Réveil Matin – Confidences de Coach – Semaine 01

(Série lancée pour partager chaque jour un petit message inspirant avec mes enfants, par la suite, l’exercice s’est élargi et je partage désormais ce message avec un public plus large, mais il reste adressé à ma petite famille).

Lundi 22 Août 2016

Salut la team. La rentrée approche… on passe en mode « guerrier  » 😉

Le Mantra : « Aujourd’hui, dans un mois, dans un an ou dans dix ans, j’ai le désir de réaliser de grandes choses dans ma vie. Et je sais que pour les réaliser, j’ai besoin d’acquérir toujours plus de connaissances et de savoir-faire et d’entretenir une attitude de champion.

Alors pour faire, chaque jour, un pas de plus vers la réalisation de mes rêves et de mes objectifs, je m’engage dès maintenant à mobiliser tout mon potentiel et à donner le meilleur de moi-même dans tout ce que je fais. »

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

??? (Quelles sont vos valeurs)

Les Rêves & les Objectifs pour lesquels je suis déterminé à donner le meilleur de moi-même sont :

??? (Quels sont vos rêves)

A Court terme. Les objectifs pour lesquels je suis mobilise a 100% sont :

Fin d’année 2016??? (Quels sont vos objectifs immédiats)

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Ce n’est pas un exercice « obligatoire ». Je le partage juste avec vous. Vous en faites ce que vous voulez 😉

 


Mardi 23 Août 2016

Hier je vous parlais du Mantra. Aujourd’hui, je vous donne un exemple pour la première question.

Aujourd’hui, comme chaque jour, les valeurs qui dirigent ma vie sont :

Sur le Plan Physique : Energie, Vitalité, Intensité.

Sur le Plan Mental : Focus, Discipline, Patience.

Sur le Plan Emotionnel : Amour, Sérénité, Créativité.

Les valeurs, en fait, ce sont les grandes qualités qui sont particulièrement importantes pour moi. Celles que je veux installer dans ma vie. Les qualités que mes actions doivent refléter et exprimer.

Alors ? Quelles sont les vôtres ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS : Le mantra est efficace quand il est répété plusieurs fois, à plusieurs moments de la journée, pour se recentrer sur ce qui est essentiel et prioritaire.

 


Mercredi 24 Août 2016

Aujourd’hui j’ai envie de m’arrêter sur un point important.

A quoi ça sert de se poser toutes ces questions ? A quoi ça sert les mantras ? A quoi ça sert les valeurs, les rêves et les objectifs ? A quoi ça sert tout ça ??

En fait tout part d’une réalité : votre vie vous appartient !

C’est vous qui êtes aux commandes. Et c’est à vous de décider ce que vous voulez faire de votre vie. Tout comme c’est à vous de faire ce qu’il faut pour que les choses se passent bien pour vous.

Malheureusement, vous l’avez peut être déjà observé, la plupart des gens subissent leur vie. Ils font des choses qu’ils n’ont pas envie de faire… rêvent de choses qu’ils n’auront jamais… occupent leur temps à courir après des choses sans réelle importance… et finissent leur vie pleins de regrets et d’amertume…

Donc la question du jour c’est la plus importante de toute :

Est-ce que vous voulez prendre le contrôle de votre vie, décider de ce que vous voulez en faire et assumer la responsabilité qui va avec ?

Ou est-ce que vous voulez subir les choses, vous laisser balader par les événements et vivre comme les esclaves de forces extérieures à vous ?

Vous avez la chance de pouvoir faire ce choix ? Alors ? Vous décidez quoi ??

💖💖💖💖💖💖Dad

 

PS: Bon golf Théo. Et bon Skate Nathan. This time is yours. So have fun and make it count.

 


Jeudi 24 Août 2016

Aujourd’hui une petite réflexion de circonstance.

Pourquoi fait-on les choses ? Qu’est-ce qui nous motive ? Qu’est-ce qui nous donne envie de les faire ?

Et qu’en attendons-nous ? Résultat, récompense, autre chose ?…

Plus particulièrement, je veux souligner l’opposition entre motivation « interne » et motivation « externe ».

Dans le premier cas (interne), la motivation vient de l’intérieur de soi : on fait les choses pour obtenir une satisfaction interne et personnelle.

Et dans le second cas (externe), elle vient de l’extérieur : on fait les choses pour obtenir une récompense ou des félicitations ou un témoignage de reconnaissance de la part de quelqu’un d’autre.

Par exemple : quand je vous envoie ces petits messages tous les matins, qu’est-ce qui me motive ?

Est-ce que je le fais parce que j’ai décidé de le faire et que je sens à l’intérieur de moi que c’est bien de le faire ?

Ou est-ce que je le fais pour obtenir des mercis, des bravos ou des signes particuliers de votre part ?

En fait, il y a presque toujours un peu des deux. Mais ce qui compte c’est la motivation dominante; celle qui est la plus forte et la plus importante.

Dans mon exemple, évidemment que ça me fait plaisir si je vous vois faire les exercices, répondre aux questions et utiliser mes réflexions pour amener de petits changements positifs dans vos vies quotidiennes…

Mais ce n’est pas ma motivation principale. Je le fais essentiellement parce que j’ai décidé de le faire et parce que je sens, au fond de moi, que c’est une bonne chose à faire.

Donc je le fais, quoi qu’il arrive, jour après jour, sans attendre rien d’autre que la satisfaction intérieure de l’avoir fait sérieusement et avec amour et ça me remplit de joie.

DO WHAT YOU THINK/FEEL IS RIGHT.

Et vous ? Quand vous faites quelque chose, est-ce que vous le faites plutôt pour obtenir une satisfaction « intérieure » ou « extérieure » ?

Et d’après vous, quelle est la motivation la plus forte et la plus durable ? Celle qui vient de l’intérieur ? Ou celle qui vient de l’extérieur ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Vendredi 25 Août 2016

La vie c’est comme un morceau de musique. Ca n’est pas une seule note jouée en permanence, au même rythme et avec la même intensité.

Accélérations… Ralentissements… des temps forts… des temps faibles… du grave et de l’aiguë… de la cacophonie et du silence… Ça change tout le temps.

En fait la seule chose permanente, c’est le changement. On peut même dire que la seule chose qui ne change jamais dans la vie, c’est le fait que ça change tout le temps. On appelle ça un paradoxe.

Et comme toutes choses, pour bien vivre le changement, il faut l’accepter. L’accepter et trouver le moyen de faire avec pour continuer à avancer.

Continuer à avancer vers notre prochain objectif. Traverser les changements en gardant son cap.

En se disant que tout ce qui arrive fait partie d’un tout. Comme chacune des notes d’une partition fait partie du morceau. Il faut les jouer toutes avec la même application pour que la musique soit belle. Retire une seule note et l’harmonie est brisée.

Et toi ? T’arrive-t-il de résister au changement ? Y a-t-il des choses que tu as du mal à accepter dans ta vie ? Y a-t-il des notes que tu refuses de jouer ?

💖💖💖💖💖💖Dad

 


Samedi 26 Août 2016

Vous n’avez pas vu arriver mon « early morning message » à 5h30 ce matin. C’est normal, nous sommes samedi. Et le samedi c’est le début du week-end, alors je me lève un peu plus tard.

Bonne occasion de développer deux sujets importants.

D’abord la variation de rythme. Hier, je vous parlais du changement. La vie ce n’est pas l’éternelle répétition d’une même journée à l’identique. Vous vous souvenez ? Accélérations, ralentissements, temps faibles, temps forts…

Donc il y a des jours où on se lève très tôt. Pour se donner le temps de faire plus de choses importantes dans une journée. Et puis il y en a d’autres où on se donne, au contraire, un peu plus de temps pour récupérer. A chacun d’apprendre à gérer ces variations de rythme en fonction de ses propres besoins.

Le tout, et c’est le deuxième sujet du jour, c’est de faire ce qu’on a décidé de faire. Pour garder le contrôle sur une vie qui nous impose de nous adapter à des changements permanents, il faut de la discipline.

Ça veut dire que les jours ou j’ai prévu de me lever à 5h, même si je me sens un peu fatigué quand le réveil sonne, je dois faire l’effort de me lever. A l’inverse, les jours ou j’ai prévu de me reposer, même si je me sens débordant d’énergie, je dois faire « l’effort » de rester tranquille et de bien récupérer… ça demande de bien se connaitre… et c’est un vrai apprentissage… la semaine prochaine, je vous donnerai quelques trucs pour mieux y arriver.

Et vous ? Quelle heure de réveil prévoyez-vous pour les différents jours de la semaine ? Et est-ce que vous arrivez à vous y tenir ?

💖💖💖💖💖💖Dad

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Le « Burkini » expliqué à mes ados.

Le « Burkini » expliqué à mes ados. En 10 Questions/Réponses

(suite a une discussion ce matin avec Théo et Nathan)

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1 – C’est quoi un « burkini » ?

C’est un vêtement de bain, conçu pour couvrir le corps d’une femme qui ne souhaite pas l’exposer. Le « Burkini » a été créé par une femme australienne pour permettre aux femmes qui ne voulaient pas exposer leur corps sur la plage de pouvoir y venir et se baigner. Mais ce terme est maintenant utilisé indifféremment, pour designer toutes formes de vêtements que des femmes musulmanes utilisent pour couvrir leur corps sur la plage.

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2 – Pourquoi les femmes musulmanes veulent-elles couvrir leur corps ?

Premièrement toutes les femmes musulmanes ne sont pas dans ce cas. De très nombreuses femmes musulmanes pratiquent leur religion sans estimer nécessaire de se soumettre à cette pratique. Il existe de nombreuses façons d’interpréter et de vivre chaque religion. Et il se trouve qu’une des façons de vivre la religion musulmane consiste, notamment, pour les femmes à se couvrir le corps en public et pour les hommes à porter une barbe… entre autres choses.

Les femmes qui décident de couvrir leur corps, tout comme celles qui décident de porter un hijab (foulard) estiment donc que c’est, pour elles, la bonne façon de vivre leur religion.

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3 – Si elles veulent porter ce vêtement, pourquoi leur interdire ?

Certains Maires ont estimé que le fait que ces femmes portent un « burkini » sur la plage au milieu des autres baigneurs pouvait constituer un trouble à l’ordre public.

Ça veut dire qu’ils ont estimé que la présence de ces femmes ainsi vêtues pouvait déclencher chez les autres personnes des réactions agressives ou violentes… Certains ont aussi estimé que le fait de porter ce vêtement pouvait constituer une certaine forme de provocation…

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4 – En quoi le port du « burkini » peut-il être associé à une provocation ?

Excellente question. D’après moi, le port du « burkini » ne peut être une provocation qu’a deux conditions :

I) s’il est interdit (c’est alors une transgression manifeste, un acte de rébellion)

II) s’il déclenche des réactions hostiles chez les autres (c’est alors une bravade et un appel à la confrontation)

Si aucune de ces conditions n’est présente, alors le port du « burkini » ne peut générer que l’indifférence ou parfois la curiosité comme pour toute chose rare ou nouvelle.

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5 – En quoi le port du burkini peut-il troubler l’ordre public ?

Pour qu’il y ait trouble à l’ordre public il faudrait qu’il y ait une réaction hostile à la vue d’une personne portant ce vêtement.

D’où pourrait venir cette réaction hostile ? Principalement de personnes qui n’acceptent pas qu’une personne rende visible son appartenance à la religion musulmane.

Suite, notamment, aux attentats terroristes perpétrés par des personnes identifiées comme islamistes extrémistes, il pourrait y avoir une association d’idée que l’on peut qualifier de malheureuse, et qui pourrait créer des réactions hostiles.

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6 – Est-ce que les islamistes extrémistes qui font des attentats obligent les femmes à porter un « burkini » ?

NON. La réponse est claire et formelle. Les islamistes extrémistes interdisent aux femmes de se baigner en public. Avec ou sans « burkini ». Ils y sont donc farouchement opposés.

De là, on peut avoir deux certitudes : les femmes qui portent le « burkini » sur la plage n’y sont pas obligées par des islamistes extrémistes. Et elles ne sont pas elles-mêmes des islamistes extrémistes.

Il n’y a donc absolument aucune raison d’associer le « burkini » avec une pratique religieuse extrémiste et dangereuse.

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7 – Mais alors pourquoi des gens sont-ils dérangés quand ils voient des femmes en burkini sur la plage ?

Il y a ceux qui ont peur parce qu’ils associent le « burkini » à l’islamisme extrémiste. Ils ne savent pas que les islamistes extrémistes sont contre le « burkini » (cf question #6). A ceux-là il faut l’expliquer et ça éliminera sans doute leur peur initiale.

Il y a ceux qui ont tendance à généraliser et à se dire que TOUS les musulmans sont des terroristes potentiels. A ceux-là il faut rappeler que l’immense majorité des musulmans sont modérés dans leur pratique et tolérant dans leur philosophie et que les terroristes ne représentent qu’une infime minorité ; et ça éliminera sans doute leur peur initiale

Il y a ceux qui ont peur que l’islam prenne une place de plus en plus grande dans la société française et finisse par remettre en cause la domination de la culture à tendance chrétienne qui prévaut dans notre pays depuis des siècles. C’est une inquiétude qui peut être comprise, et on peut avoir un vrai débat sur cette question. Mais ce n’est pas en interdisant le port d’un vêtement que l’on inversera le processus ni qu’on règlera la question. Un vrai débat démocratique sur la coexistence et la relation des cultures entre elles, peut et doit avoir lieu, mais il n’a rien à voir avec la question du « burkini ».

Et puis il y a les racistes et les xénophobes qui n’aiment ni les étrangers ni les musulmans… Et pour ceux-là, il n’y a pas vraiment de solution… à part la compassion, le dialogue, la pédagogie et… la patience.

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8 – A quelle catégorie appartiennent les maires qui ont interdit le « burkini » ?

Excellente question… En fait, ce sont avant tout des êtres humains donc ils peuvent appartenir à n’importe laquelle des 4 catégories citées (cf question #7).

Mais ils peuvent aussi appartenir à une 5eme catégorie, réservée aux hommes politiques. C’est la catégorie de ceux qui utilisent un fait insignifiant pour monter un coup de communication, faire parler d’eux dans les médias et gagner des voix auprès des électeurs qui appartiennent à l’une des 4 catégories citées plus haut. On appelle ça la politique politicienne. En anglais on dit la « trash politics », politique de poubelle.

Les élus (ou candidats) qui appartiennent à cette 5eme catégorie sont très dangereux pour la démocratie et les électeurs devraient s’en méfier comme de la peste.

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9 – Mais est-ce que ces Maires ont le droit d’interdire le « burkini » ?

NON. Un Maire ne peut pas décréter arbitrairement l’interdiction du port d’un vêtement dans certains lieux publics. C’est contraire à la loi et parfaitement anti-démocratique. Le Conseil d’Etat a d’ailleurs tranché. Sa conclusion est la suivante : « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

C’est sans appel. Les arrêtés qui ont été pris sont illégaux et ils doivent immédiatement retires. Ceux qui ne se plient pas à cette décision se mettent hors la loi et s’exposent à des poursuites.

Et un Maire devrait être lourdement sanctionne s’il décide d’enfreindre la loi.

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10 – Certaines personnes disent qu’il fait faire une loi, est-ce que c’est vrai qu’il en faut une ?

Les mêmes qui souvent se plaignent que la France a déjà trop de règlements et de lois, sont les premiers à vouloir en ajouter une pour un oui pour un non…

Ce qui est sûr c’est qu’il est parfaitement inutile et certainement pas prioritaire de faire passer une loi interdisant spécifiquement le « burkini » sur les plages de France. Il y a des tas d’autres sujets beaucoup plus importants et urgents sur lesquels les députés doivent travailler et il serait ridicule de légiférer dans l’urgence sur un problème aussi marginal.

En revanche, notre pays a tout à gagner à prendre acte des crispations autour de cette question et à lancer, dans le calme, un grand débat démocratique sur la question du vivre ensemble dans un environnement multi ethnique et multiculturel. Il y sera question du respect des femmes, de la place de la religion dans la vie publique, de la coexistence entre les religions, de la liberté d’exercice de ses religions… Bref on débattra de beaucoup de sujets passionnants… mais sans doute pas du « burkini »…

Plaidoyer pour la différence… même si ça fait mal au cul !

Dans la vie, d’un côté, il y a les gens normaux, avec qui il est plutôt facile de pratiquer le « vivre ensemble » et de créer du lien social. Et puis il y a les autres… avec qui c’est plus difficile.

 

C’est qui les autres ?

Les arabes, les noirs et les chinetoques… les musulmans, les juifs, les évangélistes, les témoins de jehovah et les créationnistes… les ricains, les anglais, les allemands, les belges, les portos et les ritals… les gros beaufs, les sales fachos, les bobos et les aristos… les mecs trop machos, les filles trop gonzesses, les tarlouzes et les gouines… et puis aussi les politiciens, les avocats, les flics et les huissiers… les fainéants, les Rmistes et les chômeurs à vie… sans même parler des fonctionnaires, des patrons, des syndicalistes… des journalistes, des fils de pub, des footballeurs… J’en oublie…

Mais alors, du coup, c’est qui les gens normaux ?

Eh bien ce sont les gens comme moi. Blanc… Français… De souche… enfin pas complètement, je suis 1/8ème vietnamien, mais a partir de la 4eme génération ça se voit plus trop… Catholique… enfin pas vraiment parce que je suis plutôt agnostique… tendance athée… mais si on commence à expliquer tout ça les gens ne comprennent pas alors on va dire « plus ou moins catholique »… comme tout le monde… Éduqué… enfin pas vraiment parce que j’ai arrêté mes études au bac, mais j’aime bien discuter de trucs sérieux et compliqués alors il faut pouvoir tenir une conversation…

Normal. Avec un nom pas inquiétant. Un faciès et une couleur de peau pas inquiétants. Parlant le français sans accent. Gentil. Courtois. Passe-partout… Rassurant, quoi !

En fait c’est ça la clé. Pour bien vivre ensemble, il faut RASSURER !

Mais le problème c’est que la différence fait peur.

Et dans une société de lâche, on a honte d’avoir peur.

Alors on a honte de dire à l’autre qu’il nous fait peur parce qu’il est différent. Et on a tellement honte de le dire, qu’on a même honte de le penser. Et à force d’avoir honte de le penser, on en finit par se convaincre que c’est l’autre qui nous pose un problème. Que c’est lui le problème.

Alors on exclue l’autre de sa vie, on se replie sur soi, on s’entoure de gens « comme soi » et, ensembles, on n’a plus peur.

Sauf que moi, c’est ça qui me fait peur.

Mais, j’aime avoir peur. Je ne suis peut-être pas normal après tout. Ou peut-être que je suis normal. Peut-être que je perçois les choses normalement, comme tout le monde. Mais peut-être que c’est juste après, au moment d’interpréter ce que je perçois, que je m’y prends d’une façon un peu différente. Peut-être.

Moi, quand je vois un juif qui se comporte comme une caricature de youpin du sentier, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les juifs ne se comportent pas comme ça. Par contre si le juif qui se comporte comme une caricature de youpin du sentier commence à me reprocher de ne pas l’apprécier et qu’il me traite pour ça d’antisémite, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un arabe (en fait, plus probablement, un jeune homme d’origine maghrébine) qui se comporte comme une caricature de racaille de banlieue, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUTES les personnes d’origine maghrébine ne se comportent pas comme ça. Par contre si l’arabe qui se comporte comme une caricature de racaille de banlieue commence à m’agresser et à me traiter de sale français, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un martiniquais, qui se comporte comme une caricature de mâle black qui roule des mécaniques et pense avec sa queue, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les martiniquais ne se comportent pas comme ça. Par contre si martiniquais, qui se comporte comme une caricature de mâle black qui roule des mécaniques et pense avec sa queue commence à m’agresser et à me traiter de sale blanc, je vais lui demander de me foutre la paix.

Quand je vois un homosexuel qui se comporte comme une tarlouze, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les homosexuels ne se comportent pas comme ça. Par contre, si l’homosexuel qui se comporte comme une tarlouze vient m’asticoter en me faisant les yeux doux avec trop d’insistance, je vais lui demander de me foutre la paix.

Je pourrai multiplier les exemples… je pense que vous avez compris l’idée…

Et, au-delà de ça, à chaque fois que le comportement de quelqu’un m’agace ou me dérange, je me demande pourquoi. Je me demande a quoi ça me renvoie, en moi, qui me fait réagir. Et très souvent, en faisant cela, je découvre un petit quelque chose en moi qui demande à être approfondi, questionné, parfois même, soigné. Ça enrichit ma vie !

Et c’est en cela, précisément, que la différence est essentielle à l’évolution. Essentielle à la vie en société. Sans ces différences, nous aurions tous tendance à prendre notre modèle du monde pour acquis.  Sans la confrontation à l’autre, nous deviendrions inaptes au changement et à l’adaptation, reproduisant toujours les mêmes schémas, restant toujours dans notre zone de confort.

Alors, évidemment, ça demande un effort. Pas toujours facile à faire. Et, souvent, quand on a l’impression de faire cet effort sans que l’autre ne témoigne cette même curiosité en retour, ça peut être frustrant.

Alors oui, quand je vois un « autre », me toiser du haut de sa différence, et rejeter avec dédain mes efforts de mieux le comprendre et d’aller vers lui, ça m’agace. Mais je me dis que c’est lui… c’est sa vie… il est comme ça… il a le droit… et je reste conscient que TOUS les « autres » ne se comportent pas comme ça.

Et puis, je me console en me disant que, de toute façon, je ne le fais pas vraiment pour lui. Je le fais surtout pour moi. Je fais ma part et ça, personne ne peut me l’enlever. Et ça m’aide à évacuer la frustration pour rester dans l’amour et la compassion. Même si je sais que ces mots vont me faire passer pour un « Bisounours »….

Mais la vie m’a appris qu’avoir des couilles ne dispense pas d’avoir un cerveau. Avoir des tripes ne dispense pas d’avoir un cœur. Le vrai courage est plus souvent du côté de l’amour que de celui de la colère. Et d’ailleurs, bien que je revendique mon côté « Bisounours », celui qui m’aborderait en pensant avoir affaire à un niais sans défense risquerait d’être surpris…

Pour conclure je suis fier de pouvoir affirmer sans honte que les autres me dérangent. Je n’ai pas honte de dire que les autres me font peur. Mais ils enrichissent ma vie et je les aime pour ça… même si ça fait mal au cul !

Papa-Leader… ou gentil dictateur ?

Je me suis pas mal questionné sur cette idée de papa-coach ou papa-leader…

Conscient d’être très loin d’être parfait, j’ai toujours considéré être plutôt un « bon père ». Bien intentionné. A l’écoute. Bienveillant, disponible et soucieux du bien-être de mes enfants, je me suis toujours efforcé de leur offrir un cadre de vie à la fois aimant, confortable et dynamisant. Et je pense pouvoir dire qu’avec ma femme Caroline, nous y avons réussi.

MAIS…

En plus d’être un papa aimant et attentionné, j’ai été, au cours des 10 dernières années, un entrepreneur ambitieux et un coach passionné. J’ai aussi été un athlète très engagé dans les défis que je me fixais et ces trois rôles ont pris une place considérable dans ma vie.

Au point que « notre » vie – et je reviens ici au « nous » – c’est à dire la mienne mais aussi, par ricochet, celle de Caro et des enfants, a été rythmée par les hauts et les bas de mes affaires ; par les nombreuses demandes de mon activité de coach et par la planification de mes défis sportifs.

Pour le meilleur, très souvent. Mais aussi pour le pire, parfois.

Le meilleur, ça a été la vie pendant 7 ans, à Bali ; les voyages ; l’immersion dans un environnement très dynamisant ; la rencontre de personnes passionnantes ; de très belles aventures vécues en famille ; l’exploration de multiples possibilités et la découverte de ce qui était vraiment le plus important pour nous.

Mais il y a aussi eu le pire. Et le pire, ça a été, le stress financier quasi permanent ; le manque de disponibilité et de présence, étant toujours accaparé par mes nombreuses activités ; une prise de risque excessive ayant abouti à une faillite retentissante ; et l’impression d’un rythme très (trop) soutenu dont je me rends compte aujourd’hui qu’il a été subi plutôt que pleinement apprécié par Caro et les enfants.

De là, il n’y a qu’un pas à faire pour affirmer qu’au cours de ces 10 années, je me suis comporté, la plupart du temps, comme un gentil dictateur.

« Gentil » parce que j’étais, très sincèrement, animé d’excellentes intentions et que je n’ai jamais, sciemment, fait de mal à qui que ce soit. Mais « Dictateur » parce que j’ai mis mes désirs, mes projets et mes ambitions au centre de notre univers et que j’ai mis toute mon énergie à les servir, imposant pour cela un rythme et des attentes que j’étais le seul (et encore) à vouloir et à pouvoir vraiment suivre.

Ayant dit cela, je ne vais pas non plus battre ma coulpe plus qu’il ne convient de le faire.

Je ne suis pas un tyran. Je n’ai jamais été violent. Je me souviens précisément de la dernière fois ou j’ai levé la main sur un de mes fils. Theo. Une claque sur une fesse, alors qu’il avait peut-être 2 ou 3 ans. C’était donc il y a presque 10 ans… Un geste rare et anodin en apparence. Sans aucune conséquence, mais qui m’avait fait beaucoup réfléchir. Au point de ne plus jamais recommencer.

Je ne pratique pas non plus la violence verbale. S’il peut m’arriver d’élever la voix, je sais me contenir et je m’excuse toujours s’il m’arrive de franchir les bornes de la colère.

Je n’abuse jamais de mon autorité ou de ma force physique pour imposer mes choix dans ma famille. Je sais défendre mes points de vue mais je sais aussi reconnaître quand j’ai tort.

Je suis loin d’être parfait mais je pense sincèrement être plutôt tendre et attentionné envers Caro et les enfants.

ET POURTANT…

Je mesure aujourd’hui à quel point mon attitude, en général, exerce une pression sur mon entourage. Je suis passionné et je sais faire partager ma passion. Je sais susciter l’enthousiasme des personnes qui m’aiment, et je sais les entraîner avec moi. C’est souvent très positif. Ça nous amène à faire plein de belles choses ensembles, et je ne vais pas renier ça. Mais je comprends aujourd’hui que cela peut être destructeur. Le mot est peut-être un peu fort. Mais en tous cas, préjudiciable. Et certainement pas neutre.

J’ai tendance à lancer une idée, à partir devant et à attendre de Caro et des enfants qu’ils me suivent. Alors, bien sûr, on en parle avant. Nous prenons le temps de valider l’adhésion et la volonté de chacun de s’impliquer dans un nouveau projet. Mais, là aussi, je vois que j’attire dans mon sillage plutôt que je ne laisse émerger une vraie volonté.

Avec le temps et en me connaissant bien, Caro a appris à se protéger contre ça. Mais j’imagine que les enfants le subissent d’avantage et cela me fait pas mal réfléchir, surtout à un moment de leur vie où ils doivent commencer à se construire en tant que jeunes adolescents…

Au final, je constate que le gros enjeu de cette nouvelle étape de notre vie va beaucoup tenir à ma capacité de m’effacer pour permettre à mes fils de prendre vraiment leur place.

J’ai partagé cette réflexion parce qu’elle pourra peut-être attirer l’attention d’autres parents sur ce que peuvent être nos déviances, en tant que « parents-leaders ».

Evidemment je souhaite inspirer mes enfants, leur donner par mes actions et mes comportements une indication sur ce qui me semble être une façon de vivre saine et enrichissante. Mais je souhaite le faire d’une façon qui les laisse libre d’adhérer ou de ne pas adhérer à mes choix. Et, surtout, je souhaite avoir la patience et le recul nécessaire pour les laisser faire leur chemin à leur rythme, plutôt que de céder a la tentation de leur imposer le mien.

J’en ai l’intention. Mais je sais que ce sera un combat. Quotidien.

En publiant ce texte, je pense aussi que je vous propose, indirectement, de m’aider dans ce combat. Et je vous invite, si vous vous êtes un peu reconnu dans mon témoignage, à mener ce combat avec moi, en partageant vos expériences et en échangeant les solutions que vous mettez en place dans votre quotidien pour rester dans l’axe malgré les inévitables tentations de rechute.

Nous pourrions même (pourquoi pas ?) créer ensemble une sorte de groupe de parole, à l’image des alcooliques anonymes…

« Bonjour, je m’appelle Franck et je suis un gentil dictateur… Et toi ? C’est quoi ton prénom ? »

Tout dire

Quand je fais lire
ce que j’écris,
on me dit :
Attention !

Il ne faut pas tout dire…
On ne PEUT pas tout dire…

Pourtant la vérité
ne peut blesser
que ceux à qui
on a trop longtemps
menti…

Et ce qui blesse alors,
ce n’est pas
la vérité révélée,
mais la réalisation,
brutale,
d’avoir, tout ce temps, vécu
dans le mensonge…

Il n’y a jamais de mensonge innocent.

Et jamais de vérité coupable.

JAMAIS.

C’est l’été… tout va bien…

 

10 Août 2016 :

L’Humanité commémore les 71 ans d’Hiroshima/Nagasaki…

La France est poursuivie pour crime contre l’humanité pour avoir effectué des essais nucléaires dans le Pacifique pendant 30 ans…

Erdogan et Poutine sont copains comme cochons…

Le meme Erdogan vient d’écraser un faux putsch, massacre ses opposants et rétablit la censure au nom de la démocratie…

Hillary Clinton et Donald Trump sont les deux pires candidats à l’election présidentielle que les USA aient connus…

Elle est menteuse, corrompue, prête à tout pour se faire élire et détestée par une majorité d’Américains…

Il est menteur, fou a lier, prêt à tout pour se faire élire et détesté par une majorité d’Américains…

Les dirigeants britanniques viennent de trahir leur peuple en les precipitant, par calcul politicien, dans un Brexit qui va secouer une Europe déjà fragilisée…

En France, la Loi Travail, toujours contestée par les syndicats, toujours rejetée par une majorité des français et toujours incapable d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale vient d’être définitivement adoptée et publiée au J.O. après deux 49.3…

La Palestine a été effacée de la carte du monde par Google…

Une armée d’athletes officiellement dopés se crêpent le chignon pour gagner des médailles au milieu des favelas…

Comme chaque année, au nom de la tradition, les habitants des Iles Féroé vont massacrer des dauphins par centaines a coup de harpons…

Malgré tout cela PLUS…

la crise, le chômage, les inégalités croissantes, les attentats, l’état d’urgence, une partie de la jeunesse en voie de radicalisation, une partie de la France profonde en voie de fascisation, la violence qui s’impose partout, la démocratie qui agonise partout, la misère qui hurle partout…

c’est le mois d’août, les Français sont en vacances… ils consomment… il fait beau… tout va bien…

« Home Made Athlete »

(Home made athlete. Traduction : Athlète fabriqué à la maison…)

Installé à la campagne depuis plus d’un an, je m’entraîne loin de toute salle de sport. Ni centre de fitness, ni box de CrossFit, ni club d’haltéro… Rien… Juste la nature et quelques équipements rudimentaires dans un coin de garage.

Une barre Decathlon (démontable !!), deux mini barres (haltères), un total de 100kgs en disques de fonte, des kettelbells de 4 à 16kgs, une paire « d’anneaux » et une barre suspendue bricolées avec les moyens du bord… Il m’est même arrivé d’être éloigné de cette base pendant longtemps et de n’avoir rien d’autre pour m’entraîner que le poids de mon corps.

Ma question ces derniers temps a été de savoir si ces conditions avaient fait de moi un athlète limité ou un meilleur athlète… Et en creusant la question le plus objectivement possible, j’en suis arrivé à la conclusion suivante…

Sachant que je n’ai jamais eu l’intention (ni le niveau) de devenir un athlète professionnel, gagnant ma vie grâce à mes performances sportives, le temps que je passe à l’entrainement n’a d’autre but que de développer mes capacités physiques pour être plus à l’aise et plus « performant » dans la vie réelle. Sur ce point, je ne pense pas me tromper de beaucoup en affirmant que mon « profil » correspond à celui de 90% des pratiquants d’activités axées sur la préparation physique générale (je ne parle pas des sports plus orientés loisirs – footbal, tennis, surf, ski… – qui sont le plus souvent pratiqués uniquement par plaisir).

Ceci étant posé, ma conclusion est que ces conditions d’entrainement apparemment limitantes et certainement contraignantes ont fait de moi un meilleur athlète. Et ce pour deux raisons essentielles : elles m’ont obligé à me recentrer sur mes objectifs en travaillant d’avantage sur mes points faibles plutôt que de surentrainer mes points forts ; et, plus encore, elles m’ont appris à me débrouiller pour atteindre mes objectifs, en toutes circonstances.

Se préparer a l’imprévu et a l’imprévisible… voilà une devise que les crossfitters connaissent bien. Mais que vaut cette devise lorsqu’on s’entraine toute l’année sur le même plateau d’haltérophilie ? Que reste-t-il de cet esprit lorsqu’on exécute toujours ses tractions sur la même barre ? Quelle maitrise de soi-même et des objets manipulés développe-t-on vraiment lorsqu’on a trop le droit à l’erreur (retomber sur un tapis, laisser tomber une barre lourde sur un mouvement raté, aucune exposition a des dangers réels…) ou lorsque les conditions d’entrainement deviennent trop confortables (utilisation systématique du rack pour les squats, température ambiante constante, sol plat, prises ergonomiques, gants et protections en tous genres…).

C’est une réflexion que l’on retrouve dans le monde du Parkour. A l’origine, cette discipline était pratiquée dans la rue, sur du béton, par tous les temps et les sauts les plus audacieux, étaient réalisés au-dessus de vides de plusieurs mètres, n’offraient aucun droit à l’erreur. Aujourd’hui, avec la multiplication des structures d’entrainement indoor disposant d’équipements sophistiqués et de conditions de sécurité accrues, on assiste à une progression spectaculaire des performances sportives pures. Les « traceurs » modernes courent de plus en vite, sautent de plus en plus loin, et multiplient les acrobaties spectaculaires… Mais que vaudraient ces athlètes, dont certains n’ont jamais connu d’autres conditions d’entrainement, s’ils devaient bouger et pratiquer dans le monde réel, dans un environnement parfois hostile, sans matelas et sans aucune protection… En plus de l’adaptation physique à des conditions différentes, l’adaptation mentale et émotionnelle face à un niveau de risque incomparablement plus élevé changerait complètement la donne. Entre la réalisation d’un double salto avec vrille en prenant son élan sur un trampoline au-dessus d’une fosse de mousse (foam pit) et celle d’un simple back flip sur un sol en béton, il y a un monde… Et on peut se demander à quoi peut bien servir, pour un individu lambda, d’apprendre à faire le premier, tant qu’on n’est pas capable d’accomplir le second…

Pour en finir avec mon petit « témoignage », je dirai qu’au final, après 18 mois de ce « régime », mes performances sur certains benchmark sont sans doute moins spectaculaires qu’elles auraient pu l’être si j’avais pu m’entrainer dans une vraie salle, avec un groupe pour m’entourer et sous le regard d’un coach… mais en dehors de cela, j’ai dû développer 3 qualités essentielles que le confort et la facilité peuvent souvent nous faire perdre :

> savoir vraiment pourquoi je m’entraine : quand l’entrainement n’est plus vraiment un divertissement, il redevient important de savoir pourquoi on y va…

> savoir quoi faire pour l’obtenir : quand les programmes tous faits et les équipements faciles à utiliser font défaut, il redevient important de trouver ses propres solutions, de se connaitre et de savoir ce qui marche pour atteindre ses objectifs.

> et être capable de le faire même quand personne ne me regarde : quand il n’y a pas d’émulation, pas d’encouragement et aucun regard extérieur, il redevient important de nourrir la motivation et la discipline pour faire le job, jour après jour…

En conclusion, je n’ai pas partagé cette expérience pour dire que tout le monde devrait s’astreindre à un entrainement « à la dure » (et je n’ai d’ailleurs de leçon ni même de conseil à donner à personne) mais plutôt pour partager ce constat qu’il est possible de continuer à progresser en se passant de tout ou presque, et que même lorsqu’on a accès a d’excellentes conditions d’entrainement, apprendre à revenir a des choses très simples permet de recoller au plus près de la philosophie qui est à la base de toutes les méthodes de PPG : se préparer à l’imprévu et à l’imprévisible.

Il était d’ailleurs intéressant de voir, aux Crossfit Games de cette année, un retour un peu plus marqué à cette philosophie (trail run, le snail, utilisation de Medicine Ball plus lourd que les standards habituels pour les wall balls, utilisation de barre de plus gros diamètre sur certains wods, création de stress avec un déplacement en avion vers une destination inconnue…). Nul doute que tous les bons coachs sont déjà dans cet esprit et souhaitons que ça inspirera tous ceux qui s’en étaient un peu éloigné…

Allez, un dernier mot pour les plus curieux ou les plus « joueurs ». Une petite série de question. Juste pour vous.

Combien de fois avez-vous renoncé à vous entrainer parce que vous estimiez ne pas avoir le bon matériel ou les bonnes conditions ?

Quelle est la dernière fois où vous êtes sorti de vos habitudes à l’entrainement ?

Quelle est la dernière fois où vous avez dépassé des peurs à l’entrainement ?

Quelle est la dernière fois où vous vous êtes demandé pourquoi vous alliez vous entrainer ?

Quelle est la dernière fois où vous avez mesuré vos progrès par rapport à vos objectifs ?

En quoi votre entrainement physique vous aide-t-il à vivre une vie plus riche ?