dans le bon sens et des jours où tout semble aller de travers… des jours « up » et des jours un peu « down »…

C’est normal ! Ca fait partie de la vie. Il y a des temps forts et des temps faibles. Des variations d’énergie. Et ça se ressent aussi bien physiquement, que mentalement et émotionnellement…

Alors, comment faire pour garder le cap et rester actif et efficace même dans les moments « down » ?

1- Accepter
2- S’Adapter

Accepter ca veut dire ne pas lutter contre ni s’obstiner à faire « comme si » c’était un jour « up ». Accepter c’est ne pas forcer les choses. Ne pas garder des attentes de jour « up » quand on est dans un jour « down ».

Et s’adapter ca veut justement dire revoir ses attentes pour tenir compte de la situation. Revoir ses objectifs pour ce jour-là. Recentrer sur le plus important en se disant : « Ok ! Aujourd’hui, je ne suis pas au top, je ne vais surement pas accomplir d’exploit… alors qu’est-ce que je peux faire pour que ce soit quand même une belle journée. »

En fait, il faut rapidement switcher son focus de la déception pour tout ce qu’on ne va pas pouvoir faire vers la détermination à réussir le peu que l’on va pouvoir faire.

C’est ce que j’appelle du positivisme constructif. On pourrait dire aussi du pragmatisme. Et c’est super important de développer ça !

Parce que ça va arriver. C’est sûr. Il y aura des jours où vous vous sentirez super « down » et où vous aurez l’impression que tout va mal. Alors il faut apprendre à ne pas lâcher et à rester focus même dans ces moments la. Accepter de relâcher un peu la pression pour mieux garder le contrôle.

Alors je ne sais pas si vous êtes dans un jour ‘’up’’ ou ‘’down’’ aujourd’hui mais notez bien cette petite formule pour vous en resservir à chaque fois que vous vous sentirez dans un mauvais jour :

« Ok ! Aujourd’hui, je ne suis pas au top, je ne vais surement pas accomplir d’exploit… alors qu’est-ce que je peux faire pour que ce soit quand même une belle journée. »

A vous de jouer.

💖💖💖💖💖💖Dad

 

Audio : 

 


Excellente Journée et à demain pour le Brief du Dimanche.

 

FG – 160910

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La Démocratie expliquée à mes ados

Après le débat national sur le burkini, et alors que la presse se fait l’écho des lancements de campagnes électorales des uns et des autres, un petit recadrage sur la notion de démocratie me parait d’actualité.

Note : évidemment, de nombreux points demandent à être développés. Et ce texte n’est ni un manifeste, ni une thèse exhaustive sur le sujet. C’est un jeu de question réponse tel que je pourrais en avoir un avec mes enfants de 12 et 14 ans. Son but est d’éveiller et d’alerter en suscitant des questions et des débats. Pas de formuler une vérité absolue et définitive.

 


1 – C’est quoi la démocratie ?

C’est un régime politique (on pourrait dire une façon de gouverner) dans lequel le peuple exerce le pouvoir.

Etymologiquement, « demos » désigne le peuple et kratos, désigne le pouvoir.

On distingue la démocratie d’autres régimes politique :

  • Aristocratie : c’est une élite qui exerce le pouvoir. Les nobles, les notables, les intellectuels, une classe ou une caste supérieure…

Exemples : la monarchie, avec un roi ou une reine et une classe nobiliaire ; Les émirats arabes…

Cas particulier : on parle d’oligarchie quand un petit groupe de personnes exerce le pouvoir.

 

  • Théocratie : ce sont les représentants de Dieu, donc les prêtres, qui exercent le pouvoir…

Exemples : Le Vatican ou le pape est le chef de l’État, L’Iran ou l’ayatollah est le chef de l’État.

 

  • Autocratie : c’est une personne auto-désignée qui exerce le pouvoir.

Exemples : dictatures établies suite à des coups d’états (prise du pouvoir par la violence), ou usurpation progressive du pouvoir par des personnes qui avaient été élues démocratiquement (Hitler, Mussolini…)

On voit dans la dernière définition qu’il existe des exemples historiques de glissement de régimes démocratiques vers des régimes autocratiques. Rien n’est jamais figé définitivement et dans une démocratie, le peuple doit rester vigilant s’il veut conserver son pouvoir.

 

 

2 – Le peuple exerce le pouvoir… concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?

A partir du moment où plusieurs personnes doivent coexister dans un même espace, la question se pose de savoir, comment on s’organise pour vivre ensemble. Qui fait quoi ? Qui décide quoi ? Et qui commande qui ?

C’est la politique qui doit répondre à ses questions.

Dans une démocratie, on estime que c’est le peuple qui doit, collectivement, aborder ces questions et prendre les décisions. Donc on gère ensemble, on décide ensemble, on gouverne ensemble.

 

 

3 – Comment fait-on pour prendre des décisions « collectivement » ?

C’est très compliqué… et c’est ce qui faisait dire à Winston Churchill que la démocratie était le pire des régimes politiques… à l’exception de tous les autres !…

Il voulait dire par là, que c’est le plus souhaitable pour la liberté et le bien-être de tous, mais que ce n’est pas simple pour autant. C’est même souvent très compliqué. Et en tous cas plus compliqué que d’avoir une seule personne qui décide et impose ses choix a tout le monde… Comme toujours, être libre, ça donne des responsabilités et ça complique un peu la vie… mais c’est le prix a payer pour qu’elle puisse être plus belle… on n’a jamais rien sans aucun effort.

Alors concrètement, pour décider collectivement, on organise des votes. On pose des questions et les gens y répondent en votant. Et on prend des décisions en fonction du résultat des votes. Soit à la majorité absolue (plus de 50% des voix), soit à la majorité relative (ce qui emporte le plus de voix)… entre autres.

 

 

4- Comment fait-on pour faire voter tout le monde ?

Ça aussi c’est un peu compliqué, et plus la base est grande, plus c’est compliqué. Voter dans un groupe de 10 personnes qui sont réunies en un même lieu, c’est évidemment plus facile que faire voter une nation de 66 millions de personnes comme en France, ou même 320 millions comme aux Etats-Unis…

Mais on s’organise pour le faire… ce qui demande de la logistique et du contrôle pour s’assurer que les résultats des votes sont correctement comptabilisés.

Là encore, on voit bien que dans une démocratie, le peuple doit être attentif et vigilant pour ne pas laisser s’installer des fraudes électorales (falsification des résultats du vote) qui pourrait favoriser telle ou telle personne et fausser les résultats.

 

 

5- Mais concrètement, les gens votent pour quoi ?

Ca dépend des systèmes, mais en France par exemple, les gens (on dit les citoyens) ne votent pas directement pour traiter les questions (sauf dans le cas de referendum, on y reviendra). Ils votent pour élire des représentants. C’est pour ça qu’on appelle le régime politique français une démocratie représentative.

  • Au niveau local, les citoyens élisent des conseillers municipaux qui désignent le Maire.
  • Au niveau départemental, les citoyens élisent des députés.
  • Au niveau départemental, les citoyens élisent aussi des « conseillers départementaux ».
  • Au niveau régional, ils élisent des conseillers régionaux qui désignent un Président de Région.
  • Et au niveau national, ils élisent un Président de la République.

Donc ils élisent des gens pour gérer et gouverner en leur nom. C’est important : EN LEUR NOM… pas « à leur place ». C’est une petite nuance, mais qui fait une énorme différence.

 

 

6- Députés, Maires, Présidents… C’est quoi la différence entre tous ces gens ?

Le Maire et les conseillers municipaux sont chargés de gérer les communes. Ils s’occupent de la vie quotidienne des gens : les rues, les jardins, le ramassage des déchets, l’organisation de la vie collective, les écoles, les équipements communs… C’est la base de la vie démocratique d’un pays.

Les conseillers départementaux et régionaux font la même chose mais au niveau départemental et régional.

Arrondissement, Commune, agglomération de communes, départements, région… Il est souvent reproché au système français de créer des couches et des sous-couches et d’arriver à un « mille feuille » administratif difficile à comprendre et impossible à gérer…

Les Députés représentent leur « circonscription » au niveau national. Ils siègent à l’Assemblée Nationale, ils peuvent proposer des lois et ils sont chargés de les voter. Ils organisent aussi des commissions parlementaires pour surveiller le bon fonctionnement de la démocratie dans le pays.

Le Président de la République a charge de gouverner le pays. Pour l’y aider, il désigne un Premier Ministre qui nomme un gouvernement (des ministres qui sont charges de s’occuper des différentes parties : l’armée, la justice, l’école, les hôpitaux, les impôts, la solidarité…). Le gouvernement propose des lois, qui sont ensuite votées par les députés à l’Assemblée Nationale.

 

 

7- Qu’est-ce qu’il faut faire pour être député, ou maire ou président ?

Sur le principe, rien de spécial. Toi, quand tu seras majeur, tu pourras l’être si tu veux. Il faudra juste te présenter à une élection (on dit « être candidat ») et expliquer aux gens qui vont voter ce que tu vas faire quand tu seras élu (ça s’appelle « faire campagne »). Après ça, les gens votent et si tu es élu, tu y vas !

Par définition, être élu ne demande pas de compétence particulière parce que tu es là pour représenter les citoyens. Donc tu t’exprimes en leur nom. Tu décides en leur nom… Et pour faire ça il ne faut pas sortir de polytechnique ni de l’ENA… il faut juste savoir lire, écrire, parler en public et avoir à cœur de servir les autres.

C’est différent du poste de ministre par exemple. Là, il faut des compétences parce que tu traites de sujet très pointus et tu dois diriger des équipes pour obtenir des résultats… c’est un poste de manager de haut niveau. Mais ça n’a rien à voir avec les fonctions d’élus. Les élus représentent les gens qui les ont élus, et les fonctionnaires (du haut en bas de la hiérarchie) font fonctionner.

En France, on a souvent tendance à confondre les deux…

 

 

8- Pourquoi les gens qui font de la politique ils, se disputent souvent ?

Deux raisons majeures :

Première raison : Les idées. Chaque personne, élue ou pas, a une certaine vision de la vie en collectivité. Et tout le monde n’est pas d’accord sur tout. Parfois même, sur certains sujets, les désaccords peuvent être important et ça peut créer des tensions voir des disputes. Mais ça fait partie des règles du jeu et une démocratie saine et dynamique se nourrit de débats animés. Et parfois, à force de s’animer, on en arrive à se mettre un peu en colère et à sortir quelques noms d’oiseaux… mais ça n’est pas grave tant qu’on en reste aux mots et qu’on sait respecter les autres et leurs opinions, même quand elles sont différentes. Les hommes politiques sont souvent des gens qui ont des opinions très affirmées et qui sont très passionnés pour les défendre. Donc forcément, quand ils ne sont pas d’accord, le débat s’anime…

Deuxième raison : L’Ambition. Tout le monde aime avoir au moins un peu de pouvoir. C’est humain. Mais il y a des gens qui aiment beaucoup ça. Et même certains pour lesquels c’est une obsession. Ils ont envie d’être chef, grand-chef et même super-chef… Et comme ils sont plusieurs à vouloir être chef, forcément, ils se bagarrent pour avoir la place. C’est moins noble que les batailles idéologiques mais ça fait aussi partie de la nature humaine…

Et c’est à nous, citoyens de savoir distinguer l’un et l’autre. Pour cela, quand un homme politique essaie de nous convaincre il faut se poser cette question : est qu’il est animé par l’intérêt collectif ou par son intérêt a lui ? Est-ce qu’il sert des idées ou sa seule ambition ?

 

 

9) Comment le savoir ?

Pas toujours facile. Mais il y a une façon de se tromper le moins souvent possible : ne jamais se contenter d’écouter ce qu’ils disent, mais plutôt regarder ce qu’ils font.

En gardant à l’esprit ce dicton populaire : si tu me trompes une fois, tu es un bonimenteur, si tu me trompes deux fois, je suis un idiot.

En politique comme dans la vie en général, on se trompe rarement en jugeant les gens sur leurs actes, mais on peut se faire berner souvent si on se contente de les croire sur parole.

Et surtout, la meilleure façon de ne pas se laisser avoir par les beaux discours des hommes politiques c’est de s’intéresser de près a ce qu’ils font et à la vie politique au quotidien, sur le terrain, pas seulement dans les journaux ou sur les plateaux de télévision.

 

 

10) Comment faire ça ? Comment s’intéresser a la vie politique au quotidien ?

Au-delà même de la politique, la démocratie est en tout et partout. Dès que plusieurs personnes sont réunies pour faire quelque chose ensemble il y a une notion de politique et de « gouvernance ». Comme on le disait au début : comment on s’organise ? Qui fait quoi ? Qui décide quoi ? Qui commande qui ?

Groupements de quartier, associations, clubs, ONG, entreprises, syndicats, délégués de classe… et même dans la famille… Dans tous les domaines de la vie en société on peut s’en remettre à des systèmes « dirigistes » ou certains dirigent A LA PLACE des autres… ou aller vers des systèmes plus participatifs, ou chacun est partie prenante de l’organisation.

Donc j’ai envie de dire que pour s’intéresser à la politique, on peut commencer par s’informer le plus possible sur les actions quotidiennes de nos élus (dans le cadre de leur mandat, pas dans leur vie privée), pour pouvoir les juger sur leurs actions et pas sur leurs paroles.

Et pour s’entrainer à la vie démocratique il faut pratiquer la démocratie, partout. Etre acteur. Etre responsable. Se tenir informe des questions qui touchent à la vie quotidienne. Prendre part au débat. Se former un avis. Participer aux actions. En famille, à l’école, au travail, dans les clubs et les associations

Ça demande de sortir un peu de son petit monde, a passer moins de temps devant la télé, à s’intéresser a autre chose qu’a son petit nombril et se consacrer à autre chose qu’à se faire sa petite place au soleil… mais c’est sans doute la clé de l’avenir de la démocratie en tant que garante des libertés individuelles et du bien vivre ensemble.

 

Une question pour finir, mais celle-là, c’est moi qui la pose : Et toi ? Comment décides-tu de participer à la vie démocratique ? Aujourd’hui… Maintenant…

Réveil Matin – Confidences de Coach – Semaine 02

(Série lancée pour partager chaque jour un petit message inspirant avec mes enfants, par la suite, l’exercice s’est élargi et je partage désormais ce message avec un public plus large, mais il reste adressé à ma petite famille).


Lundi 29 Août 2016

Si tu aimes ça et que c’est bon pour toi, alors fais le tous les jours.

C’est, peut-être, à la fois le secret de la réussite et celui du bonheur.

Pour devenir bon et performant dans une activité, il est indispensable de la pratiquer très régulièrement. Idéalement un peu tous les jours.

Et pour être heureux, il est important de remplir ta journée avec des choses que tu prends plaisir à faire.

En plus, en faisant quelque chose tous les jours, ça devient rapidement une habitude et au bout d’un moment, le faire ne demande plus vraiment d’effort. C’est naturel. Comme respirer.

PRACTICE MAKES IT PERMANENT.

 

En fait, ta vie est le résultat de ce que tu fais régulièrement.

Alors ? Qu’est ce que tu veux prendre l’habitude de faire tous les jours pour rendre ta vie encore plus riche ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS1 : ça n’a pas besoin d’être de grandes choses très compliquées et très difficiles à faire. ça peut être de toutes petites choses mais qui, répétées tous les jours, finissent par faire de grandes differences.

PS2 : on dit qu’une habitude met environ 21 jours à s’installer. Alors si tu fais une chose 21 jours de suite : c’est gagné ! C’est devenu une habitude 😉

 


Mardi 30 Août 2016

Si je te parle de coaching, tu penses surement à des choses comme la performance, l’effort et le « hard work ».

Travailler dur pour réussir, repousser tes propres limites pour aller plus loin et t’élever plus haut.

Changer des choses dans ta vie pour progresser, développer les qualités et obtenir les résultats qui te permettent d’atteindre tes objectifs et de réaliser tes rêves.

Et c’est vrai que le coaching est très efficace pour accompagner cette recherche de performance.

Mais le coaching ne sert pas qu’à ça. En fait, le coaching apporte juste des méthodes et des outils qui peuvent être utilisés dans toutes sortes de contextes.

Par exemple, pour mettre plus de plaisir et plus de joie dans ta vie quotidienne.

Le défi du jour :

Identifies 5 petites actions qui t’apportent de la joie et un plaisir partagé avec les autres.

Et pendant les 5 prochains jours, fait chaque jour AU MOINS UNE de ces actions.

Exemples : offrir une fleur à une inconnue dans la rue, dire quelques mots gentils à quelqu’un, proposer a quelqu’un de l’aider à faire quelque chose, envoyer une petite carte d’appréciation… ce sont de toutes petites choses, qui demandent sans doute un petit effort de créativité et de dépassement de ta timidité, mais elles procurent tellement de joie partagée que ça en vaut 100 fois la peine.

Essayes ! Et tu verras 😉

Derriere ce petit défi, il y a ce que j’appelle une « question qui rend heureux » :

Que puis-je faire aujourd’hui, pour amener plus de joie dans ma vie et dans la vie des autres autour de moi ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Mercredi 31 Août 2016

Prévoir un résultat, ça se mérite.

Hier soir je parlais avec Théo qui se prépare pour sa première compétition de golf. Je lui conseillais de se concentrer sur le process, sur ce qu’il avait à faire, plutôt que de se focaliser sur le résultat qu’il voulait obtenir.

Pourquoi ?

Parce que c’est sa premiere compétition. Il ne sait pas encore comment il va réagir. Physiquement, mentalement et émotionnellement. Il part complètement dans l’inconnu.

Dans ces conditions, il peut juste essayer de deviner ce qui va se passer. Mais ce qu’il va se représenter ne sera qu’une très vague approximation. En anglais on dit : « a pure guess ». En fait, il n’en sait rien.

Donc, prendre trop de temps pour y penser, c’est une perte de temps.

Croire qu’on ne va pas y arriver ou croire qu’on va y arriver, c’est pareil. De toutes façon on n’en sait rien. Donc on est dans l’erreur. On ne peut avoir aucune certitude.

La seule façon d’en savoir un peu plus, c’est d’essayer. Essayer pour apprendre.

Pour prévoir un résultat avec précision, il faut avoir pris le temps d’apprendre à bien se connaitre. Nous reviendrons sur ce sujet. Mais pour aujourd’hui, ce que je veux retenir c’est ça :

Tu es jeune. Tu démarres à peine dans la vie. Ne te pose pas trop de questions sur les résultats que tu vas obtenir. Tu n’en sais rien et tu ne peux pas encore savoir. Alors lances-toi. Fais des choses. Explores. Tâtonnes. Fais des erreurs. Accumules les expériences.

C’est le privilège de la jeunesse alors profites-en a fond !

Chaque jour qui commence amène les mêmes questions : Que vais-je explorer aujourd’hui ? Que vais-je apprendre aujourd’hui ? Sur moi-meme ? Sur la vie ?

La qualité de ta vie dépendra de la curiosité et de l’enthousiasme avec lesquels tu te poseras ces questions.

Alors ? Que vas-tu explorer aujourd’hui ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Jeudi 1er Septembre 2016

Le doute est le signe d’un esprit sain.

Ne jamais douter, c’est ne pas penser.

Une vie sans doute, c’est une vie sans question. Et une vie sans question, c’est comme un véhicule lancé sans pilote, sur une route, à toute vitesse … il va tout écraser sur son passage et finir par se crasher sur un trop gros obstacle.

Mais il faut savoir distinguer le doute qui nourrit et qui renseigne, de celui qui entrave et qui fait tourner en rond. Le sage conseiller. Ou le vilain saboteur.

Le premier vient de l’experience. Tu te lances dans un projet avec un plan bien réfléchi en tête. Tu exécutes le plan et, au bout d’un moment, tu constates que, malgré tes efforts et la justesse de tes actions, les résultats attendus ne sont pas là. Tu persévères un peu mais tu constates que la situation ne s’améliore pas… Le doute doit alors te conseiller de revoir tes plans et de les ajuster a la réalité de ton experience.

Le second agit différemment. Tu te lances dans un projet avec un plan bien réfléchi en tête. Et avant même d’avoir commencé à exécuter le plan, ou alors que tu n’en es qu’à tes tous premiers pas, le doute surgit. Il suffit d’un rien pour le déclencher. Il sort uniquement de ton cerveau. C’est une réaction face à la peur de l’inconnu. Un renoncement face à la difficulté. La manifestation d’un manque de patience. Souvent lié à un manque de confiance en toi.

Face à la premiere forme de doute, tend l’oreille. Sois à l’écoute. Et demande-toi ce que tu dois changer pour continuer à avancer. Concentre toi sur une double question : qu’est-ce que je veux vraiment ? Et que dois-je faire, ici et maintenant, pour avancer plus efficacement vers cet objectif ?

Mais face à la seconde forme, revient à ton plan. Développe des routines pour te protéger contre cette forme de doute. Concentre toi sur une double question : qu’est-ce que je veux vraiment ? Et que dois-je faire, ici et maintenant, pour revenir en toute confiance a mon plan initial ?

Et quand le doute surgit, apprend a te demander : De quel doute s’agit-il ? Le sage conseiller ? Ou le vilain saboteur ?

D’après toi : comment les reconnait-on a coup sûr ?

Réfléchis-y et on en reparle demain…

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Vendredi 2 Septembre 2016

Aujourd’hui je vais revenir sur les deux formes de doute évoquées hier.

Le Sage Conseiller. Et le Vilain Saboteur.

Hier je t’avais demandé comment on peut les distinguer. J’espère que tu as pris le temps d’y réfléchir…

En fait la réponse était dans la présentation d’hier. C’est très simple. Et tu l’as sans doute déjà compris.

Le Sage Conseiller prend ses informations dans la réalité des faits. Alors que le Vilain Saboteur prend ses informations au fond de ton cerveau.

Le Sage Conseiller veut ton bien. Il est à la fois bienveillant et encourageant. Alors que le Vilain Saboteur ne s’occupe que de se rassurer lui même. Il est enfermé dans ses croyances et surprotecteur.

Le Sage Conseiller veut croire en toi. Alors que le Vilain Saboteur a peur pour toi.

Donc quand un doute surgit. Demande-toi :

Qu’est-ce qui déclenche ce doute ?

> est-ce une information pertinente, qui me vient de l’expérience ? ou n’est-ce qu’une mauvaise pensée qui vient du fond de mon cerveau ?

> est-ce une nouvelle donnée, mise au jour par le résultat de mes actions ? ou est-ce la n-ième rengaine d’un vieux refrain que je me joue dans ma tête ?

Apprends à faire cette distinction. Apprends à encourager le Sage Conseiller en toi. Et fais taire le Vilain Saboteur.

Pour aller plus loin je dirai même : dans ta vie entoure-toi de sages conseillers et éloigne-toi des vilains saboteurs. On reviendra sur ce sujet.

En résumé, à retenir :

Si le sage conseiller te suggère que tes actions ne sont pas efficaces, écoute-le et modifie ton approche tout en clarifiant ce que tu veux vraiment.

Et si le vilain saboteur te rejoue le refrain du « c’est pas comme ca qu’il faut faire, tu vas pas y arriver »… fais le taire et exécute ton plan avec courage et persévérance.

Demain nous verrons plus précisément comment faire taire le vilain saboteur.

Pour aujourd’hui, je te demande de faire la liste des situations dans ta vie en ce moment où tu sens que le doute te freine ou te paralyse. Et fais le test pour voir s’il s’agit du sage conseiller ou du vilain saboteur. Et dans les deux cas. Tires-en les bonnes conclusions.

A toi de jouer.

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : TA-TAAAHHH : une innovation aujourd’hui ! la version audio. Dis moi ce que tu en penses !!! 🙂


Samedi 3 Septembre 2016

Aujourd’hui je vais boucler ma petite trilogie sur le doute.

Jeudi j’ai présenté le Sage Conseiller et le Vilain Saboteur. Hier j’ai précisé comment les distinguer lorsqu’ils se manifestent. Et aujourd’hui je veux vous donner un petit outil pour vous débarrasser du Vilain Saboteur.

Comme souvent, cet outil simple et pratique c’est une petite série de questions.

Donc à chaque fois que vous vous sentez envahi par le doute, demandez-vous :

1- Qu’est ce qui a déclenché ce doute ? Une nouvelle information basée sur la réalité de mon expérience présente ? Ou une mauvaise pensée qui est née dans mon cerveau ?

2- Qu’est-ce que je veux vraiment ? Et qu’est ce qui est le plus important pour moi ? (résultat, objectif, vision, valeurs…)

3- Est-ce que j’ai un plan pour produire ce résultat, atteindre cet objectif, réaliser cette vision ? (idéalement vous devriez pouvoir vous référer à une version écrite de ce plan)

4- Est-ce que je suis en train d’exécuter le plan ? (Idéalement vous devriez pouvoir vous référer aux notes de votre journal dans lequel vous enregistrez vos actions quotidiennes)

5- Est-ce que quelque chose a changé, qui m’empêcherait d’exécuter ce plan comme prévu ?

Une fois que vous avez répondu à ces 5 questions et qu’il est parfaitement clair que vous avez affaire à un Vilain Saboteur faites le taire à l’aide de la formule suivante :

« Bonjour Vilain Saboteur, je te remercie pour ta visite. Sois rassuré. Je vais très bien. Je sais ce que je fais. Je sais ce que je veux. J’ai un plan et je l’exécute. Tout ce qu’il me faut maintenant c’est encore plus de courage et encore plus de persévérance. Et je me fais entièrement confiance pour y arriver. Merci. Au revoir. »

Enfin dernière chose : ne pas en faire un drame. Si un Vilain Saboteur vous rend visite de temps en temps c’est normal. Ca ne fait pas de vous un nul ou un loser. C’est comme si un vendeur de casserole venait frapper a votre porte a l’improviste. Répondez-lui et dites lui gentiment mais fermement que vous n’avez pas besoin de ses casseroles.

Alors votre exercice du jour : Notez la « formule spéciale pour éconduire un Vilain Saboteur ». Notez-la physiquement dans votre agenda ou dans votre smartphone et APPRENEZ-LA par cœur pour l’utiliser à chaque fois qu’un vilain saboteur vous rendra visite.

Avec ça vous êtes super équipé pour faire face au doute en toutes circonstances.

Maintenant, c’est le week-end alors profitez en pour vous ressourcer.

Demain dans le briefing du dimanche je vous parlerai de l’importance du journal dont on a parlé plusieurs fois aujourd’hui.

💖💖💖💖💖💖Dad

 

Réveil Matin – Confidences de Coach – Semaine 01

(Série lancée pour partager chaque jour un petit message inspirant avec mes enfants, par la suite, l’exercice s’est élargi et je partage désormais ce message avec un public plus large, mais il reste adressé à ma petite famille).

Lundi 22 Août 2016

Salut la team. La rentrée approche… on passe en mode « guerrier  » 😉

Le Mantra : « Aujourd’hui, dans un mois, dans un an ou dans dix ans, j’ai le désir de réaliser de grandes choses dans ma vie. Et je sais que pour les réaliser, j’ai besoin d’acquérir toujours plus de connaissances et de savoir-faire et d’entretenir une attitude de champion.

Alors pour faire, chaque jour, un pas de plus vers la réalisation de mes rêves et de mes objectifs, je m’engage dès maintenant à mobiliser tout mon potentiel et à donner le meilleur de moi-même dans tout ce que je fais. »

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

??? (Quelles sont vos valeurs)

Les Rêves & les Objectifs pour lesquels je suis déterminé à donner le meilleur de moi-même sont :

??? (Quels sont vos rêves)

A Court terme. Les objectifs pour lesquels je suis mobilise a 100% sont :

Fin d’année 2016??? (Quels sont vos objectifs immédiats)

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Ce n’est pas un exercice « obligatoire ». Je le partage juste avec vous. Vous en faites ce que vous voulez 😉

 


Mardi 23 Août 2016

Hier je vous parlais du Mantra. Aujourd’hui, je vous donne un exemple pour la première question.

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

Sur le Plan Physique : Energie, Vitalité, Intensité.

Sur le Plan Mental : Focus, Discipline, Patience.

Sur le Plan Emotionnel : Amour, Sérénité, Créativité.

Les valeurs, en fait, ce sont les grandes qualités qui sont particulièrement importantes pour moi. Celles que je veux installer dans ma vie. Les qualités que mes actions doivent refléter et exprimer.

Alors ? Quelles sont les vôtres ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Le mantra est efficace quand il est répété plusieurs fois, à plusieurs moments de la journée, pour se recentrer sur ce qui est essentiel et prioritaire.

 


Mercredi 24 Août 2016

Aujourd’hui j’ai envie de m’arrêter sur un point important.

A quoi ça sert de se poser toutes ces questions ? A quoi ça sert les mantras ? A quoi ça sert les valeurs, les rêves et les objectifs ? A quoi ça sert tout ça ??

En fait tout part d’une réalité : votre vie vous appartient !

C’est vous qui êtes aux commandes. Et c’est à vous de décider ce que vous voulez faire de votre vie. Tout comme c’est à vous de faire ce qu’il faut pour que les choses se passent bien pour vous.

Malheureusement, vous l’avez peut être déjà observé, la plupart des gens subissent leur vie. Ils font des choses qu’ils n’ont pas envie de faire… rêvent de choses qu’ils n’auront jamais… occupent leur temps à courir après des choses sans réelle importance… et finissent leur vie pleins de regrets et d’amertume…

Donc la question du jour c’est la plus importante de toute :

Est-ce que vous voulez prendre le contrôle de votre vie, décider de ce que vous voulez en faire et assumer la responsabilité qui va avec ?

Ou est-ce que vous voulez subir les choses, vous laisser balader par les événements et vivre comme les esclaves de forces extérieures à vous ?

Vous avez la chance de pouvoir faire ce choix ? Alors ? Vous décidez quoi ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS: Bon golf Théo. Et bon Skate Nathan. This time is yours. So have fun and make it count.

 


Jeudi 24 Août 2016

Aujourd’hui une petite réflexion de circonstance.

Pourquoi fait-on les choses ? Qu’est-ce qui nous motive ? Qu’est-ce qui nous donne envie de les faire ?

Et qu’en attendons-nous ? Résultat, récompense, autre chose ?…

Plus particulièrement, je veux souligner l’opposition entre motivation « interne » et motivation « externe ».

Dans le premier cas (interne), la motivation vient de l’intérieur de soi : on fait les choses pour obtenir une satisfaction interne et personnelle.

Et dans le second cas (externe), elle vient de l’extérieur : on fait les choses pour obtenir une récompense ou des félicitations ou un témoignage de reconnaissance de la part de quelqu’un d’autre.

Par exemple : quand je vous envoie ces petits messages tous les matins, qu’est-ce qui me motive ?

Est-ce que je le fais parce que j’ai décidé de le faire et que je sens à l’intérieur de moi que c’est bien de le faire ?

Ou est-ce que je le fais pour obtenir des mercis, des bravos ou des signes particuliers de votre part ?

En fait, il y a presque toujours un peu des deux. Mais ce qui compte c’est la motivation dominante; celle qui est la plus forte et la plus importante.

Dans mon exemple, évidemment que ça me fait plaisir si je vous vois faire les exercices, répondre aux questions et utiliser mes réflexions pour amener de petits changements positifs dans vos vies quotidiennes…

Mais ce n’est pas ma motivation principale. Je le fais essentiellement parce que j’ai décidé de le faire et parce que je sens, au fond de moi, que c’est une bonne chose à faire.

Donc je le fais, quoi qu’il arrive, jour après jour, sans attendre rien d’autre que la satisfaction intérieure de l’avoir fait sérieusement et avec amour et ça me remplit de joie.

DO WHAT YOU THINK/FEEL IS RIGHT.

Et vous ? Quand vous faites quelque chose, est-ce que vous le faites plutôt pour obtenir une satisfaction « intérieure » ou « extérieure » ?

Et d’après vous, quelle est la motivation la plus forte et la plus durable ? Celle qui vient de l’intérieur ? Ou celle qui vient de l’extérieur ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Vendredi 25 Août 2016

La vie c’est comme un morceau de musique. Ca n’est pas une seule note jouée en permanence, au même rythme et avec la même intensité.

Accélérations… Ralentissements… des temps forts… des temps faibles… du grave et de l’aiguë… de la cacophonie et du silence… Ça change tout le temps.

En fait la seule chose permanente, c’est le changement. On peut même dire que la seule chose qui ne change jamais dans la vie, c’est le fait que ça change tout le temps. On appelle ça un paradoxe.

Et comme toutes choses, pour bien vivre le changement, il faut l’accepter. L’accepter et trouver le moyen de faire avec pour continuer à avancer.

Continuer à avancer vers notre prochain objectif. Traverser les changements en gardant son cap.

En se disant que tout ce qui arrive fait partie d’un tout. Comme chacune des notes d’une partition fait partie du morceau. Il faut les jouer toutes avec la même application pour que la musique soit belle. Retire une seule note et l’harmonie est brisée.

Et toi ? T’arrive-t-il de résister au changement ? Y a-t-il des choses que tu as du mal à accepter dans ta vie ? Y a-t-il des notes que tu refuses de jouer ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Samedi 26 Août 2016

Vous n’avez pas vu arriver mon « early morning message » à 5h30 ce matin. C’est normal, nous sommes samedi. Et le samedi c’est le début du week-end, alors je me lève un peu plus tard.

Bonne occasion de développer deux sujets importants.

D’abord la variation de rythme. Hier, je vous parlais du changement. La vie ce n’est pas l’éternelle répétition d’une même journée à l’identique. Vous vous souvenez ? Accélérations, ralentissements, temps faibles, temps forts…

Donc il y a des jours où on se lève très tôt. Pour se donner le temps de faire plus de choses importantes dans une journée. Et puis il y en a d’autres où on se donne, au contraire, un peu plus de temps pour récupérer. A chacun d’apprendre à gérer ces variations de rythme en fonction de ses propres besoins.

Le tout, et c’est le deuxième sujet du jour, c’est de faire ce qu’on a décidé de faire. Pour garder le contrôle sur une vie qui nous impose de nous adapter à des changements permanents, il faut de la discipline.

Ça veut dire que les jours ou j’ai prévu de me lever à 5h, même si je me sens un peu fatigué quand le réveil sonne, je dois faire l’effort de me lever. A l’inverse, les jours ou j’ai prévu de me reposer, même si je me sens débordant d’énergie, je dois faire « l’effort » de rester tranquille et de bien récupérer… ça demande de bien se connaitre… et c’est un vrai apprentissage… la semaine prochaine, je vous donnerai quelques trucs pour mieux y arriver.

Et vous ? Quelle heure de réveil prévoyez-vous pour les différents jours de la semaine ? Et est-ce que vous arrivez à vous y tenir ?

💖💖💖💖💖💖Dad

Le « Burkini » expliqué à mes ados.

Le « Burkini » expliqué à mes ados. En 10 Questions/Réponses

(suite a une discussion ce matin avec Théo et Nathan)

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1 – C’est quoi un « burkini » ?

C’est un vêtement de bain, conçu pour couvrir le corps d’une femme qui ne souhaite pas l’exposer. Le « Burkini » a été créé par une femme australienne pour permettre aux femmes qui ne voulaient pas exposer leur corps sur la plage de pouvoir y venir et se baigner. Mais ce terme est maintenant utilisé indifféremment, pour designer toutes formes de vêtements que des femmes musulmanes utilisent pour couvrir leur corps sur la plage.

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2 – Pourquoi les femmes musulmanes veulent-elles couvrir leur corps ?

Premièrement toutes les femmes musulmanes ne sont pas dans ce cas. De très nombreuses femmes musulmanes pratiquent leur religion sans estimer nécessaire de se soumettre à cette pratique. Il existe de nombreuses façons d’interpréter et de vivre chaque religion. Et il se trouve qu’une des façons de vivre la religion musulmane consiste, notamment, pour les femmes à se couvrir le corps en public et pour les hommes à porter une barbe… entre autres choses.

Les femmes qui décident de couvrir leur corps, tout comme celles qui décident de porter un hijab (foulard) estiment donc que c’est, pour elles, la bonne façon de vivre leur religion.

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3 – Si elles veulent porter ce vêtement, pourquoi leur interdire ?

Certains Maires ont estimé que le fait que ces femmes portent un « burkini » sur la plage au milieu des autres baigneurs pouvait constituer un trouble à l’ordre public.

Ça veut dire qu’ils ont estimé que la présence de ces femmes ainsi vêtues pouvait déclencher chez les autres personnes des réactions agressives ou violentes… Certains ont aussi estimé que le fait de porter ce vêtement pouvait constituer une certaine forme de provocation…

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4 – En quoi le port du « burkini » peut-il être associé à une provocation ?

Excellente question. D’après moi, le port du « burkini » ne peut être une provocation qu’a deux conditions :

I) s’il est interdit (c’est alors une transgression manifeste, un acte de rébellion)

II) s’il déclenche des réactions hostiles chez les autres (c’est alors une bravade et un appel à la confrontation)

Si aucune de ces conditions n’est présente, alors le port du « burkini » ne peut générer que l’indifférence ou parfois la curiosité comme pour toute chose rare ou nouvelle.

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5 – En quoi le port du burkini peut-il troubler l’ordre public ?

Pour qu’il y ait trouble à l’ordre public il faudrait qu’il y ait une réaction hostile à la vue d’une personne portant ce vêtement.

D’où pourrait venir cette réaction hostile ? Principalement de personnes qui n’acceptent pas qu’une personne rende visible son appartenance à la religion musulmane.

Suite, notamment, aux attentats terroristes perpétrés par des personnes identifiées comme islamistes extrémistes, il pourrait y avoir une association d’idée que l’on peut qualifier de malheureuse, et qui pourrait créer des réactions hostiles.

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6 – Est-ce que les islamistes extrémistes qui font des attentats obligent les femmes à porter un « burkini » ?

NON. La réponse est claire et formelle. Les islamistes extrémistes interdisent aux femmes de se baigner en public. Avec ou sans « burkini ». Ils y sont donc farouchement opposés.

De là, on peut avoir deux certitudes : les femmes qui portent le « burkini » sur la plage n’y sont pas obligées par des islamistes extrémistes. Et elles ne sont pas elles-mêmes des islamistes extrémistes.

Il n’y a donc absolument aucune raison d’associer le « burkini » avec une pratique religieuse extrémiste et dangereuse.

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7 – Mais alors pourquoi des gens sont-ils dérangés quand ils voient des femmes en burkini sur la plage ?

Il y a ceux qui ont peur parce qu’ils associent le « burkini » à l’islamisme extrémiste. Ils ne savent pas que les islamistes extrémistes sont contre le « burkini » (cf question #6). A ceux-là il faut l’expliquer et ça éliminera sans doute leur peur initiale.

Il y a ceux qui ont tendance à généraliser et à se dire que TOUS les musulmans sont des terroristes potentiels. A ceux-là il faut rappeler que l’immense majorité des musulmans sont modérés dans leur pratique et tolérant dans leur philosophie et que les terroristes ne représentent qu’une infime minorité ; et ça éliminera sans doute leur peur initiale

Il y a ceux qui ont peur que l’islam prenne une place de plus en plus grande dans la société française et finisse par remettre en cause la domination de la culture à tendance chrétienne qui prévaut dans notre pays depuis des siècles. C’est une inquiétude qui peut être comprise, et on peut avoir un vrai débat sur cette question. Mais ce n’est pas en interdisant le port d’un vêtement que l’on inversera le processus ni qu’on règlera la question. Un vrai débat démocratique sur la coexistence et la relation des cultures entre elles, peut et doit avoir lieu, mais il n’a rien à voir avec la question du « burkini ».

Et puis il y a les racistes et les xénophobes qui n’aiment ni les étrangers ni les musulmans… Et pour ceux-là, il n’y a pas vraiment de solution… à part la compassion, le dialogue, la pédagogie et… la patience.

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8 – A quelle catégorie appartiennent les maires qui ont interdit le « burkini » ?

Excellente question… En fait, ce sont avant tout des êtres humains donc ils peuvent appartenir à n’importe laquelle des 4 catégories citées (cf question #7).

Mais ils peuvent aussi appartenir à une 5eme catégorie, réservée aux hommes politiques. C’est la catégorie de ceux qui utilisent un fait insignifiant pour monter un coup de communication, faire parler d’eux dans les médias et gagner des voix auprès des électeurs qui appartiennent à l’une des 4 catégories citées plus haut. On appelle ça la politique politicienne. En anglais on dit la « trash politics », politique de poubelle.

Les élus (ou candidats) qui appartiennent à cette 5eme catégorie sont très dangereux pour la démocratie et les électeurs devraient s’en méfier comme de la peste.

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9 – Mais est-ce que ces Maires ont le droit d’interdire le « burkini » ?

NON. Un Maire ne peut pas décréter arbitrairement l’interdiction du port d’un vêtement dans certains lieux publics. C’est contraire à la loi et parfaitement anti-démocratique. Le Conseil d’Etat a d’ailleurs tranché. Sa conclusion est la suivante : « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

C’est sans appel. Les arrêtés qui ont été pris sont illégaux et ils doivent immédiatement retires. Ceux qui ne se plient pas à cette décision se mettent hors la loi et s’exposent à des poursuites.

Et un Maire devrait être lourdement sanctionne s’il décide d’enfreindre la loi.

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10 – Certaines personnes disent qu’il fait faire une loi, est-ce que c’est vrai qu’il en faut une ?

Les mêmes qui souvent se plaignent que la France a déjà trop de règlements et de lois, sont les premiers à vouloir en ajouter une pour un oui pour un non…

Ce qui est sûr c’est qu’il est parfaitement inutile et certainement pas prioritaire de faire passer une loi interdisant spécifiquement le « burkini » sur les plages de France. Il y a des tas d’autres sujets beaucoup plus importants et urgents sur lesquels les députés doivent travailler et il serait ridicule de légiférer dans l’urgence sur un problème aussi marginal.

En revanche, notre pays a tout à gagner à prendre acte des crispations autour de cette question et à lancer, dans le calme, un grand débat démocratique sur la question du vivre ensemble dans un environnement multi ethnique et multiculturel. Il y sera question du respect des femmes, de la place de la religion dans la vie publique, de la coexistence entre les religions, de la liberté d’exercice de ses religions… Bref on débattra de beaucoup de sujets passionnants… mais sans doute pas du « burkini »…

Papa-Leader… ou gentil dictateur ?

Je me suis pas mal questionné sur cette idée de papa-coach ou papa-leader…

Conscient d’être très loin d’être parfait, j’ai toujours considéré être plutôt un « bon père ». Bien intentionné. A l’écoute. Bienveillant, disponible et soucieux du bien-être de mes enfants, je me suis toujours efforcé de leur offrir un cadre de vie à la fois aimant, confortable et dynamisant. Et je pense pouvoir dire qu’avec ma femme Caroline, nous y avons réussi.

MAIS…

En plus d’être un papa aimant et attentionné, j’ai été, au cours des 10 dernières années, un entrepreneur ambitieux et un coach passionné. J’ai aussi été un athlète très engagé dans les défis que je me fixais et ces trois rôles ont pris une place considérable dans ma vie.

Au point que « notre » vie – et je reviens ici au « nous » – c’est à dire la mienne mais aussi, par ricochet, celle de Caro et des enfants, a été rythmée par les hauts et les bas de mes affaires ; par les nombreuses demandes de mon activité de coach et par la planification de mes défis sportifs.

Pour le meilleur, très souvent. Mais aussi pour le pire, parfois.

Le meilleur, ça a été la vie pendant 7 ans, à Bali ; les voyages ; l’immersion dans un environnement très dynamisant ; la rencontre de personnes passionnantes ; de très belles aventures vécues en famille ; l’exploration de multiples possibilités et la découverte de ce qui était vraiment le plus important pour nous.

Mais il y a aussi eu le pire. Et le pire, ça a été, le stress financier quasi permanent ; le manque de disponibilité et de présence, étant toujours accaparé par mes nombreuses activités ; une prise de risque excessive ayant abouti à une faillite retentissante ; et l’impression d’un rythme très (trop) soutenu dont je me rends compte aujourd’hui qu’il a été subi plutôt que pleinement apprécié par Caro et les enfants.

De là, il n’y a qu’un pas à faire pour affirmer qu’au cours de ces 10 années, je me suis comporté, la plupart du temps, comme un gentil dictateur.

« Gentil » parce que j’étais, très sincèrement, animé d’excellentes intentions et que je n’ai jamais, sciemment, fait de mal à qui que ce soit. Mais « Dictateur » parce que j’ai mis mes désirs, mes projets et mes ambitions au centre de notre univers et que j’ai mis toute mon énergie à les servir, imposant pour cela un rythme et des attentes que j’étais le seul (et encore) à vouloir et à pouvoir vraiment suivre.

Ayant dit cela, je ne vais pas non plus battre ma coulpe plus qu’il ne convient de le faire.

Je ne suis pas un tyran. Je n’ai jamais été violent. Je me souviens précisément de la dernière fois ou j’ai levé la main sur un de mes fils. Theo. Une claque sur une fesse, alors qu’il avait peut-être 2 ou 3 ans. C’était donc il y a presque 10 ans… Un geste rare et anodin en apparence. Sans aucune conséquence, mais qui m’avait fait beaucoup réfléchir. Au point de ne plus jamais recommencer.

Je ne pratique pas non plus la violence verbale. S’il peut m’arriver d’élever la voix, je sais me contenir et je m’excuse toujours s’il m’arrive de franchir les bornes de la colère.

Je n’abuse jamais de mon autorité ou de ma force physique pour imposer mes choix dans ma famille. Je sais défendre mes points de vue mais je sais aussi reconnaître quand j’ai tort.

Je suis loin d’être parfait mais je pense sincèrement être plutôt tendre et attentionné envers Caro et les enfants.

ET POURTANT…

Je mesure aujourd’hui à quel point mon attitude, en général, exerce une pression sur mon entourage. Je suis passionné et je sais faire partager ma passion. Je sais susciter l’enthousiasme des personnes qui m’aiment, et je sais les entraîner avec moi. C’est souvent très positif. Ça nous amène à faire plein de belles choses ensembles, et je ne vais pas renier ça. Mais je comprends aujourd’hui que cela peut être destructeur. Le mot est peut-être un peu fort. Mais en tous cas, préjudiciable. Et certainement pas neutre.

J’ai tendance à lancer une idée, à partir devant et à attendre de Caro et des enfants qu’ils me suivent. Alors, bien sûr, on en parle avant. Nous prenons le temps de valider l’adhésion et la volonté de chacun de s’impliquer dans un nouveau projet. Mais, là aussi, je vois que j’attire dans mon sillage plutôt que je ne laisse émerger une vraie volonté.

Avec le temps et en me connaissant bien, Caro a appris à se protéger contre ça. Mais j’imagine que les enfants le subissent d’avantage et cela me fait pas mal réfléchir, surtout à un moment de leur vie où ils doivent commencer à se construire en tant que jeunes adolescents…

Au final, je constate que le gros enjeu de cette nouvelle étape de notre vie va beaucoup tenir à ma capacité de m’effacer pour permettre à mes fils de prendre vraiment leur place.

J’ai partagé cette réflexion parce qu’elle pourra peut-être attirer l’attention d’autres parents sur ce que peuvent être nos déviances, en tant que « parents-leaders ».

Evidemment je souhaite inspirer mes enfants, leur donner par mes actions et mes comportements une indication sur ce qui me semble être une façon de vivre saine et enrichissante. Mais je souhaite le faire d’une façon qui les laisse libre d’adhérer ou de ne pas adhérer à mes choix. Et, surtout, je souhaite avoir la patience et le recul nécessaire pour les laisser faire leur chemin à leur rythme, plutôt que de céder a la tentation de leur imposer le mien.

J’en ai l’intention. Mais je sais que ce sera un combat. Quotidien.

En publiant ce texte, je pense aussi que je vous propose, indirectement, de m’aider dans ce combat. Et je vous invite, si vous vous êtes un peu reconnu dans mon témoignage, à mener ce combat avec moi, en partageant vos expériences et en échangeant les solutions que vous mettez en place dans votre quotidien pour rester dans l’axe malgré les inévitables tentations de rechute.

Nous pourrions même (pourquoi pas ?) créer ensemble une sorte de groupe de parole, à l’image des alcooliques anonymes…

« Bonjour, je m’appelle Franck et je suis un gentil dictateur… Et toi ? C’est quoi ton prénom ? »

Braver les interdits

Hier j’ai partagé avec Nathan une vidéo montrant un jeune homme contraint de braver l’interdiction d’un agent de sécurité pour réaliser une figure acrobatique, avec son BMX, au-dessus d’un escalier situé sur un campus universitaire américain.

Le lieu est connu dans le monde du skate et du BMX, le jeune homme était venu de très loin pour réaliser sa figure, il demandait juste 5 minute, l’endroit était désert, il restait très courtois bien que très déterminé… Mais l’agent de sécurité l’était tout autant. Elle avait sans doute des consignes strictes… elle faisait son job… l’idée ici n’est pas de la critiquer et encore moins de la juger… Toujours est-il que devant son refus obstiné, ignorant les menaces d’appeler la police, le jeune homme dû finalement se résoudre à effectuer son saut, alors que le véhicule de l’agent, placé volontairement au milieu du passage, réduisait considérablement sa zone de réception…

Je vous laisse visionner la séquence pour voir le saut qu’il réalisa dans ces conditions très particulières…

Lien vers la vidéo sur Youtube

Il ne s’agit pas ici de me poser en juge ni de cautionner telle ou telle action. Je laisse chacun se faire une idée en voyant la vidéo.

Je l’ai partagée avec Nathan parce que j’ai estimé qu’elle représentait bien la nécessité dans laquelle on peut parfois se trouver de devoir faire ce que l’on a décidé de faire, même s’il faut pour cela braver un interdit ou transgresser une règle. Et je voulais qu’elle provoque des questions et des interrogations de la part des enfants… ce qui n’a pas manqué…

Pour commencer, nous avons été amenés à parler de la réaction de l’agent de sécurité et de celle du jeune homme. Des deux côtés, il n’y a eu ni agressivité, ni violence. Pendant toute la scène, on voit bien que les deux protagonistes restent déterminés mais aussi calmes et courtois. C’est un point essentiel. Qui m’a permis de préciser qu’en cas d’agressivité ou de signe de violence de la part de l’agent de sécurité, la bonne réaction est de ne pas insister. Et dans l’autre sens, toute agressivité, verbale ou physique, de la part du jeune homme aurait été inacceptable**. En venant la, il sait qu’il va faire quelque chose d’interdit par le règlement intérieur de l’établissement donc il doit s’attendre à rencontrer une opposition. Et il doit reconnaître qu’en faisant cela, l’agent ne fait que son travail.

L’occasion était bonne de partager une alternative : qu’aurait pu faire l’agent de sécurité pour faire son travail sans pour autant casser le rêve de ce jeune homme venu de loin ? Et nous avons envisagé ensemble plusieurs scenarios. Par exemple, elle aurait pu rappeler au jeune homme les règles de sécurité, lui expliquer pourquoi ce type de pratique était interdite, contrôler qu’elle avait affaire à un jeune homme responsable en lui posant quelques questions, puis lui laisser 5 minutes, pas plus, sur son engagement de partir dès qu’il en aurait terminé avec son saut… Il avait cette possibilité… elle a choisi de rester inflexible… c’est comme ça et il ne nous appartient pas de la juger…

Dans ces conditions il revenait au jeune homme de trouver le moyen de contourner cette interdiction sans aller trop loin et sans manquer de respect à la personne qui lui fait face. Et c’est en cela, principalement, que je trouve cette vidéo très « éducative ».

Passes ces préambules, pour préciser ma pensée, je jugeai bon de rappeler le cadre dans lequel chacun doit exercer sa liberté :

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger.

–          Ne pas détériorer quelque chose qui ne m’appartient pas.

A partir de là, le comportement n’est plus moralement condamnable. Et avant de se décider, il ne reste plus que deux étapes essentielles :

–          Bien évaluer les risques

–          Etre prêt à les assumer

Sur le premier point, je répondais a une question de Théo, qui me disait : « et si elle appelle la police et qu’on se fait arrêter… toi tu vas devoir venir nous chercher et ça posera des problèmes… »

Voilà ma réponse : « si les choses se passent comme dans la vidéo, si tu ne mets pas en danger une autre personne, si tu ne détériores pas ce qui ne t’appartient pas et si tu ne manques pas de respect à la personne qui t’arrête, alors je n’ai aucune raison de ne pas être content… Je pense au contraire que tu as fait preuve de courage, de détermination et d’une belle maturité pour rester maître de toi dans une situation conflictuelle… Donc si je dois venir te chercher au commissariat pour une chose comme ça, je le ferai et je n’aurai aucune raison d’être fâché… En revanche, si j’apprends, sans doute possible, que tu as cassé quelque chose, que tu as insulté l’agent ou que tu as blessé quelqu’un, alors là, ce sera une autre affaire !…

C’est donc à toi d’évaluer ce que tu risques. Le plus précisément possible. Et une fois que tu les a bien évalué, c’est à toi de te demander si ce que tu as à faire en vaut la peine. Et si ça tourne mal, est-ce que tu es prêt à assumer les conséquences. Si le plus gros risque est de te faire un peu réprimander par l’agent de sécurité, ou même d’être amené au commissariat pour y passer quelques heures, tu dois évaluer si ça en vaut la peine. Tu dois savoir pourquoi tu vas le faire. Si c’est pour toi, pour grandir, pour progresser, pour gagner en confiance et en expérience… ou si c’est juste pour faire le Kéké devant tes copains… Tout est toujours une question de risques et de gains possibles… Et c’est à toi de les estimer pour prendre ta décision en toute connaissance de cause. Une fois que tu as décidé, tu fais ce que tu as à faire et tu assumes les conséquences…

Et ça vaut aussi bien pour le risque physique (tomber, se blesser…), que pour le risque lié (comme dans la vidéo) au fait d’enfreindre une règle de sécurité ou un règlement intérieur… Et c’est vrai en tout et toujours. Dans tous les domaines de la vie.

Un rappel pour finir : 5 Règles

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger à son insu

–          Ne pas détériorer le bien d’autrui à son insu

–          Evaluer tous les risques directs et indirects

–          Décider si ça en vaut la peine

–          Accepter d’assumer ces risques

Si vous suivez ces règles, vous ne ferez jamais d’erreur que vous ne serez pas capable de surmonter. Et c’est comme ça qu’on apprend et qu’on progresse dans la vie.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

** Sur ce point il est à noter que le « bitch » qu’il prononce a un moment, meme s’il ne s’adresse pas directement à l’agent de sécurité, est regrettable. Plus on veut explorer des zones « borderline » plus il faut savoir se contrôler et maîtriser son language !