Union de la Gauche – Benoit Hamon a RV avec l’Histoire.

Après la main tendue de Jean-Luc Mélenchon, dans un esprit d’ouverture mais posant des conditions claires et sans équivoques, Benoit Hamon à rendez-vous avec l’Histoire.

Sera-t-il le courageux fossoyeur du PS et saura-t-il se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, digne représentant d’un mouvement qui compte + de 260.000 soutiens et confirme chaque jour sur le terrain sa détermination à faire gagner la gauche pour redonner le pouvoir au peuple.

Saura-t-il saborder un parti qui n’en fini plus d’agoniser, écartelé entre deux tendances irréconciliables ?

Saura-t-il écouter la voix des militants et des sympahisants, plutot que celles des cacique et des cadres accrochés à leur gagne pain électif ?

Saura-t-il libérer les énergies encore prisonnières du monstre a bout de souffle qu’est le PS ?

Saura-t-il privilégier le peuple de gauche, plutôt que la caste des nantis du système ?

Un ralliement de Hamon et Jadot à la candidature de la France Insoumise, au service d’un « Avenir en Commun », c’est l’assurance d’une formidable dynamique de gauche. Pour la présidentielle et pour les législatives.

Un raz de marée populaire, pour une société plus juste, plus humaine, plus responsable, plus respectueuse du vivant.

Un formidable élan d’espoir pour aujourd’hui et pour demain.

Un uppercut du gauche plein de punch à la droite et à l’extrème droite.

Un pas décisif vers la victoire.

A vous de jouer Monsieur Hamon.

Une chance pareil, ça n’arrive pas deux fois dans une vie.

Saisissez-là !

#jlm2017

 

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Pour QUOI allez-vous voter ?

Logique et Cohérence du vote Mélenchon 1/4

Introduction à une série de 4 articles présentant la logique et la cohérence du vote Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017.

 


Trop souvent, le débat « politique » se limite à une opposition de personnalités entre de prétendus « sauveurs » ou à des jeux de partis voir, à l’ère des reality shows et de l’info-tainment généralisé, à de sinistres concours de popularité.

Surexposition médiatique, phrases chocs, slogans racoleurs, provocations, coups de com’… tout est bon pour marquer des points.

Peu importe les projets et les programmes puisque les questions qui sont posées sont plutôt : Pour QUI allez-vous voter ? Quel PARTI allez-vous soutenir ? Ou quel est votre « FAVORI » pour cette élection ?

Dans ce jeu de dupes, la meilleure stratégie consiste bien souvent à brouiller les pistes, à éviter les débats d’idées et à rester dans le superficiel.

Les mieux armés pour surnager dans ce maelstrom, ce sont les vieux briscards de la politique à l’ancienne, rompus aux jeux d’influence et aux petits échanges de faveurs entre « amis » et bien introduits dans les médias…

Et ce ne sont pas les récents arrangements électoraux sous-tendant le ralliement du parti écolo au candidat du PS ou celui du centre de Bayou à la candidature de Macron qui me démentiront sur ce point. Bref, de ce côté là, rien de nouveau sous le soleil…

Mais vous ? Pour QUOI allez-vous voter ?

Indépendamment des candidats, des partis et quoiqu’en disent les médias officiels…

Quelles sont vos attentes pour cette élection ? Qu’en espérez-vous ? Quelles sont d’après vous les principaux enjeux de cette élection ? Quelles sont vos craintes ? Quels sont vos espoirs ?

Voilà de vraies questions. Voilà de quoi nourrir un vrai débat démocratique.

Personnellement, les 3 enjeux qui me semblent essentiels à ce moment de notre histoire et compte tenu de l’évolution récente de la société humaine sont les suivants :

> Réinventer la démocratie et redonner au peuple le pouvoir et les moyens de l’exercer.
> Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de tout projet politique et/ou économique.
> Relever le grand défi écologique posé par l’aspiration d’une population croissante a un mode de vie confortable.

Première évidence : aucun de ces enjeux n’appelle une solution individualiste.

Ce n’est pas en « libérant les énergies individuelles », ni en offrant à chacun l’opportunité de « réaliser ses rêves de richesse et de gloire» que l’Humanité relèvera ces 3 grands défis.

Réinventer la démocratie et reprendre le pouvoir, cela suppose de consacrer une partie de son temps à l’exercice de cette nouvelle responsabilité. Que ce soit au niveau du quartier, de la commune, de la région ou même au niveau national, se tenir informé, participer aux débats, être actif pour faire sa part et contribuer à la bonne gestion des affaires de la « Cité », tout cela demande du temps et de l’énergie. Et laissez cette responsabilité à d’autre est justement ce qui nous a conduit a la situation déplorable de déconnexion du peuple avec la politique que nous constatons aujourd’hui.

Redistribuer les richesses et remettre l’humain au cœur de la société, cela suppose d’abandonner le modèle de réussite fondée exclusivement sur la consommation et l’accumulation de biens matériels. Cela suppose aussi de faire passer nos désirs à travers le filtre de leur impact sur le bien-être collectif. Peut-on vivre heureux dans un monde qui va mal, demandait récemment le magazine « Philosophie ». Je pense que oui, mais a la condition de ne pas obtenir ce prétendu bonheur au prix d’une participation trop active au malheur du monde. Et dans cette perspective, encourager notre jeunesse a rêver de « devenir milliardaire » apparaît comme une stupidité. Et penser que l’on pourra préserver notre confort, aux dépends des pauvres du monde entier, est une absurdité.

Relever le grand défi écologique, cela demande d’une part de revoir notre façon de vivre, de consommer et de produire et, d’autre part, de mettre en œuvre d’ambitieux projets collectifs afin d’inventer et de construire les infrastructures et les systèmes qui permettront demain à toute l’Humanité de se nourrir sainement, de se loger convenablement, de vivre en paix, de se cultiver et de s’instruire, tout en garantissant a chacun l’accès libre aux ressources vitales que sont l’énergie, l’eau potable et toute la richesse produite naturellement par un environnement à la biodiversité préservée. Il faudra pour cela beaucoup de colibris, agissant de façon conjointe et structurée, au sein d’Etats qui coopèrent entre eux.

Voilà pour QUOI je vais voter le 23 AVRIL 2017.

Dans les prochaines semaines, je développerai au fil de mes posts, les raisons qui m’amènent à penser que des réponses pertinentes et concrètes à ces grandes questions se trouvent dans le programme « L’Avenir en Commun » du mouvement citoyen « La France Insoumise ». Et je serai heureux de pouvoir en débattre avec vous.

Mais en attendant, j’aimerais savoir : Et vous ? Pour QUOI allez vous voter ?

Franck Girardot – Insoumis d’Abbeville

Affaire Fillon – L’immoralité exemplaire

Rattrapé par la patrouille, François Fillon découvre le fonctionnement de la Justice Pénale… pauvre petite chose… il tombe des nues…

« Instruction à charge » geint-il… victime de harcèlement judiciaire… tentative d’assassinat politique…

Mais sachez monsieur Fillon que c’est toujours comme ça que fonctionne la justice. En particulier dans les affaires financières

Vous avez confondu l’argent de l’Etat avec votre argent de poche… vous avez marché en dehors des clous… la justice enquête… et elle ne prend pas de gants… c’est comme ça que ça marche… avec, en prime, le lynchage mediatique qui fait des gros titres avec votre affaire avant même qu’elle ne soit instruite…

Votre situation n’a rien d’exceptionnel. Ca se passe toujours comme ça. Evidemment, on le voit mieux quand ça vous tombe dessus…

Je ne vous jette pas la pierre. Ca arrive à tout le monde de faire des erreurs. Mais quand on en fait, on les reconnait, on assume et on n’ajoute pas l’infamie à la faute initiale.

Mais vous n’avez pas à vous en faire, vous. Vous avez l’immunité parlementaire et, mieux que ça, vous semblez avoir perdu tout sens commun… la réalité de cette situation semble vous echapper… l’indécence et l’indignité de votre posture ne semblent pas vous faire douter…

Cet aveuglement vous permettra sans doute de rester « droit dans vos bottes », jusqu’à l’absurde et peut-être même… jusqu’à votre élection !!!

Car certains de vos électeurs vous ont déjà pardonné. Ils crient avec vous au complot. Ils vous suivront jusqu’en enfer, dussent-ils y emmener, par leur vote, 66 millions de français avec eux…

N’est-ce pourtant pas vous qui promettiez hier la tolérance zéro envers les delinquants… qui fustigiez la loi Taubira pour son laxisme… qui proniez l’exemplarité des elus… et qui vous étiez engagé à vous retirer en cas de mise en examen…

Mais ça c’était avant…

Aujourd’hui vous êtes bel et bien un modèle d’exemplarité. L’exemple type du leader politique qui, à force d’évoluer dans les hautes sphères de la République, à force de faire son lit dans les ors de la République, à force d’user et d’abuser, impunément et sans contrôle, des somptueux moyens mis à sa disposition par la haute administration, en arrive à se croire l’élu de Dieu et non du peuple… L’archétype du monarque républicain qui pense que sa stature de grand sauveur de la Nation lui donne le droit de considérer les richesses d’Etat comme les siennes propres. Las, nous sommes encore en République et la Justice est là pour vous rappeler à vos devoirs. Mais le mal est fait…

Désormais, grâce à vous et à celles et ceux de vos collègues aux pratiques similaires, Mme Lepen en tête, cette campagne ne sera plus une confrontation d’idées ou de programmes mais une grande mascarade qui achèvera de dégoûter une majorité de français de la vie démocratique.

Dans cette confusion et sur un énième tour de passe-passe, vous avez encore toutes vos chances…

A moins d’un sursaut… à moins que le peuple ne se réveille… mais je n’ose y croire…

Ou plutôt si.. je veux y croire… incorrigible optimiste… je veux y croire.

#jlm2017 #franceinsoumise

 

Sur le candidat Fillon, voir aussi : « Merci Monsieur Fillon »

 

Benoit Hamon – RV avec l’Histoire

Après la main tendue de Jean-Luc Mélenchon, dans un esprit d’ouverture mais posant des conditions claires et sans équivoques, Benoit Hamon à rendez-vous avec l’Histoire.

Sera-t-il le courageux fossoyeur du PS et saura-t-il se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, digne représentant d’un mouvement qui compte + de 250.000 soutiens et confirme chaque jour sur le terrain sa détermination à faire gagner la gauche pour redonner le pouvoir au peuple.

Saura-t-il saborder un parti qui n’en fini plus d’agoniser, écartelé entre deux tendances irréconciliables ?

Saura-t-il écouter la voix des militants et des sympathisants, plutôt que celles des cacique et des cadres accrochés à leur gagne pain électif ?

Saura-t-il libérer les énergies encore prisonnières du monstre a bout de souffle qu’est le PS ?

Saura-t-il privilégier le peuple de gauche, plutôt que la caste des nantis du système ?

Un ralliement de Hamon et Jadot à la candidature de la France Insoumise, au service d’un « Avenir en Commun », c’est l’assurance d’une formidable dynamique de gauche. Pour la présidentielle et pour les législatives.

Un raz de marée populaire, pour une société plus juste, plus humaine, plus responsable, plus respectueuse du vivant.

Un formidable élan d’espoir pour aujourd’hui et pour demain.

Un uppercut du gauche plein de punch à la droite et à l’extrême-droite.

Un pas décisif vers la victoire.

A vous de jouer Monsieur Hamon.

Une chance pareil, ça n’arrive pas deux fois dans une vie.

Saisissez-là !

Pas de crise pour les milliardaires

En ce début 2017, il y a 1.810 milliardaires dans le monde. Et leur fortune cumulée se monte à 6.480.000.000.000$

Six mille quatre cent quatre-vingt milliards de dollars.

Si on « internationalisait » leur fortune en laissant a chacun d’entre eux 1 milliards… UN MILLIARDS !!! Ils resteraient donc milliardaires, mais cette opération offrirait à la communauté internationale la somme de 4.670.000.000.000$

Quatre mille six-cent-soixante-dix milliards de dollars.

En allouant cette somme aux Etats, contre un intérêt perpétuel de 1% par an (mais sans remboursement de capital), proportionnellement à leur population, pour financer leurs projets prioritaires de lutte contre la pauvreté, les seuls intérêts généreraient 46 milliards par an !

NEUF FOIS le budget annuel du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Et la somme initialement investie permettrait de financer 46 millions de projets à hauteur de 100.000$ chacun.

46 MILLIONS DE PROJETS !!!

Pour un pays comme la France, cela représenterait 460.000 projets !

460.000 PROJETS !!!

Maintenant, imaginez que ces 460.000 projets soient axés exclusivement sur l’autonomie alimentaire, l’autonomie énergétique, l’éducation et le bien vivre ensemble.

Imaginez que ces projets soient gérés à seule fin de pérennité, dans une logique coopérative et selon une gouvernance démocratique,

IMAGINEZ…

Et cela revient à poser une question : Dans quelle société pourrions-nous vivre si les richesses accaparées par 1.810 individus étaient équitablement et efficacement réparties ?

Et en allant plus loin, dans quelle société pourrions nous vivre si le patrimoine individuel était limité à 10 Millions de dollars et l’écart maximum de revenu limité à un rapport de 1 à 20. Les excédents étant systématiquement réinjectés dans des projets collectifs, solidaires et durables ?

Dernière question en forme de proposition :
Dans quelle ssociété vivrions nous si la cupidité et la soif de pouvoir étaient déclarées crime contre l’humanité ?

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’une telle richesse soit accumulée dans les mains de quelques-uns.

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’un personne possède plus que la somme d’un million de ses semblables.

Rien ! Aucun argument raisonnable ne peut justifier qu’une personne, quel que soit son talent, son mérite et son courage, gagne 100 fois plus qu’une autre qui travaille elle aussi.

En cherchant les solutions aux grands maux de notre société dans une compétition accrue des pauvres entre eux, et en faisant croire aux classes moyennes qu’elles peuvent sortir de ce marasme en sacrifiant leur vie pour gagner leur place au sein de la classe dominante, on passe à côté du vrai problème.

Tant que la richesse créée par le travail et l’innovation sera accaparée par quelques oligarques et par la caste qui les sert, les inégalités ne pourront que s’accroitre et la tension sociale ne pourra que s’intensifier… jusqu’à l’explosion !

Papa-Leader… ou gentil dictateur ?

Je me suis pas mal questionné sur cette idée de papa-coach ou papa-leader…

Conscient d’être très loin d’être parfait, j’ai toujours considéré être plutôt un « bon père ». Bien intentionné. A l’écoute. Bienveillant, disponible et soucieux du bien-être de mes enfants, je me suis toujours efforcé de leur offrir un cadre de vie à la fois aimant, confortable et dynamisant. Et je pense pouvoir dire qu’avec ma femme Caroline, nous y avons réussi.

MAIS…

En plus d’être un papa aimant et attentionné, j’ai été, au cours des 10 dernières années, un entrepreneur ambitieux et un coach passionné. J’ai aussi été un athlète très engagé dans les défis que je me fixais et ces trois rôles ont pris une place considérable dans ma vie.

Au point que « notre » vie – et je reviens ici au « nous » – c’est à dire la mienne mais aussi, par ricochet, celle de Caro et des enfants, a été rythmée par les hauts et les bas de mes affaires ; par les nombreuses demandes de mon activité de coach et par la planification de mes défis sportifs.

Pour le meilleur, très souvent. Mais aussi pour le pire, parfois.

Le meilleur, ça a été la vie pendant 7 ans, à Bali ; les voyages ; l’immersion dans un environnement très dynamisant ; la rencontre de personnes passionnantes ; de très belles aventures vécues en famille ; l’exploration de multiples possibilités et la découverte de ce qui était vraiment le plus important pour nous.

Mais il y a aussi eu le pire. Et le pire, ça a été, le stress financier quasi permanent ; le manque de disponibilité et de présence, étant toujours accaparé par mes nombreuses activités ; une prise de risque excessive ayant abouti à une faillite retentissante ; et l’impression d’un rythme très (trop) soutenu dont je me rends compte aujourd’hui qu’il a été subi plutôt que pleinement apprécié par Caro et les enfants.

De là, il n’y a qu’un pas à faire pour affirmer qu’au cours de ces 10 années, je me suis comporté, la plupart du temps, comme un gentil dictateur.

« Gentil » parce que j’étais, très sincèrement, animé d’excellentes intentions et que je n’ai jamais, sciemment, fait de mal à qui que ce soit. Mais « Dictateur » parce que j’ai mis mes désirs, mes projets et mes ambitions au centre de notre univers et que j’ai mis toute mon énergie à les servir, imposant pour cela un rythme et des attentes que j’étais le seul (et encore) à vouloir et à pouvoir vraiment suivre.

Ayant dit cela, je ne vais pas non plus battre ma coulpe plus qu’il ne convient de le faire.

Je ne suis pas un tyran. Je n’ai jamais été violent. Je me souviens précisément de la dernière fois ou j’ai levé la main sur un de mes fils. Theo. Une claque sur une fesse, alors qu’il avait peut-être 2 ou 3 ans. C’était donc il y a presque 10 ans… Un geste rare et anodin en apparence. Sans aucune conséquence, mais qui m’avait fait beaucoup réfléchir. Au point de ne plus jamais recommencer.

Je ne pratique pas non plus la violence verbale. S’il peut m’arriver d’élever la voix, je sais me contenir et je m’excuse toujours s’il m’arrive de franchir les bornes de la colère.

Je n’abuse jamais de mon autorité ou de ma force physique pour imposer mes choix dans ma famille. Je sais défendre mes points de vue mais je sais aussi reconnaître quand j’ai tort.

Je suis loin d’être parfait mais je pense sincèrement être plutôt tendre et attentionné envers Caro et les enfants.

ET POURTANT…

Je mesure aujourd’hui à quel point mon attitude, en général, exerce une pression sur mon entourage. Je suis passionné et je sais faire partager ma passion. Je sais susciter l’enthousiasme des personnes qui m’aiment, et je sais les entraîner avec moi. C’est souvent très positif. Ça nous amène à faire plein de belles choses ensembles, et je ne vais pas renier ça. Mais je comprends aujourd’hui que cela peut être destructeur. Le mot est peut-être un peu fort. Mais en tous cas, préjudiciable. Et certainement pas neutre.

J’ai tendance à lancer une idée, à partir devant et à attendre de Caro et des enfants qu’ils me suivent. Alors, bien sûr, on en parle avant. Nous prenons le temps de valider l’adhésion et la volonté de chacun de s’impliquer dans un nouveau projet. Mais, là aussi, je vois que j’attire dans mon sillage plutôt que je ne laisse émerger une vraie volonté.

Avec le temps et en me connaissant bien, Caro a appris à se protéger contre ça. Mais j’imagine que les enfants le subissent d’avantage et cela me fait pas mal réfléchir, surtout à un moment de leur vie où ils doivent commencer à se construire en tant que jeunes adolescents…

Au final, je constate que le gros enjeu de cette nouvelle étape de notre vie va beaucoup tenir à ma capacité de m’effacer pour permettre à mes fils de prendre vraiment leur place.

J’ai partagé cette réflexion parce qu’elle pourra peut-être attirer l’attention d’autres parents sur ce que peuvent être nos déviances, en tant que « parents-leaders ».

Evidemment je souhaite inspirer mes enfants, leur donner par mes actions et mes comportements une indication sur ce qui me semble être une façon de vivre saine et enrichissante. Mais je souhaite le faire d’une façon qui les laisse libre d’adhérer ou de ne pas adhérer à mes choix. Et, surtout, je souhaite avoir la patience et le recul nécessaire pour les laisser faire leur chemin à leur rythme, plutôt que de céder a la tentation de leur imposer le mien.

J’en ai l’intention. Mais je sais que ce sera un combat. Quotidien.

En publiant ce texte, je pense aussi que je vous propose, indirectement, de m’aider dans ce combat. Et je vous invite, si vous vous êtes un peu reconnu dans mon témoignage, à mener ce combat avec moi, en partageant vos expériences et en échangeant les solutions que vous mettez en place dans votre quotidien pour rester dans l’axe malgré les inévitables tentations de rechute.

Nous pourrions même (pourquoi pas ?) créer ensemble une sorte de groupe de parole, à l’image des alcooliques anonymes…

« Bonjour, je m’appelle Franck et je suis un gentil dictateur… Et toi ? C’est quoi ton prénom ? »

Braver les interdits

Hier j’ai partagé avec Nathan une vidéo montrant un jeune homme contraint de braver l’interdiction d’un agent de sécurité pour réaliser une figure acrobatique, avec son BMX, au-dessus d’un escalier situé sur un campus universitaire américain.

Le lieu est connu dans le monde du skate et du BMX, le jeune homme était venu de très loin pour réaliser sa figure, il demandait juste 5 minute, l’endroit était désert, il restait très courtois bien que très déterminé… Mais l’agent de sécurité l’était tout autant. Elle avait sans doute des consignes strictes… elle faisait son job… l’idée ici n’est pas de la critiquer et encore moins de la juger… Toujours est-il que devant son refus obstiné, ignorant les menaces d’appeler la police, le jeune homme dû finalement se résoudre à effectuer son saut, alors que le véhicule de l’agent, placé volontairement au milieu du passage, réduisait considérablement sa zone de réception…

Je vous laisse visionner la séquence pour voir le saut qu’il réalisa dans ces conditions très particulières…

Lien vers la vidéo sur Youtube

Il ne s’agit pas ici de me poser en juge ni de cautionner telle ou telle action. Je laisse chacun se faire une idée en voyant la vidéo.

Je l’ai partagée avec Nathan parce que j’ai estimé qu’elle représentait bien la nécessité dans laquelle on peut parfois se trouver de devoir faire ce que l’on a décidé de faire, même s’il faut pour cela braver un interdit ou transgresser une règle. Et je voulais qu’elle provoque des questions et des interrogations de la part des enfants… ce qui n’a pas manqué…

Pour commencer, nous avons été amenés à parler de la réaction de l’agent de sécurité et de celle du jeune homme. Des deux côtés, il n’y a eu ni agressivité, ni violence. Pendant toute la scène, on voit bien que les deux protagonistes restent déterminés mais aussi calmes et courtois. C’est un point essentiel. Qui m’a permis de préciser qu’en cas d’agressivité ou de signe de violence de la part de l’agent de sécurité, la bonne réaction est de ne pas insister. Et dans l’autre sens, toute agressivité, verbale ou physique, de la part du jeune homme aurait été inacceptable**. En venant la, il sait qu’il va faire quelque chose d’interdit par le règlement intérieur de l’établissement donc il doit s’attendre à rencontrer une opposition. Et il doit reconnaître qu’en faisant cela, l’agent ne fait que son travail.

L’occasion était bonne de partager une alternative : qu’aurait pu faire l’agent de sécurité pour faire son travail sans pour autant casser le rêve de ce jeune homme venu de loin ? Et nous avons envisagé ensemble plusieurs scenarios. Par exemple, elle aurait pu rappeler au jeune homme les règles de sécurité, lui expliquer pourquoi ce type de pratique était interdite, contrôler qu’elle avait affaire à un jeune homme responsable en lui posant quelques questions, puis lui laisser 5 minutes, pas plus, sur son engagement de partir dès qu’il en aurait terminé avec son saut… Il avait cette possibilité… elle a choisi de rester inflexible… c’est comme ça et il ne nous appartient pas de la juger…

Dans ces conditions il revenait au jeune homme de trouver le moyen de contourner cette interdiction sans aller trop loin et sans manquer de respect à la personne qui lui fait face. Et c’est en cela, principalement, que je trouve cette vidéo très « éducative ».

Passes ces préambules, pour préciser ma pensée, je jugeai bon de rappeler le cadre dans lequel chacun doit exercer sa liberté :

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger.

–          Ne pas détériorer quelque chose qui ne m’appartient pas.

A partir de là, le comportement n’est plus moralement condamnable. Et avant de se décider, il ne reste plus que deux étapes essentielles :

–          Bien évaluer les risques

–          Etre prêt à les assumer

Sur le premier point, je répondais a une question de Théo, qui me disait : « et si elle appelle la police et qu’on se fait arrêter… toi tu vas devoir venir nous chercher et ça posera des problèmes… »

Voilà ma réponse : « si les choses se passent comme dans la vidéo, si tu ne mets pas en danger une autre personne, si tu ne détériores pas ce qui ne t’appartient pas et si tu ne manques pas de respect à la personne qui t’arrête, alors je n’ai aucune raison de ne pas être content… Je pense au contraire que tu as fait preuve de courage, de détermination et d’une belle maturité pour rester maître de toi dans une situation conflictuelle… Donc si je dois venir te chercher au commissariat pour une chose comme ça, je le ferai et je n’aurai aucune raison d’être fâché… En revanche, si j’apprends, sans doute possible, que tu as cassé quelque chose, que tu as insulté l’agent ou que tu as blessé quelqu’un, alors là, ce sera une autre affaire !…

C’est donc à toi d’évaluer ce que tu risques. Le plus précisément possible. Et une fois que tu les a bien évalué, c’est à toi de te demander si ce que tu as à faire en vaut la peine. Et si ça tourne mal, est-ce que tu es prêt à assumer les conséquences. Si le plus gros risque est de te faire un peu réprimander par l’agent de sécurité, ou même d’être amené au commissariat pour y passer quelques heures, tu dois évaluer si ça en vaut la peine. Tu dois savoir pourquoi tu vas le faire. Si c’est pour toi, pour grandir, pour progresser, pour gagner en confiance et en expérience… ou si c’est juste pour faire le Kéké devant tes copains… Tout est toujours une question de risques et de gains possibles… Et c’est à toi de les estimer pour prendre ta décision en toute connaissance de cause. Une fois que tu as décidé, tu fais ce que tu as à faire et tu assumes les conséquences…

Et ça vaut aussi bien pour le risque physique (tomber, se blesser…), que pour le risque lié (comme dans la vidéo) au fait d’enfreindre une règle de sécurité ou un règlement intérieur… Et c’est vrai en tout et toujours. Dans tous les domaines de la vie.

Un rappel pour finir : 5 Règles

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger à son insu

–          Ne pas détériorer le bien d’autrui à son insu

–          Evaluer tous les risques directs et indirects

–          Décider si ça en vaut la peine

–          Accepter d’assumer ces risques

Si vous suivez ces règles, vous ne ferez jamais d’erreur que vous ne serez pas capable de surmonter. Et c’est comme ça qu’on apprend et qu’on progresse dans la vie.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

** Sur ce point il est à noter que le « bitch » qu’il prononce a un moment, meme s’il ne s’adresse pas directement à l’agent de sécurité, est regrettable. Plus on veut explorer des zones « borderline » plus il faut savoir se contrôler et maîtriser son language !