Les Clés du Paléo – Céréales et Légumineuses – A éviter ?

La suppression des céréales et des légumineuses est sans doute l’élément du mode de vie Paléo qui pose le plus de question et suscite le plus d’opposition – à égalité avec le fait de devoir vivre dans des cavernes vêtus de peaux de bêtes…  :-)

Pour les céréales, on entendra des commentaires du type : Comment peut-on vivre sans pain, sans pâtes ou sans pizza ? Et les céréales du matin ne sont-elles pas le « petit déjeuner du sportif » ?

Pour les légumineuses, ce sera plutôt des exclamations du genre : « Les lentilles, les pois chiches et les haricots, sont bourrés de vitamines et de minéraux et ce sont d’excellentes sources de protéines végétales !! »

La question mérite donc d’être posée : Pourquoi faut-il éviter les céréales et les légumineuses ?

Comme à notre habitude, nous commencerons par donner une réponse très synthétique et nous poursuivrons en développant quelques points clés pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin.

Si on vous pose cette question dans un ascenseur :

Outil Pratique : Réponse en 15’’

Principale raison : les céréales et les légumineuses contiennent trop de sucres et trop d’anti-nutriments ce qui les rangs inefficaces voire dangereuses. Autre raison : il existe beaucoup d’autres aliments plus nourrissants, plus simples à préparer et présentant beaucoup moins de risques pour la sante alors pourquoi se compliquer la vie ?

Si vous disposez d’un peu plus de temps pour répondre :

Outil Pratique : Réponse en 1 minute

On peut lister rapidement 4 raisons :

  • Trop riche en glucides : Bourrées de sucre, indice glycémique très élevé… C’est un apport de calories vides : facteur de surpoids, d’obésité, de désordres alimentaires (fringales, addiction au sucre…) et cause des grandes épidémies du monde modernes (maladies cardio vasculaire, diabète…)
  • Faiblesse nutritionnelle : comparé à beaucoup d’autres aliments, leur apport nutritionnel est très limité. Faible en vitamines et minéraux. Limité en protéine. Quasi nul en lipides essentiels… Aucun intérêt !!!
  • Présence d’anti nutriments : Certes la version « complète » apporte d’avantages de nutriments, MAIS elles sont aussi bourrées d’anti-nutriments : gluten, lectine, phytates… substances qui empêchent l’assimilation des nutriments par l’organisme et favorisent les inflammations.
  • Un « ami » trop envahissant : Ce sont des aliments de 3eme catégorie, et pourtant on en trouve partout, dans tout… un vrai parasite !

En résumé : trop sucré, peu nourrissant et peu digeste elles sont, au mieux, inutiles pour une alimentation saine et au pire dangereuses. Alors la vraie question n’est pas de savoir « pourquoi les éliminer » mais plutôt quelles pourraient bien être les raisons de continuer à les consommer.

Pour aller plus loin :

10 Clés pour comprendre la problématique des céréales et des légumineuses.

  1. Présentation Céréales et Légumineuses
  2. Nous ne sommes pas programmés génétiquement pour les consommer
  3. Rappel : le sucre vous rend gras (rappel sur la glycémie et l’action de l’insuline)
  4. Les céréales raffinées sont très peu nourrissantes :
  5. Les céréales complètes sont potentiellement toxiques :
  6. Les légumineuses font payer « trop cher » leur apport en protéines :
  7. Gros plan sur le Gluten :
  8. Gros plan sur les Lectines :
  9. Gros plan sur les Phytates
  10. Quelles alternatives ? Tableau comparatif.

1- Présentation Céréales et légumineuses

Céréales : Avoine, Blé (épeautre, froment, kamut…), Mais, Millet (sorgho, fonio, teff…), Orge, Riz, Seigle.

Plantes de la famille des Poacées ou Graminées. Cultivées essentiellement pour ses fruits (caryopses) communément appelés : grains, qui poussent en épi. Le grain peut être utilise complet ou séparé de son enveloppe (son). Dans l’alimentation, on le trouve le plus souvent sous forme de farine. Et il est largement utilise dans l’industrie (pas seulement agro-alimentaire) sous de multiples formes.

Cas particuliers – pseudo céréales : Amarante, Quinoa, Sarrasin, Chia.

Souvent associées à tort aux céréales elles appartiennent pourtant à d’autres familles végétales et présentent moins d’inconvénients que leurs « cousines ». A titre d’exemple, le quinoa appartient à la même famille que les épinards ou la betterave, le sarrasin partage un lien de parenté avec la rhubarbe et l’oseille tandis que le chia fait partie de la grande famille des sauges.

Légumineuses : Haricots secs, Arachide, Pois, Lentille, Lupin, Soja.

Les légumineuses jouent un rôle important dans le domaine alimentaire grâce à leur haute teneur en protéines et en acides aminés essentiels. Cependant, elles peuvent contenir des facteurs anti-nutritionnels, comme les tanins, la lectine, les facteurs anti-trypsiques, l’acide phytique, les alpha-galactosides, la vicine-convicine, et nécessitent souvent une préparation technique avant consommation (cuisson, fermentation, toastage du tourteau de soja, par exemple).

2- Nous ne sommes pas programmés génétiquement pour les consommer

Dans un article précédent – Le Paléo, qu’est-ce que c’est ? – nous évoquions le fait que notre corps, et notamment notre système digestif, s’est construit au cours de plusieurs millions d’années d’évolution depuis notre séparation de la lignée des grands primates, sous l’influence d’une très forte pression venant de conditions de vie particulièrement exigeantes. Dans un environnement ou les premiers humains devaient en permanence lutter pour leur survie et se contenter d’une alimentation rare et durement gagnée, la sélection était féroce et seuls les individus les mieux adaptés pouvaient survivre et procréer. Avec l’avènement de l’agriculture et de la sédentarisation qu’elle a rendu possible, cette pression c’est considérablement relâchée et notre patrimoine génétique est resté plus ou moins figé, tel qu’il était il y a environ 10.000 ans. Or ce patrimoine génétique n’intègre pas, et pour cause, la capacité à consommer et à digérer des aliments qui ne figuraient aucunement dans l’alimentation de nos plus lointains ancêtres : pas de pain, ni de céréales du matin au menu de l’homme du paléolithique.

Nous ne sommes donc pas programmes génétiquement pour manger des céréales. Et surtout pas pour en faire le pilier central de notre alimentation.

3- Rappel : pourquoi le sucre vous rend gras (glycémie et action de l’insuline).

Nous développons cette question dans un autre article (Aliments riches en Glucides…) que je vous invite à consulter.

Rappelons simplement ici ce que nous décrivons comme le « cycle infernal » :

  • Action : Vous mangez un aliment riche en glucide et a fort IG
  • Rapidement digéré : Extraction des glucides immédiatement transformées en glucose
  • Pic Glycémique : Votre flux sanguin regorge de glucose. Petit coup de fouet. Pic d’énergie
  • Pic d’insuline : Action de l’insuline pour stocker l’excédent de glucose sous forme de graisse.
  • Crash Glycémique : plus de glucose dans le sang. Crash d’énergie. Coup de pompe…
  • Réaction mécanique : Votre corps vous en redemande (fringales, envies de sucre) !

C’est donc principalement le sucre que vous mangez qui est la cause de vos bourrelets indésirables, pas les lipides.

Et parmi les aliments les plus riches en glucides on trouve tous les dérivés de céréales : farines, pains, pâtes, biscuits, pâtisserie, chips…

4- Les céréales raffinées sont très peu nourrissantes :

Les céréales, telles qu’elles vous sont le plus souvent vendues (raffinées et « blanchies ») sont séparées de leur son, c’est-à-dire de la fine peau qui est censée les protéger, dans la nature, contre les prédateurs et les agressions extérieures. Et c’est dans cette fine couche fibreuse que se trouve 75% des nutriments offerts par le grain complet. Autrement dit, sans le son qui l’enveloppe, la graine de céréale se retrouve… toute nue. Les céréales raffinées et tous leurs dérivés (farines et préparations en tous genres) proposent donc à l’organisme ce que nous appelons des « calories vides ». C’est-à-dire un apport calorique élevé (beaucoup de glucides) sans apport nutritionnel (minéraux, vitamines…).

5- Les céréales complètes sont potentiellement toxiques :

La partie « nourrissante » des céréales, c’est-à-dire la partie qui apporte les nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides aminés…) c’est principalement le son. La fine couche protectrice qui enveloppe l’amande (partie nue du grain).

C’est la partie qui est retirée lors du « raffinage » des grains mais qui se trouve dans leur version dite « complète ». Le seul problème c’est que cette membrane contient autant d’éléments toxiques que d’éléments nourrissants.

Principalement l’acide phytique, un élément chimique connu pour empêcher l’assimilation de nombreux minéraux (notamment fer, cuivre, zinc et calcium).

6- Les légumineuses font payer « trop cher » leur apport en protéines :

L’argument choc en faveur des légumineuses est leur « statut » de très bonnes sources de protéines végétales. Et c’est vrai. Pour une personne qui ne souhaite pas consommer de protéines animales, les légumineuses constituent la meilleure alternative possible pour combler ce vide.

MAIS, cet apport de protéines doit être payé au prix fort. Comme nous le rappelions dans la présentation des légumineuses, elles contiennent beaucoup trop d’éléments anti-nutritionnels, comme les tanins, la lectine, les facteurs anti-trypsiques, l’acide phytique, les alpha-galactosides, la vicine-convicine, et nécessitent souvent une préparation technique avant consommation (cuisson, fermentation, toastage du tourteau de soja, par exemple).

Leur consommation sans risque est donc « possible » mais elle demande de telles précautions que cela amène naturellement à questionner la pertinence de leur utilisation.

 

7- Gros plan sur le Gluten :

Wikipedia : Le gluten est la fraction protéique insoluble du grain, c’est-à-dire la substance azotée visqueuse, obtenue par lixiviation (lavage par l’eau). Ce sont ces protéines insolubles qui donnent à la farine des propriétés visco-élastiques, exploitées en boulangerie lors du pétrissage de la farine avec de l’eau et qui permettront à la pâte de lever lors de la fermentation.

Présent dans certaines céréales comme le blé ou le seigle et dans une moindre mesure l’orge, c’est un poison dont les effets négatifs sont aujourd’hui assez unanimement reconnus. Glu-ten… Cette étymologie donne une bonne indication d’une des propriétés du gluten et d’un de ses effets sur le système digestif : c’est une colle qui agglutine les éléments chimiques entre eux et perturbe la digestion.

Chez les personnes atteintes de la maladie coeliaque, l’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, qui crée une inflammation et endommage la paroi intestinale. Plus précisément, ce sont les villosités intestinales qui sont détruites. Ce sont de petites structures en forme de vague qui constituent les « replis » de l’intestin et qui permettent l’absorption de la majeure partie des nutriments, des vitamines et des minéraux.

Si l’inflammation persiste, l’intestin abîmé devient incapable d’absorber certains nutriments, vitamines et minéraux.

Un nombre croissant d’individus, sans être malades, développent une sensibilité au gluten qui les amènent a développer de nombreux symptômes : indigestion, douleurs intestinales, mais aussi fatigue chronique et même dépression.

Pour aller plus loin :

http://www.julienvenesson.fr/portfolio/gluten-comment-le-ble-moderne-nous-intoxique/

8- Gros plan sur les Lectines :

Principal Problème : endommage la paroi intestinale.

Mark Sisson : Les lectines sont des pesticides naturellement produits par la plante dans le but de protéger ses grains contre les prédateurs. Chez l’être humain, ils peuventperturber la digestion, endommager voir même perforer la paroi intestinale, perturber nos systèmes immunitaires, et plusieurs études ont récemment montré qu’ils se lient aux récepteurs de la leptine dans l’hypothalamus et donc, potentiellement déclencher une résistance à la leptine, hormone intervenant dans la régulation des réserves graisseuses.

Les lectines se trouvent principalement dans les céréales et les légumineuses, principalement le blé et le soja.

La plupart des lectines peuvent être éliminées par trempage et à la cuisson, mais les quantités restantes après ce traitement sont assez aléatoires et varient selon les plantes.

Pour aller plus loin (article en anglais)

http://www.marksdailyapple.com/lectins/#axzz3Ttew4yUe

9- Gros plan sur les Phytates

Principal Problème : empêche l’assimilation des minéraux. Source de carences.

Wikipedia : L’acide phytique ou acide myo-inositol hexaphosphorique est une biomolécule de formule brute C6H18O24P6. Elle est naturellement présente dans les graines (plutôt l’enveloppe ou le son) de nombreuses céréales et légumineuses, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. L’acide phytique inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des sels insolubles (phytates).

Pour aller plus loin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_phytique

10- Quelles alternatives ?

Au final, on peut dire que le défaut majeur des céréales et des légumineuses c’est leur omniprésence et leur rôle de pilier central dans l’alimentation humaine alors que leur qualité nutritive est très discutable et que leur toxicité est très problématique. C’est cette tendance qu’il convient d’inverser en diminuant considérablement votre consommation voire en les éliminant complètement de vos habitudes alimentaires.

Heureusement il existe de nombreuses alternatives :

Les légumes verts offrent, en plus de leur fraîcheur et de leur richesse en fibre, un excellent complément calorique et une large variété de vitamines et minéraux et devraient constituer la base de notre alimentation.

Les œufs, la viande et le poisson constituent les meilleures sources de protéines possibles.

Pour les adeptes du primal, certaines graisses animales comme le beurre de lait cru, la crème fraiche ou certains fromages apportent de bonnes graisses, de précieuses protéines et des probiotiques qui favorisent la bonne santé de votre flore intestinale.

Les fruits a IG bas offrent un excellent apport de glucide accompagne d’une grande richesse en vitamines et minéraux.

Les noix de macadamia offrent un apport calorique exceptionnel accompagné d’acides gras essentiels.

Les épices et condiments, en plus d’apporter une large palette de saveurs, apportent aussi un excellent complément de vitamines et de minéraux.

Pour la confection de gâteaux, de tartes ou de crêpes, les farines d’amande, de châtaigne ou de tapioca remplacent très bien les farines de blé.

Voir la liste complete des aliments « Paleo » et « Non Paleo » :

http://www.bmoove.com/regime-paleo-aliments-autorises-interdits/

En conclusion : Contrairement à certaines idées reçues, il est tout à fait possible de prendre beaucoup de plaisir à manger en ne consommant aucune céréale ou légumineuse.

Quant à l’aspect santé et forme physique, si vous ne l’avez jamais tente, faites le test pendant quelques jours (idéalement 21 jours) et vous serez frappé par le résultat et les améliorations que vous ressentirez tant au niveau de votre énergie, du contrôle de votre poids, que de votre bien être général.

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Braver les interdits

Hier j’ai partagé avec Nathan une vidéo montrant un jeune homme contraint de braver l’interdiction d’un agent de sécurité pour réaliser une figure acrobatique, avec son BMX, au-dessus d’un escalier situé sur un campus universitaire américain.

Le lieu est connu dans le monde du skate et du BMX, le jeune homme était venu de très loin pour réaliser sa figure, il demandait juste 5 minute, l’endroit était désert, il restait très courtois bien que très déterminé… Mais l’agent de sécurité l’était tout autant. Elle avait sans doute des consignes strictes… elle faisait son job… l’idée ici n’est pas de la critiquer et encore moins de la juger… Toujours est-il que devant son refus obstiné, ignorant les menaces d’appeler la police, le jeune homme dû finalement se résoudre à effectuer son saut, alors que le véhicule de l’agent, placé volontairement au milieu du passage, réduisait considérablement sa zone de réception…

Je vous laisse visionner la séquence pour voir le saut qu’il réalisa dans ces conditions très particulières…

Lien vers la vidéo sur Youtube

Il ne s’agit pas ici de me poser en juge ni de cautionner telle ou telle action. Je laisse chacun se faire une idée en voyant la vidéo.

Je l’ai partagée avec Nathan parce que j’ai estimé qu’elle représentait bien la nécessité dans laquelle on peut parfois se trouver de devoir faire ce que l’on a décidé de faire, même s’il faut pour cela braver un interdit ou transgresser une règle. Et je voulais qu’elle provoque des questions et des interrogations de la part des enfants… ce qui n’a pas manqué…

Pour commencer, nous avons été amenés à parler de la réaction de l’agent de sécurité et de celle du jeune homme. Des deux côtés, il n’y a eu ni agressivité, ni violence. Pendant toute la scène, on voit bien que les deux protagonistes restent déterminés mais aussi calmes et courtois. C’est un point essentiel. Qui m’a permis de préciser qu’en cas d’agressivité ou de signe de violence de la part de l’agent de sécurité, la bonne réaction est de ne pas insister. Et dans l’autre sens, toute agressivité, verbale ou physique, de la part du jeune homme aurait été inacceptable**. En venant la, il sait qu’il va faire quelque chose d’interdit par le règlement intérieur de l’établissement donc il doit s’attendre à rencontrer une opposition. Et il doit reconnaître qu’en faisant cela, l’agent ne fait que son travail.

L’occasion était bonne de partager une alternative : qu’aurait pu faire l’agent de sécurité pour faire son travail sans pour autant casser le rêve de ce jeune homme venu de loin ? Et nous avons envisagé ensemble plusieurs scenarios. Par exemple, elle aurait pu rappeler au jeune homme les règles de sécurité, lui expliquer pourquoi ce type de pratique était interdite, contrôler qu’elle avait affaire à un jeune homme responsable en lui posant quelques questions, puis lui laisser 5 minutes, pas plus, sur son engagement de partir dès qu’il en aurait terminé avec son saut… Il avait cette possibilité… elle a choisi de rester inflexible… c’est comme ça et il ne nous appartient pas de la juger…

Dans ces conditions il revenait au jeune homme de trouver le moyen de contourner cette interdiction sans aller trop loin et sans manquer de respect à la personne qui lui fait face. Et c’est en cela, principalement, que je trouve cette vidéo très « éducative ».

Passes ces préambules, pour préciser ma pensée, je jugeai bon de rappeler le cadre dans lequel chacun doit exercer sa liberté :

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger.

–          Ne pas détériorer quelque chose qui ne m’appartient pas.

A partir de là, le comportement n’est plus moralement condamnable. Et avant de se décider, il ne reste plus que deux étapes essentielles :

–          Bien évaluer les risques

–          Etre prêt à les assumer

Sur le premier point, je répondais a une question de Théo, qui me disait : « et si elle appelle la police et qu’on se fait arrêter… toi tu vas devoir venir nous chercher et ça posera des problèmes… »

Voilà ma réponse : « si les choses se passent comme dans la vidéo, si tu ne mets pas en danger une autre personne, si tu ne détériores pas ce qui ne t’appartient pas et si tu ne manques pas de respect à la personne qui t’arrête, alors je n’ai aucune raison de ne pas être content… Je pense au contraire que tu as fait preuve de courage, de détermination et d’une belle maturité pour rester maître de toi dans une situation conflictuelle… Donc si je dois venir te chercher au commissariat pour une chose comme ça, je le ferai et je n’aurai aucune raison d’être fâché… En revanche, si j’apprends, sans doute possible, que tu as cassé quelque chose, que tu as insulté l’agent ou que tu as blessé quelqu’un, alors là, ce sera une autre affaire !…

C’est donc à toi d’évaluer ce que tu risques. Le plus précisément possible. Et une fois que tu les a bien évalué, c’est à toi de te demander si ce que tu as à faire en vaut la peine. Et si ça tourne mal, est-ce que tu es prêt à assumer les conséquences. Si le plus gros risque est de te faire un peu réprimander par l’agent de sécurité, ou même d’être amené au commissariat pour y passer quelques heures, tu dois évaluer si ça en vaut la peine. Tu dois savoir pourquoi tu vas le faire. Si c’est pour toi, pour grandir, pour progresser, pour gagner en confiance et en expérience… ou si c’est juste pour faire le Kéké devant tes copains… Tout est toujours une question de risques et de gains possibles… Et c’est à toi de les estimer pour prendre ta décision en toute connaissance de cause. Une fois que tu as décidé, tu fais ce que tu as à faire et tu assumes les conséquences…

Et ça vaut aussi bien pour le risque physique (tomber, se blesser…), que pour le risque lié (comme dans la vidéo) au fait d’enfreindre une règle de sécurité ou un règlement intérieur… Et c’est vrai en tout et toujours. Dans tous les domaines de la vie.

Un rappel pour finir : 5 Règles

–          Ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger à son insu

–          Ne pas détériorer le bien d’autrui à son insu

–          Evaluer tous les risques directs et indirects

–          Décider si ça en vaut la peine

–          Accepter d’assumer ces risques

Si vous suivez ces règles, vous ne ferez jamais d’erreur que vous ne serez pas capable de surmonter. Et c’est comme ça qu’on apprend et qu’on progresse dans la vie.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

** Sur ce point il est à noter que le « bitch » qu’il prononce a un moment, meme s’il ne s’adresse pas directement à l’agent de sécurité, est regrettable. Plus on veut explorer des zones « borderline » plus il faut savoir se contrôler et maîtriser son language !

Le Café Gras – L’arme secrète du paléo moderne.

Vous avez sans doute entendu parler du « BulletProof Coffee » commercialisé par Dave Asprey sur son blog très populaire dans les cercles paléo anglophones.

Comme beaucoup de produits qui arrivent sur le marché en étant proclamés innovants et révolutionnaires, ce « BulletProof Coffee » est en fait une version très snobe et très chère d’une boisson vieille comme le monde et que vous pouvez vous préparer vous-même en 2 minutes et pour quelques centimes d’euros.

Personnellement, j’adore et je recommande le café gras mais je ne vois pas l’intérêt d’y ajouter des huiles MCT qui coûtent un bras, ni d’acheter le « Upgraded Coffee» a 55$ le kg (même si c’est le meilleur des meilleurs de tous les cafés du monde. Sélectionné, grain par grain par Mr Asprey en personne). A ce prix-là, j’appelle ça du racket, et dans ma conception du paléo, vendre et faire des affaires ça devrait être un outil, pas un but en soi. Parenthèse refermée…

 

De quoi s’agit-il ?

Le café gras, c’est du bon café noir, mélangé avec une bonne matière grasse. Ni plus, ni moins.

A partir de là, il en existe plusieurs variantes, faisant intervenir plusieurs ingrédients.

Personnellement, j’en pratique trois :

  • La version primale : Café + beurre + huile de coco
  • La version paléo : Café + jaune d’œuf + huile de coco
  • La version « tibétaine » : Thé noir + ghee

Pour les addicts du gout sucré, il est toujours possible d’ajouter une petite touche de miel. Mais je ne le conseille pas. L’idée, c’est de laisser le « bon gras » s’exprimer J

 

Quels sont les bénéfices du Café Gras ?

  • Facile et rapide à préparer
  • Prix de revient de 50cts par grande tasse
  • Favorise le brûlage des graisses
  • Excellent pour accompagner le jeune intermittent
  • Très bon apport d’antioxydants (polyphénols du cafés)
  • Acides gras saturés (beurre et huile de coco)
  • Rien ne remplace un bon café pour bien démarrer la journée ??

MonCafeGras_small 

Ingrédients :

Café : il faut du très bon café. Bio. Source unique (pas de mélange). Idéalement en grain ou moulu (on en trouve du TOP à 15 euros le kg). Mais ça marche aussi si vous trouvez du bon instantané.

Beurre : Exclusivement au lait cru. Bio ou fermier. Comme pour toutes les sources animales, la qualité est primordiale. Tout ce qui vient de l’élevage conventionnel, c’est du poison !

Huile de coco : La aussi, choisissez une bonne source. Bio. C’est un must dans votre cuisine.

Jaune d’Œuf : Comme pour le beurre -> de la qualité… ou rien. Le jaune d’œuf est un des aliments les plus nutritifs qui soient… quand il est de bonne qualité. Sinon c’est vide de nutriments et rempli de poisons.

Autres variantes : Thé noir ou Thé Matcha peuvent être substitues au café. Et le beurre clarifié, en particulier le Ghee (tibétain ou indien) peut remplacer le beurre pour une version plus « Himalayenne ».

Pour les quantités, il n’y a rien de scientifique et c’est à l’appréciation de chacun. Aussi en fonction du gout du jour. Je prends en général un café plutôt léger avec une « grosse » cuillère à soupe de beurre pour une « petite » cuillère à soupe d’huile de coco… Si vous voyez ce que je veux dire…

Suggestions pour une utilisation optimale du « Café Gras ».

Dans le cadre d’un jeune intermittent, et surtout en hiver, il vous permettra de tenir sans problème jusqu’au milieu de journée si vous jeunez depuis le diner de la veille.

Par sa forte concentration en lipide pour un apport calorique assez négligeable il favorise le « brûlage des graisses » et vous donne donc de l’énergie tout en vous aidant à vous débarrasser de vos bourrelets superflus.

Quand : Le Matin en « remplacement » du petit déjeuner. Ou en « snack » dans la matinée.

Combien : J’aurai tendance à limiter la consommation régulière à 2 grandes tasses par 24h. Mais c’est très personnel et cela varie évidemment en fonction de la concentration de votre café.

Suggestions personnelles : Je n’encourage pas de le consommer avec ou après un repas. Je préfère le consommer à part. Mais j’ai reçu des témoignages de personnes qui observaient des effets bénéfiques alors qu’elles prenaient leur café gras avec un petit déjeuner complet.

De la même façon, je n’encourage pas la consommation de café dans l’après-midi ou encore moins en soirée. Mais c’est plus lié à mon expérience personnelle : si je bois du café après 16h, j’ai du mal à m’endormir le soir. D’autres sont sans doute moins sensibles aux effets de la caféine.

Contre-indications :

  • Le café, surtout à jeun, peut avoir des effets indésirables sur les personnes aux intestins fragiles.
  • Le café est bien connu pour son effet « excitant ». Il est donc déconseillé pour les personnes sujettes à des tachycardies ou autres arythmie cardiaque.
  • Le café a un effet stimulant. Il est donc contre indiqué pour les personnes souffrant déjà d’un dérèglement des glandes surrénales (responsables de la sécrétion notamment du cortisol et de la testostérone).

Note 1 : il existe des versions décaféinées de certains bons cafés. Je n’ai jamais essayé, mais pour celles et ceux auxquels l’aspect excitant de la caféine pose problème, cela peut être une alternative.

Note 2 : L’effet acidifiant du café est très discuté. Tout comme la problématique générale d’acidité du corps. Je choisis donc volontairement de ne pas rentrer dans ce débat dans le cadre de cet article.

Pour aller plus loin sur le café :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9#cite_note-42

Pour vous faire votre avis sur le « BulletProof Coffee » :

https://www.upgradedself.com/Bulletproof-Coffee-Starter-Kit-Brain-Octane-Edition