Bio – 1-04 – ROBBINS I – Franck Girardot

Ma première « rencontre » avec Anthony Robbins a été fortuite… ou presque. On dit, et on a raison de le dire, qu’il n’y a jamais de hasard et que tout arrive toujours pour une raison dans la vie. On dit aussi que quand on cherche, on trouve. Je devais donc le chercher, puisque je l’ai trouvé… dans les rayons d’une librairie de Baltimore !

J’ai toujours aimé fréquenter les librairies. Si ça ne tenait qu’à moi, je pense qu’on pourrait m’y laisser des journées entières sans que je ressente le besoin d’en partir… Mais quand j’avais 18-19 ans, la FNAC n’avait pas encore étendu son réseau en dehors de Paris et l’accès aux livres était loin d’être aussi facile qu’il ne l’est aujourd’hui grâce à l’Internet. Les occasions de me retrouver dans de grandes librairies étaient donc très rares. Et, surtout, les sujets qui m’intéressaient à l’époque (ce qu’on appelle maintenant le « développement personnel ») ne jouissaient pas encore de la popularité qu’ils connaissent aujourd’hui et il était très difficile de trouver des livres qui en traitaient. La situation était bien sur très différente aux Etats-Unis. Et c’est lors d’un séjour dans la région de Washington DC à l’automne 93, dans un grand Barnes & Noble de Baltimore, furetant dans les allées, explorant avec gourmandise les rayons foisonnant, que je tombai – « par hasard » – sur un livre qui attira mon attention.

Son titre : « Awaken the Giant Within ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il s’agissait du deuxième livre publié par Anthony Robbins, un jeune thérapeute qui s’était fait connaitre dans les années 80 aux Etats-Unis pour sa maîtrise des outils tirés de la PNL et de l’hypnose, appliqués notamment au traitement des phobies. Robbins, excellent communicateur, apparaissait alors régulièrement à la télévision pour défier des psychothérapeutes et des psychiatres en « guérissant » leurs patients atteint de phobies en 5 minutes, alors qu’eux-mêmes les traitaient sans succès depuis des mois ou des années… La démonstration était spectaculaire ! Et le jeune Robbins qui avait à peine 18 ans était déjà une star !

Bénéficiant de cette popularité, Unlimited Power, son premier livre paru en 1986, avait été un best-seller. Il y présentait son propre parcours, son enfance difficile, les hauts et les bas de sa jeune carrière, et comment il avait finalement réussi à s’extraire de la misère, financière et affective, dans laquelle il avait sombré en reprenant le contrôle de sa psychologie, de ses émotions et de son attitude. A l’appui de son récit, il détaillait les techniques qu’il avait utilisées, très inspirées de PNL et d’hypnose ericksonienne et adaptées par lui pour devenir encore plus simples et efficaces. Continuant sur sa lancée, Robbins avait publié Awaken the Giant Within en 1992.

La lecture de ce livre fut pour moi comme une révélation. C’était ma première plongée dans l’univers du développement personnel et j’y trouvais aussi bien une énergie positive qui me galvanisait, que des outils pratiques pour mieux me connaitre. La promesse faite par le titre (éveillez votre puissance intérieure) n’était pas une parole en l’air. Il s’agissait bien de cela et les recettes proposées étaient vraiment efficaces. J’étais conquis par le contenu du livre mais je n’avais pas particulièrement prêté attention à son auteur. Il faut dire qu’avec son allure de géant dégingandé, son sourire à la Fernandel sous stéroïdes et ses costumes à queue-de-pie, il paraissait un peu « too much » pour le bobo intello que j’étais déjà sans le savoir…

J’étais alors en plein dans mon aventure MLM et toutes ces techniques rentraient complètement dans la démarche de développement personnel vivement encouragée par tous les grands leaders. Visualisation, motivation, pensée positive, communication… Certains québécois que nous fréquentions à l’époque faisaient d’ailleurs parties des tous premiers « fans » de Robbins et nous en parlaient régulièrement. Et je ne fus pas surpris, quelques années plus tard, de rencontrer régulièrement Jeff Roberti lors de stages aux quatre coins du monde. Car, évidemment, pour vendre et animer des équipes de vente performantes, il faut être « au top » du matin au soir. Alors de Dale Carnegie à la méditation transcendantale, tous les moyens étaient bons pour entretenir ce top niveau de motivation avec comme objectif : réaliser ses rêves… le plus souvent sous forme sonnante et trébuchante…

Cette première lecture en appela beaucoup d’autres. Je me lançais alors dans une étude plus approfondie de la PNL et de ses fondements : Bandler et Grinder, Virginia Satir, Milton Erickson, Fritz Perl, Gregory Bateson, Alfred Korzybski, Robert Monroe… Je lisais aussi les premiers livres publiés en France sur le sujet notamment par Alain Cayrol et Josiane de Saint Paul… J’étais passionné par la théorie et je mettais en pratique les exercices proposés… La démarche correspondait bien à ma structure mentale et les « stratégies d’optimisation de la performance individuelle » faisaient écho à mon ambition de réussir et de réussir vite.

Mais en avril 96, 18 mois après la fin de l’aventure MLM déjà évoquée, j’avais un peu laissé de côté mes rêves de millionnaire pour me refaire une santé financière. Confortablement installé dans une routine articulée autour de mes nuits consacrées à la concession « Paris Sud » et mes journées faites de sport et de lectures en tous genres, la vie suivait gentiment son cours quand un encart publicitaire publié dans le magazine Psychologie attira l’attention de ma mère. Elle nous avait souvent entendus parler, mon frère et moi, de cet américain « Anthony Robbins » et elle voyait une annonce pour un de ses séminaires devant se dérouler pour la première fois, à Bruxelles, au mois de juillet.

Car Anthony Robbins n’est pas seulement un excellent vendeur et un prodigieux communicateur, il est aussi, et c’est le fondement de tout son succès, un thérapeute extraordinaire. Et le cadre dans lequel il trouve le mieux à exprimer ce talent ce sont ces séminaires. Au début en petit comité, puis, le succès aidant, devant des audiences de plus en plus importantes. Jusqu’à des milliers de personnes. Et au cœur de son stage le plus populaire – le « U.P.W. : Unleash the Power Within » – un climax particulièrement spectaculaire : la marche sur le feu. En effet, rien de tel, pour apprendre à dépasser ses peurs, que de maîtriser les techniques de conditionnement mental permettant de traverser un lit de braises incandescentes en marchant pieds nus… sans se brûler ! La métaphore est claire : Quand on peut faire ça, on peut TOUT FAIRE !

Et c’était justement ce stage-là qui était proposé à Bruxelles. A peine nous en avait-elle parlé, nous appelions le numéro de téléphone mentionné par l’annonce… et quelques heures plus tard nous étions déjà inscrits, Eric et moi, pour le stage en question…

Je ne sais plus très bien ce qui amena mon désistement. Mieux à faire ? Contrainte professionnelle ? Moins chaud pour y aller ? Je ne me remémore pas précisément ce qui en fut la cause exacte, mais toujours est-il qu’au moment d’y aller je décidai de faire profiter de ma place à ma sœur Isabelle.

Ils rentrèrent de ce week-end absolument conquis. Isabelle était très enthousiaste et Eric était… au 7eme ciel !!! A l’évidence il avait été profondément touché par son expérience et avait, dans son élan, décidé de s’inscrire à la suite du programme : la Mastery University. Le programme prévoyait un premier stage dès le mois de septembre, à Hawaï et un second, au mois de juin de l’année suivante, en Californie. J’étais ravi pour eux, j’écoutais leurs récits avec intérêt et je me disais que je le ferai l’année suivante mais je me sentais en fait assez loin de tout ça… pas vraiment concerné… c’était assez étrange.

La vie reprit son cours, à partir du mois d’aout j’étais, à temps partiel, sous les drapeaux, et au mois de septembre, Eric revint d’Hawaï encore plus vibrant d’enthousiasme qu’à son retour de Bruxelles. Il était en transe et ça faisait plaisir à voir.

Et parmi les nombreuses « stratégies de réussites » évoquées pendant ce stage de 9 jours, l’une d’elles avait particulièrement retenu son attention et celle d’un groupe de stagiaires avec lesquels il avait sympathisé. Cette stratégie reposait sur un véhicule qui allait, au cours des mois suivants, prendre progressivement une place prépondérante dans sa vie… et dans la mienne. Pour le meilleur et pour le pire…

Ce véhicule c’était le Trading Boursier.

Un commentaire sur “Bio – 1-04 – ROBBINS I – Franck Girardot

  1. Ping : Bio – 1-05 – Trading I – Franck Girardot – franckgirardot.net

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :